Julia ROBERTS (1967)

Dans la famille acteurs…

Julia RobertsJulia Roberts

Walter Grady Roberts, acteur, et Betty Lou Bredemus, starlette, se sont rencontrés en 1955 sur une scène de théâtre. Il se sont vite appréciés. Après leur mariage, ils s'installèrent à Atlanta, (Géorgie) où ils ouvrirent un atelier d'art dramatique, L'Actor's and Wrijhters Workshop, qui acquerra rapidement une bonne notoriété régionale.

Le 18 avril 1956, le couple donne naissance à son premier enfant, le futur acteur Eric Roberts, lequel connaîtra une petite gloire dans les années '80 avec des fillms comme «Star 80» (Bob Fosse, 1983) et «Le pape de Greenwich Village» (Stuart Rosenberg, 1984). Les deux professeurs poursuivent boulimiquement leur travail jusqu'à la naissance de Lisa (1965), future actrice et productrice.

Entre les cours, Walter, infatigable, adapte des sujets pour la scène. Mais Betty Lou commence à éprouver une forte lassitude pour le régime trépidant que lui fait mener son mari. Pour autant, elle met au monde un 3ème enfant, Julie, à l'hôpital Crawford Long d'Atlanta avant de baisser le rideau : le divorce, demandé en 1972, sera l'objet d'un long procès avant que la mère ne se retire dans un petit pavillon de Smyrna (Géorgie) avec Lisa et Julie, laissant Eric, déjà bien engagé dans sa propre carrière d'acteur, aux bons soins de son père. Devenue secrétaire, Betty Lou épousera un monsieur bien plus mollasson qui prendra en charge les deux fillettes.

Pour autant, la cadette souffre d'autant plus de la séparation de ses parents qu'elle n'apprécie guère son substitut. Elle use encore ses culottes sur les bancs de l'école primaire Griffin de Smyrna lorsque Walter décède d'un cancer. Traumatisée, la pré-adolescente aura besoin d'un soutien psychologique pour l'aider à surmonter ce drame profond. Au terme de ses éudes secondaires au lycée Campbell de Smyrna, elle entre à l'Université avec l'ambition de devenir journaliste. Mais les espérances ouvertes par le succès d'Eric et les tentatives de son aînée de réussir également dans le show business l'emportent sur la perspective de mener de ternes enquêtes le restant de sa vie : elle rejoint Lisa à New York où elle suit ses premiers cours de comédie. Vendeuse, puis mannequin pour subvenir à ses modestes besoins, elle auditionne pour des spots publicitaires et des émissions de télévision…

Jolie poupée…

Julia RobertsJulia Roberts

En 1983, devenue Julia, la jeune fille fait sa première apparition médiatique dans le téléfilm «Forever Young», suivi un peu plus tard de «Crime Story». En 1987, certains croient la reconnaître dans «Firehouse», un long métrage vidéo distribuée en salles dans certains pays. Cette année-là, atteinte d'une méningite spinale aigüe qui fait un moment craindre pour sa vie, la starlette subit plusieurs semaines d'hospitalisation. Enfin guérie, elle décroche un rôle à l'écran au côté d'un jeune acteur, Liam Neeson, dans «Satisfaction» (1988), tout en entretenant avec cet encore jeune partenaire la première d'une longue suite d'histoire de coeurs professionnelles, une habitude qu'elle répètera souvent au cours de son parcours cinématographique.

Après avoir décroché, grâce à son frère, un petit rôle dans un film vidéo, «Blood Red» (1988), dont ce dernier est le principal interprète, elle se voit proposer un scénario provisoirement titré «3 000» qu'elle accepte avant que le projet ne soit racheté par Samuel Goldwyn pour déboucher sur «Mystic Pizza» (1988). Le film, devenu son premier succès de cinéma, ne sortira pourtant en France qu'après celui de «Pretty Woman» (1990). Entre-temps, «Steel Magnolias/Potins de femmes» (1989) lui aura permis, car les choses peuvent aller très vite chez l'Uncle Sam, de décrocher une première nomination à l'oscar et de recevoir le Golden Globe de la meilleure actrice de complément.

Femme de simple condition ou de petite vertu à la recherche d'un prince charmant, tel est le schéma des aventures de la nouvelle vedette. «Pretty Woman», avec Richard Gere, l'assoie dans ce registre et met sa longue silhouette à la une de tous les journaux, même si l'on apprendra plus tard que ce n'est pas la partie inférieure de son corps que l'on a pu admirer sur les affiches comme à l'écran !

«L'expérience interdite» (1990), son opus suivant, lui permet de poser son coeur auprès de celui de son nouveau partenaire, le britannique Kiefer Sutherland, fils de Donald. Le mariage est prévu pour le 14 juin 1991 lorsque Julia est hospitalisée pour une “grosse fatigue”. À sa sortie, à 3 jours de la date fatidique, la fiancée annule la cérémonie et s'envole pour Londres en compagnie d'un nouveau prince charmant !

Le choix d'aimer…

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Obtenant désormais régulièrement un cachet de plusieurs millions de dollars pour chaque rôle, Julia enchaîne les succès, dirigée par le gratin des “directors” de l'époque : Joel Schumacher lui fait passer «Les nuits avec [son] ennemi» (1990) tandis que Joel Ruben lui laisse «Le choix d'aimer» (1991). Steven Spielbeg en fait une improbable fée Clochette dans «Hook» (1991) et Robert Altman ne manque pas de l'intégrer aux énormes castings de «The Player» (1992) et «Prêt-à-porter» (1994).

Entre-temps, la vedette est devenue l'épouse du chanteur country Lyle Lovett (1993), alors même que les spectateurs se ruent dans les salles pour découvrir les dessous de «L'affaire Pélican» (Alan Pakula, 1993). Cette brève union, heureusement infructueuse, sera de courte durée puisque le couple se séparera dès 1995.

Au fil des tournages, Julia Roberts s'est fait une réputation d'enquiquineuse et nombreux sont ceux qui, comme Spielberg, en disent plus long que ce que la délicatesse le permet. Pour autant, la demoiselle sait ce qu'elle veut – et ce qu'elle vaut – et fait exécuter à sa carrière un virage qualitatif qu'il convient de saluer : servante dans une respectable demeure victorienne dans «Mary Reilly» (1995), faire-valoir de son ancien amour Liam Neeson dans «Michael Collins» (1996), elle n'hésite pas à s'enlaidir où à rester dans la pénombre pour assumer ses choix. On peut regretter qu'elle n'insista pas davantage, retombant dans des bluettes pour adolescentes dans des titres comme «Coup de foudre à Notting Hill» (1998) ou «Just Married (ou presque)» (1999). Entre-temps, on apprend ses fiançailles avec Benjamin Pratt, acteur de la série TV «Law and Order», mais le feu n'est que de paille, et la séparation surviendra avant le mariage.

On commençait à craindre le pire lorsque, seule contre tous, sans la peau d'«Erin Brockovich» (1999), elle décide de mener la lutte du pot de terre contre le pot de fer en dénonçant, employée dans un cabinet d'avocats, le comportement d'une société publique qui évacue ses déchets toxiques dans les réserves d'eau d'une petite ville du désert de Mohave. Bien lui en prit, car les membre de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences en firent, le 25 mars 2001, la meilleure actrice de l'année, lui offrant un oscar bien mérité.

"J'ai choisi !"

Julia Roberts… cinquantenaire (2017)

Actrice la mieux payée du moment, Julia Roberts fonde sa propre compagnie, la Shoelace Productions, qui lui permet d'encadrer avec Billy Crystal un beau «Couple de stars» (2000) formé par Catherine Zeta-Jones et John Cusack. Recrutée pour apporter une touche féminine à la (quasi) douzaine de vedettes chargée de monter un audacieux cambriolage («Ocean's Eleven», 2001), elle apparaît un peu perdue au générique de ce film d'hommes.

Alors qu'il y avait tout lieu de la penser amoureuse du beau George Clooney, la voici, imprévisible “croqueuses d'hommes”, qui épouse, le 4 février 2002, le cameraman Daniel Moder, rencontré sur le tournage de «Le Mexicain» (2001). D'autres auraient choisit Brad Pitt ! Le couple aura deux jumeaux, un garçon et une fille (Finn et Moder, nés le 29-11-2004) avant de donner naissance à un nouveau garçon (Henry, né le 18-6-2007). Tout aussi incroyable que cela paraisse, il est encore soudé à l'heure où l'on écrit ses lignes mais nous ne manquerons pas de vous tenir au courant !

Revenons à plus de sérieux pour noter que la fidélité fait aussi partie des qualités de notre vedette du jour, par ailleurs ambassadrice de l'UNICEF. Ainsi en témoigne ses multiples partenariats avec le susdit George Clooney. Citons en vrac «Confessions of a Dangerous Mind» (2002), «Ocean's Twelve» (2004), «August: Osage Countsy» (2013, une production de George Clooney dans laquelle il n'apparaît pas), «Money Monster» (2016)… ainsi que leurs multiples concessions au petit écran.

"Mais qu'est-ce qu'il a, mais qu'est-ce qu'il a ce Georges?!"

Documents…

Sources : documents personnels, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

Pretty Woman : "Je veux vivre un conte de fées !"

Citation :

"Je me considère tout simplement comme une actrice qui a eu une chance monstre. Ce sont les médias qui m'ont collé ce titre de star.

Je ne suis pas démago lorsque je vous dis que je fais mes courses au super marché ou que je vide mes poubelles."

Julia Roberts
Christian Grenier (juillet 2017)
Enfance…

"J'ai eu une enfance qu'on peut qualifier de tumultueuse.

Une enfance ponctuée de divorces, de querelles, de procès entre mes parents, d'incompréhension.

J'avais quatre ans. J'étais déboussolée. J'en ai terriblement souffert."

Julia Roberts

Éd.8.1.3 : 15-7-2018