Bela LUGOSI (1882 / 1956)

Un comédien révolutionnaire…

Béla LugosiBéla Lugosi (1900)

Béla Ferenc Dezso Blasko voit le jour à Lugos, Hongrie (aujourd'hui Roumanie), le 20 octobre 1882. Fils d'un banquier, István Blaskó, et d'une mère d'origine serbe, Paula de Vojnich, benjamin d'une famille de 4 enfants, il est élevé avec sa soeur Vilma dans la pure tradition catholique. Destiné par son père à une carrière administrative, il lui préféra la pratique de ce qui restera son sport favori, le football. Dès 1894, à l'âge de 12 ans, il abandonne l'école pour entrer dans la vie active.

Très tôt, l'adolescent qu'il est devenu s'accomode de travaux pénibles, acceptant même un emploi de mineur. Mais il rêve déjà de devenir comédien et s'attèle à concrétiser cette ambition. Ainsi, dès 1902, il débute sur les scènes de divers théâtres hongrois. Gravissant un à un les échelons de la notoriété, il devient successivement membre des compagnies de Pesti-Ihasz Lajos, Polgar Karoly, Krecsanly Ignac…

En 1903, il adopte pour la première fois le pseudonyme de Béla Lugosi, en référence à sa ville natale. Acteur shakespearien, il se produira dans «Hamlet», «Macbeth», «Le roi Lear», «La mégère apprivoisée», «Richard III»,… Membre du Théâtre de Szeged en 1910, il entre l'année suivante à l'Académie Théâtrale de Budapest avant de devenir, de 1912 à 1919, un élément important du Théâtre National hongrois, remportant de jolis succès devant ces dames, tout en étant moins apprécié des esthètes et de la critique.

En 1914, Béla 1914 entame dans son pays natal une carrière cinématographique longue d'une douzaine de titres («Az élet királya» en 1917, «Küzdelem a Létért» en 1918,… la plupart dirigés par un certain Alfred Deesy) sous le nom d'Arisztid Olt (du nom d'une rivière locale), pseudonyme qu'il conservera jusqu'en 1920.

Mobilisé lors de la Première Guerre Mondiale dans l'infanterie de l'armée austro-hongroise, il atteindra le grade de capitaine dans un régiment que l'on qualifierait en France de “chasseurs alpins”. Certains le créditent de quelques blessures sur le front russe là ou l'intéressé prétendra plus tard avoir évité d'être envoyé directement au front en simulant la folie. Toujours est-il qu'on le retrouve, en 1916, sous la toge de Jésus Christ dans une représentation scénique de «La passion».

Après avoir épousé, le 25 juin 1917, une compatriote, Ilona Szmick, le comédien participe au soulèvement communiste qui donnera naissance à l'éphémère République des Conseils de Hongrie (mars à août 1919). Fortement impliqué dans l'organisation politique d'un théâtre nouveau contrôlé par l'État – il déclarera plus tard, de manière exagérée, avoir été l'un des fers de lance du mouvement révolutionnaire –, il reçoit de plein fouet l'échec de la tentative et se voit contraint à l'exil…

un exilé apatride…

Bela LugosiBela Lugosi (1921)

Après un court passage par Vienne, on retrouve Béla Lugosi à Berlin où il côtoie quelques compatiotes exilés – comme le réalisateur Michael Curtiz ou les frères Alexander et Zoltan Korda – fuyant “la terreur blanche” exercée contre les Juifs par le nouvel homme fort du pays, l'amiral Miklós Horthy. Il s'y produit sur scène dans plusieurs pièces pièces, sans retrouver son succès d'antan. Il apparaît également dans une quinzaine de films, dont «La tête de Janus» de Murnau, «Der Fluch der Menchheit» de Richard Eichberg, «Die Todeskarawane» de Josef Stein, incarnant même un “Peau Rouge” dans «Le dernier des Mohicans» d'Arthur Wellin !

Le 4 juin 1920, le Traité de Trianon entérine le rattachement de la Transylvanie, Lugos incluse, à la Roumanie, faisant de notre exilé un apatride sans papiers. Par ailleurs, des considérations financières le poussent à aller tenter sa chance en terre américaine ; Ilona préférant retourner chez ses parents, divorce s'en suivit. Ainsi, en octobre 1920, Béla Lugosi débarque à La Nouvelle Orléans, avant de gagner New York où il tente de gagner sa vie en jouant dans des oeuvres conçues pour la colonie hongroise de la côte est. Avec plusieurs de ses collègues, il part en tournée et se produit devant un public majoritairement constitué d'émigrés venus de cette Europe où l'on en est encore à régler les compte de La Grande Guerre.

En mars 1921, le comédien avoue son désir de devenir résident américain. Le 7 septembre de la même année il épouse Ilona von Montagh, actrice hongroise émigrée comme lui, dont il divorcera en 1924. En 1922, n'ayant perdu l'accent que sur la 2ème lettre de son prénom, Bela fait ses débuts à Broadway dans la pièce «The Red Poppy» sous la casquette d'un “Apache” ibérique, Fernando, pour une grosse douzaine de représentations. Ne pratiquant pas suffisamment l'anglais, il apprend son texte phonétiquement. S'il ne brille pas par sa maitrise de la langue du maître de Stratford Upon Avon, il se fait déjà remarquer par la puissance et la profondeur de son regard. Jusqu'au tournant des années 30, il promènera ainsi sa fière silhouette “on Broadway” («Arabesque» et «Open House» en 1925, «The Devil in the Cheese» en 1926, etc).

Il fait bientôt ses premières apparitions à l'écran américain et on le reconnait en agent étranger dans «The Silent Command» (1923) ou en vilain espion communiste dans «Daughters Who Pay» (1925). Plus curieusement, le voici Arlequin dans «Punchinello» (1926), chez nous Polichinelle, un court sujet d'une vingtaine de minutes qui ne manque pas d'attirer notre curiosité !

Malgré son accent persistant, Lugosi fait son entrée dans le cinéma sonore avec «Prisoners» de William Seiter (1929). La même année, il campe un inspecteur de police pour le compte de Tod Browning dans «La 13ème chaise» avant de redevenir plus menaçant en chirurgien “esthétique” dans «Such Men Are Dangerous» de Kenneth Hawks (1930) ou en marabout dans «Renegades» de Victor Fleming (1930). Plus attendues sont ses compositions de l'ambassadeur de Hongrie dans «Vienese Nights» (Alan Crosland 1930) et du Monsieur Loyal de la version hongroise de «King of Jazz» (John Murray Anderson, 1930).

En 1928, l'acteur confirme son intention de solliciter une nationalité américaine qu'il obtiendra le 26 juin 1931.

Un monstre sacré…

Bela LugosiBela Lugosi (1931)

Le 5 octobre 1927 a lieu au New York's Fulton Theatre la “première” de la pièce d'Hamilton Dean, «Dracula», une adaptation du célèbre roman de Bram Stoker. Sous les traits du vampire, Bela Lugosi fait frémir toute la salle et beaucoup de dames se déclarent bien vite mordues. Au terme des 261 représentations s'ensuit une longue tournée au cours de laquelle, à Los Angeles (1929), Lugosi rencontre Clara Bow avec laquelle il entame un brève liaison. À sa demande, le peintre hongrois Géza Kende peint un portrait de l'actrice nue (on ignore si celle-ci a posé ou a été doublée).

En juillet 1929, il a pourtant épousé Beatrice Woodruff Weeks, veuve d'un architecte de San Francisco ayant participé à la reconstruction de la ville après le Grand Incendie (1871), collectionneuse de pièces d'art et alcoolique dans ses moments de détresse, d'une beauté compromise par la longueur de son appendice nasal. Leur rapide union se termine par un divorce (2-10-1929), la dame se disant avoir été "… souffletée…" et outrée par cette affaire avec Clara Bow. Elle décèdera à Panama, en mai 1931.

En 1930, le producteur Carl Laemmle Jr envisage de porter à l'écran la légende de Dracula. Il a déjà son interprète principal, Lon Chaney. Hélas, celui-ci décède au mois d'août. Ayant rejeté d'emblée l'option Lugosi, Junior envisage successivement Paul Muni, Conrad Veidt, William Courtenay et Ian Keith qui fut même annoncé pour le rôle. Pourtant, en septembre 1930, le Los Angeles Times proclame le choix définitif de Bela Lugosi pour un salaire de 500 dollars par semaine, inférieur à ses cachets précédents. Le 29 septembre 1930, avec le premier tour de manivelle du «Dracula» de Tod Browning, Bela Lugosi entrait dans l'histoire du septième art. Et il le savait !

À l'autre, maintenant !

Le 12 février 1931, après une campagne de presse omniprésente tout au long de son tournage, «Dracula» est présenté en première mondiale au Broadway's Roxy Theatre de New York. Les réactions sont immédiates : "Bela Lugosi crée dans ce film l'un des rôles les plus puissants de l'écran" (The Film Daily) ; "Bela Lugosi est le comte Dracula dont il donne un brillant portrait" (The Billboard) ; “Lugosi est remarquable dans l'étrange personnage du Comte Dracula” (New York Graphic)… Il n'y en a que pour le méchant vampire !

La Universal prend Lugosi sous contrat en avril 1931 et envisage dès lors d'enchaîner avec sa nouvelle vedette toute une série de films d'épouvante. On parle déjà de «Murders in The Rue Morgue» (1932) et, pourquoi pas, de la créature du professeur Frankenstein. En attendant, le nouveau monstre sacré, prêté à la Fox, apparaît la même année dans «Women of All nations» de Raoul Walsh et «The Black Camel» de Hamilton McFadden, avant que la Warner Bros. ne le distribue dans «Broad Minded».

En juin 1931, Bela Lugosi effectue des tests de maquillage devant les caméras de Robert Florey, premier réalisateur à travailler sur «Frankenstein». Le résultat fait rire "… comme une hyène" Laemmle Jr. Par ailleurs, le monstre ne sera pas la vedette du film, au détriment de son créateur imprudent et de sa tendre fiancée, ce qui n'est pas conforme au nouveau statut de l'acteur. Au final, les spectateurs auront la surprise de découvrir, sous les traits de la créature, un acteur jusque là condamné aux basses besognes, Boris Karloff, finalement dirigé par James Whale. Faut-il s'en plaindre ?

Un danger public…

Bela LugosiBela Lugosi (1941)

Le 27 mars 1931, à Los Angeles, pour la présentation californienne du «Dracula» de Browning au Orpheum Theatre, Bela Lugosi se présente fièrement accompagné d'une jeune fille de 19 ans. Il s'agit de Lillian Arch, rencontrée lors d'un banquet donné en l'honneur de dignitaires hongrois et organisé par le père de la belle enfant. Ils se marieront en janvier 1933, auront un fils, Bela Jr, et ne divorceront qu'une vingtaine d'années plus tard, en juillet 1953. En 1966, la dame se remariera avec l'acteur Brian Donlevy dont elle deviendra la veuve en 1972 avant de décéder à son tour en 1981.

Sur un plan purement professionnel, Lugosi se cantonne dans des oeuvres des genres fantastique et épouvante, comme ce «White Zombie» (1932) produit par les frères Halperin et dans lequel il se montre un adepte des pratiques vaudoues. Manipulateur du rayon de la mort dans «Chandu le magicien» (1932), il menace l'humanité de ses foudres vengeresses avant de mener, méconnaissable, la rebellion des hommes-bêtes dans «L'île du docteur Moreau» (1932).

Savant fou hantant les couloirs de son musée de cire dans «L'ombre qui tue» (1933), un de ces nombreux “serials” en vogue dans les années trente, il tente de faire revivre les morts dans «Night of Terror» (1933) ! La même année, dans le court métrage «Hollywood on Parade», il réendosse brièvement sa cape de Dracula pour tenter de faire peur aux visiteurs venus lui rendre une amicale visite.

En 1934, Bela Lugosi rejoint le plateau de la Metro-Goldwyn-Mayer sur lequel se tourne «Mark of the Vampire» de Tod Browning (1935). Le vampire en question, bien qu'il en revête l'uniforme, n'a rien à voir avec le fantôme des Carpathes… ni avec le moindre vampire d'ailleurs, puisqu'il s'agit en fait d'un film policier dans lequel est montée une machination tournant autour du vampirisme, le comte Mora et sa fille, la blafarde Luna, n'étant rien d'autres que des comédiens payés par un vénal assassin ! La même année, Universal Pictures produit un «Dracula's Daughter» pour lequel la participation de Lugosi est envisagée. Mais, atteint par la maladie, l'acteur doit renoncer à son rôle… et Dracula de disparaître, sinon du titre, tout au moins du scénario !

Deux monstres pour le prix d'un…

Depuis son incarnation de la créature de «Frankenstein» (1931), Boris Karloff est devenu le plus sérieux concurrent de Bela Lugosi auquel il dispute l'incarnation des personnages les plus bizarres de la planète cinéma. La Universal utilisant alternativement les deux acteurs, il était inévitable qu'ils finissent par se rencontrer. Ce fut le cas à cinq ou six reprises : «Gift of Gab» (1934) en “guest stars”, «The Black Cat» (1935) faussement inspiré d'Edgar Poe, «The Raven» du même Poe pour une confrontation mémorable, «The Invisible Ray» (1936) mêlant le fantastique et la science-fiction, «Le fils de Frankenstein» (1939) ou Lugosi devient Igor au service de son ressucité de compère. Ajoutons, pour être complet, «Black Friday» (1940) dans lequel, nonobstant une affiche alléchante, les deux hommes ne se croisent pas…

Un acteur de légendes…

Bela LugosiBela Lugosi (1955)

Vampire à de multiples reprises à la scène comme à l'écran (ajoutons pour l'exemple «The Return of the Vampire» en 1943, «Old Mother Riley Meets The Vampire» en 1952,… ), Bela Lugosi n'incarna véritablement Dracula qu'à deux reprises pour le septième art, sa seconde apparition dans la peau du funeste buveur de sang remontant à 1943 pour une parodie intitulée «Deux nigauds contre Frankenstein» (1948) dans laquelle il fréquente – qui se ressemble… – le méchant du titre et le loup-garou ! Pour autant, les studios contribuèrent à lui construire une légende qui perdure, laissant croire qu'il vivait dans la pénombre et dormait dans un cercueil vêtu de son costume de nuit ! On prétendra même qu'il manifesta le désir de se faire enterrer dans sa tenue féminicide, mais c'est Junior qui prendra cette initiative le moment venu, certain que son père l'aurait approuvée.

En 1943, très actif dans la propagande anti-nazi de par ses origines européennes, il fit effectuer à son vampire la tournée des G.I. dont on se demande si elle contribua réellement à remonter le moral des soldats qui voyaient du sang toute la journée ! En 1951, il composa une dernière fois son personnage maléfique sur scène lors d'une tournée de quelques semaines, au succès mitigé, sur les terres de sa Gracieuse Majesté.

En 1945, la Universal met en chantier «La maison de Dracula» dont elle confie l'architecture à Erle C. Kenton ; mais on y loge John Carradine là où espérait Bela Lugosi. Délaissé par la compagnie qui ne l'employa guère en dehors du genre fantastique au sens large du terme – il doit ses apparitions dans «Ninotchka» (1939) ou «The Saint's Double Trouble» (1940) respectivement à la Metro et à la RKO – , il se perd dans des productions de la bien modeste Monogram («Le voleur de cadavres» en 1942, «Voodoo Man», «Retour of The Ape Man» en 1944),…), voire dans des compagnies encore plus insignifiantes («The Devil Bat» pour la Producers Releasing Corporation en 1941, «One Body Too Many» pour la Pine-Thomas Productions en 1944,…), expériences dont il ressort le plus souvent insatisfait.

La guerre achevée, la carrière de Bela Lugosi connut un ralentissement qui faillit être définitif, malgré une honorable participation en 1945, à nouveau face à Boris Karloff, au «Récupérateur de cadavres» (sans doute ceux qu'il avait volés trois ans plus tôt !) de Robert Wise. Sexagénaire, les traits fatigués, il n'est plus que l'ombre de lui-même, une ombre dans laquelle il serait resté si quelqu'un ne l'avait sorti du bois !

Du bois dont on se réchauffe…

Quasiment sans travail, confronté à des difficultés financières, Bela Lugosi se (re)tourne alors vers le théâtre(«The Devil Also Dreams» en 1950,…) et le petit écran («La barrique d'Amontillado» d'après Poe en1949, «The Red Skelton Shoe» en 1954,…). On espère un temps que son nom peut encore attirer les spectateurs des salles obscures, mais «Bela Lugosi Meets a Brooklyn Gorilla» (William Beaudine, 1952) ne profita qu'à l'animal !

C'est alors que l'un de ses admirateurs, le réalisateur ("Pas encore !!!") Ed Wood Jr, lui offre une dernière chance en l'engageant pour une oeuvre bizarre construite sur le thème nouveau du transexualisme, «Glen and Glenda» (1953) pour laquelle l'acteur ne se lèvera pas de son fauteuil de narrateur. Celui que les dictionnaires qualifieront bientôt de "… plus mauvais réalisateur de l'histoire du cinéma" osera un deuxième “chef-de-basses-oeuvres”, «Bride of the Monster» (1955), avec le même acolyte, une dernière fois savant fou.

En avril 1955, affaibli par l'usage des médicaments et l'abus de drogues à accoutumance, Bela Lugosi est hospitalisé au Metropolitan Hospital de Los Angeles. Soutenu par de nombreuses lettres de ses derniers admirateurs, il est bouleversé par celles qu'il reçoit régulièrement d'une femme quarantenaire, Hope Lenninger. Désintoxiqué, il épouse son “infirmière” le 25 août et tente de reprendre auprès d'elle une vie normale. Ed Wood Jr, toujours prêt à commettre un forfait pour rendre service à son ami dans la difficulté, lui a réservé un rôle dans son prochain délit, «Plan Nine From Outer Space», pour lequel il lui fait tourner quelques plans d'essais techniques. Hélas, à l'heure de ses premières scènes, Bela Lugosi ne se montre pas : il venait tout bonnement de succomber à une crise cardiaque dans cette lugubre matinée du 16 août 1956. Lorsque le film sortira, en 1959, le nom au générique, les bouts d'essais et quelques gros plans du regard du plus célèbre Dracula du Septième art y auront été habilement insérés, justement gravés pour l'éternité dans cette pellicule posthume.

Un vampire, ça ne meurt pas comme ça !

Documents…

Sources : documents personnels, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

Sources : «Bela Lugosi and Boris Karloff, The Expanded Story of a Haunting Collaboration» de Gregory William Mank (2009), «An Imagined Binary : The Exilic Body and The Host Nation in the Hollywood Films of Peter Lorre, Béla Lugosi and Conrad Veidt» de Gábor Gergely (2011), article de Pierre Girès paru dans plusieurs numéros de la revue «L'écran fantastique», Imdb, documents personnels, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

Citation :

"Jamais un rôle n'a autant influencé et dominé la personnalité d'un acteur que le rôle de Dracula. Il m'a apporté parfois beaucoup de prospérité mais, à d'autres moments, il m'a vidé de tout mon être."

Bela Lugosi (source Idmb)
Lugosi has risen from the grave…
Christian Grenier (août 2018)
Éd.8.1.3 :9-8-2018