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Marianne KOCH (1931)

Marianne Koch

Actrice allemande, née Marianne Kock, le 19 août 1931, à Munich (Allemagne).

Fille d'un commerçant et d'une pianiste, elle entame des études de médecine en 1949. Ayant l'opportunité d'apparaître dans un film de Viktor Tourjansky («Der Mann, der zweimal leben wollte», 1950), elle choisit d'interrompre son cursus universitaire pour se tourner vers l'art dramatique.

En cette après-guerre où le cinéma allemand, sous tutelle, ne peut tout se permettre, elle excelle dans des films historiques («Ludwig II» en 1954, «Königwalzer» en 1955) ou des “heimat films” («Schloss Hubertuss» en 1954, «Die Landzärtin vom Tegernsee» en 1958), que nous traduirons par “films du terroir” : histoires gentillettes, bâties autour d'une idylle se développant en milieu rural, agrémentées d'images champêtres (sommets enneigés, bouquetins alpinistes et danseurs tyroliens) où "ils se marient à la fin".

Qui, l'ayant vue, ne se souvient de ce joli minois souligné d'un sourire délicatement esquissé et animé d'un regard aussi profond que lumineux ?

Même si elle est incontestablement plus à l'aise dans la comédie («C'est arrivé à Salzburg» en 1956) que dans le drame («Der Klosterjäger» en 1953), son interprétation de Dorothea Geiss dans «Le général du diable», aux côtés d'un remarquable Curd JürgensCurd Jürgens, lui vaut une récompense nationale pour le meilleur second rôle féminin de 1955. En 1957, au sommet d'une gloire essentiellement germanique, elle donne une réplique juste à l'infatigable Heinz RühmannHeinz Rühmann dans «Vater sein Degegen sehr», gentille histoire d'un vieux célibataire en charge de ses orphelins de neveux.

A partir du milieu de la décennie, elle internationalise sa carrière en apparaissant dans des productions américaines («Four Girls in Town», 1956) ou anglaises («The Devil's Agent», 1961), parfois sous le nom de Marianne Cook («Interlude», 1957, etc).

Sa contribution au cinéma français se résume à deux titres : «Pleins feux sur l'assassin» de Georges Franju (1960) avec Jean‑Louis TrintignantJean-Louis Trintignant, et «Napoléon II, l'Aiglon» de Claude Boissol (1961) avec Bernard VerleyBernard Verley.

Au tournant des années soixante, la vogue du “heimat” s'essoufflant, elle se tourne vers des recettes plus universelles, mais ne parvient pas à s'extraire des productions à petits budgets. Elle fait ainsi quelques surprenantes compositions dans les genres aventures exotiques («La légende la panthère noire» en 1962) ou policières («Death Drums Along the River» en 1963), western choucroute («La chevauchée vers Santa Cruz» en 1963, «L'enfer du Manitoba» en 1965), et/ou spaghettis («Johnny Ringo», 1966). Si tout le monde se souvient de sa frêle silhouette évanouie dans les bras de Clint Eastwood, il n'en demeure pas moins que le contrat de «Pour une poignée de dollars» (1964) fut signé à une époque ou Sergio Leone n'existait pas, ce premier brouillon de western portant d'ailleurs la signature de John Robertson.

Cette relative dégradation, gageons-le, ne fut pas étrangère à sa décision de mettre prématurément un terme à sa carrière. En effet, à la fin des années soixante, elle disparaît des écrans. En 1984, elle réapparait néanmoins dans un film allemand («Reserl am Hofe») qui ne semble pas avoir été distribué à l'étranger. Même si Marianne ne s'est jamais considérée comme une comédienne, je ne puis m'empêcher de considérer que sa fraîcheur, puis son charme, sinon son talent, méritaient une plus grande considération de la part de ceux qui tiennent les cordons des bourses pelliculaires.

Chose assez rare dans le milieu, dès 1971, Marianne Koch retourne à l'université pour reprendre ses études de médecine. Diplômée en 1978, elle exerce comme interne d'un hôpital de Munich (1978/1997), tout en participant, parfois à titre de consultante médicale, à de nombreuses émissions radiophoniques et télévisées. Elle publie également plusieurs ouvrages à vocation prophylactique. De 1997 jusqu'à son 80ème anniversaire, le 19 août 2011, elle est présidente de la Deutsche Schmerzliga (Ligue Allemande contre la douleur).

De 1953 à 1973, elle fut l'épouse d'un physicien, le Dr.Gerhard Freudn. Le couple eut deux garçons.

Christian Grenier

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Filmographie sélective

Interprétations
LgAnTitre  
11952DER KEUSCHE LEBEMANN
21953DER KLOSTERJÄGER
31953SKANDAL IM MÄDCHENPENSIONAT (Trois cavaliers au pensionnat)
41954BRUDER MARTIN
51954LUDWIG II (Ludwig II de Bavière)
61954SCHLOSS HUBERTUS
71955DES TEUFELS GENERAL (Général du Diable)
81955KÖNIGSWALZER
91955SOLANGE DU LEBST
101956SALZBURGER GESCHICHTEN (C'est arrivé à Salzbourg)
111956WENN WIR ALLE ENGEL WÄREN
121956DIE EHE DES DR.MED.DANWITZ
131956FOUR GIRLS IN TOWN (Quatre filles ravissantes)
141957DER STERN VON AFRIKA
151957DER FUCHS VON PARIS (Le renard de Paris)
161957VATER SEIN DAGEGEN SEHR
171957INTERLUDE (Les amants de Salzbourg)
181958DIE LANDÄRZTIN VOM TEGERNSEE
191958... UND NICHTS ALS DIE WAHRHEIT
201960PLEINS FEUX SUR L'ASSASSIN
211960HELDINNEN
221960MIT HIMBEERGEIST GEHT ALLES BESSER
231961DIE FLEDERMAUS
241962DER SCHWARZE PANTHER VON RATANA (La légende de la panthère noire)
251963DEATH DRUMS ALONG THE RIVER
261963DER LETZTE RITT NACH SANTA CRUZ (La chevauchée vers Santa Cruz)
271963COAST OF SKELETONS
281964PER UN PUGNO DI DOLLARI (Pour une poignée de dollars)
291965DIE HOLLE VON MANITOBA (L'enfer du Manitoba)
301966WER KENNT JOHNNY R? (Johnny Ringo)
311966TRUNK TO CAIRO
L'Encinémathèque
Ed.7.2.1 : 7-7-2015