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Robert PARTY (1924 / 2011)

Robert Party

Acteur français, né le 17 avril 1924 (Seine, France), à Paris. Décédé le 20 novembre 2011, à Marseille (Bouches-du-Rhône, France).

Ce comédien discret et à la personnalité pourtant bien marquée démarre sa carrière grâce au tandem Alain Decaux et André Castelot. Tous deux ont su nous faire aimer l'histoire dans leurs livres, au cinéma, à la télévision et à la radio. C'est justement sur les ondes qu'ils donnent à Robert Party la chance d'entrer dans le monde du spectacle avec leur émission «La tribune de l'Histoire». Nous sommes au lendemain de la guerre. Robert est doté d'une voix bien posée, sobre, qui donne à son interprétation la gravité que requiert l'Histoire. Encouragé par ses “parrains”, il se dirige vers le théâtre et rejoint la troupe de Jean Vilar au Théâtre National Populaire et à Avignon, assurant ainsi des rôles dans des pièces mythiques. Plus tard, il fera partie de la troupe de Robert HosseinRobert Hossein et on le verra dans plusieurs des grandes fresques historiques, religieuses ou politiques de ce grand metteur en scène.

Naturellement, Robert Party viendra également au cinéma où sa carrière s'étoffe de 22 longs métrages. Son physique avantageux, sa silhouette svelte et élégante, son visage énergique aux traits marqués tout en étant réguliers lui permettent des rôles d'autorité, de caractère, d'endosser magistralement uniformes, toges de magistrat ou costumes d'époques.

Le premier de ces rôles, «Chiens perdus sans collier» de Jean Delannoy (1955), lui permet d'incarner le directeur d'une institution qui impressionne terriblement l'émouvant petit garçon sans famille qu'est Jimmy Urbain, à lui confié par le juge Jean Gabin. «La sentinelle endormie» (1965) de Jean Dréville nous le montre lieutenant général d'empire en la personne de Caulaincourt. Nous le retrouvons sous la houlette de Luis Buñuel dans «Le charme discret de la bourgeoisie» (1972) où il endosse un uniforme d'officier, face à Fernando Rey.

Son visage taillé au couteau lui permet de jouer des personnages inquiétants. Ainsi, on le transformera plusieurs fois en tueur, comme dans «Le silencieux» de Claude Pinoteau (1973), implacable traqueur de Lino VenturaLino Ventura, ou dans «L'intrépide» de Jean Girault (1975).

Henri Verneuil le dirigera à plusieurs reprises : dans «Le serpent» (1972) en fonctionnaire des écoutes ; dans «I comme Icare» (1979), il fait partie de la pleûtre commission d'enquête qui doit se pencher sur l'assassinat du président Jarry d'un pays imaginaire pour qui manque d'imagination ; son intervention courte mais autoritaire, encore une fois sous l'uniforme d'un général, ne passe pas inaperçue, face à un Yves MontandYves Montand pugnace. Dans «Mille millions de dollars» (1981), il figure au générique dans le rôle de Jacques Benoit Lambert (JBL). On le reconnaît très facilement, même si cette participation est très particulière : muette et figée ! En effet, on ne le voit qu'à la une des journaux ou bien assassiné ! Il est pourtant le pivot d'un echeveau dont Patrick DewaerePatrick Dewaere a bien du mal à démêler les fils.

Dans «Traitement de choc» (1972), il personnifie un colonel qui oublie de se poser des questions sur la nature des traitements bizarres qu'Alain Delon inflige à des clients naïfs pour leur permettre de retrouver jeunesse et vigueur. Vous ne serez pas surpris de le retrouver en général dans «La question» de Laurent Heynemann (1976), traitant du délicat sujet des exactions commises par l'armée française au cours de la guerre d'Algérie.

Les téléspectateurs se souviendront longtemps de sa superbe interprétation de Louis d'Évreux dans la version de «Les rois maudits» réalisée par Claude Barma (1972) d'après les récits de Maurice Druon. Pour autant, ses contributions au petit écran ne s'arrêtèrent pas là : «Au théâtre ce soir : Laurette ou l'amour volé» (1973), «Au théâtre ce soir : le sourire de la Joconde», «La chasse aux hommes» (1975), «L'étrange Monsieur Duvallier» (1979)… Enfin, il prêtera sa belle voix à des exercices de post-synchronisation, comme «Le roi Lion» (1994), «Star Trek» (1979), etc.

Robert Party s'est éteint à Marseille à l'âge de 87 ans. Plusieurs sources nous indiquent qu'il était marié à la comédienne Anne Monnier.

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Filmographie sélective

Interprétations
Lg
An
Titre
 
 
1
1955
CHIENS PERDUS SANS COLLIER
2
1972
LE CHARME DISCRET DE LA BOURGEOISIE
3
1972
TRAITEMENT DE CHOC
4
1972
LE SILENCIEUX
5
1972
LE SERPENT
6
1975
DEUX IMBÉCILES HEUREUX
7
1976
LA QUESTION
8
1979
I… COMME ICARE
9
1981
MILLE MILLIARDS DE DOLLARS
10
1982
LES FANTÔMES DU CHAPELIER
11
1983
LES MOTS POUR LE DIRE
Éd. 9.1.4 : 7-3-2019