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Julie LONDON (1926 / 2000)

Julie London

Actrice américaine, née Julie Peck, le 26 septembre 1926, à Santa Rosa (Californie, U.S.A.). Décédée le 18 octobre 2000, à Encino (Californie, U.S.A.).

Julie London est une “enfant de la balle”, fille unique d'un couple de chanteurs et danseurs. Ainsi, dès l'âge de 3 ans selon sa biographie officielle, elle chante pour la première fois devant un public d'auditeurs de la radio.

En 1941, à 15 ans, Elle quitte l'école et devient liftier dans un grand magasin. C'est tout naturellement dans un ascenseur qu'elle se fait remarquer par Sue Carol, agent artistique et épouse de l'acteur Alan LaddAlan Ladd, qui n'aura de cesse de lui obtenir un premier petit rôle au cinéma. C'est chose faite en 1944, dans un film fumeux de Sam Newfield, «Nabonga», un King Kong sur le retour avec lequel elle s'attarde au jeu de la belle et la bête. Comme dans la chanson, la suite sera moins délectable et il lui faudra attendre quatre ans et quatre films pour retrouver semblable statut dans «Le sang de la terre» (1948).

Entre temps, la jeune et jolie jeune fille a rencontré un G.I. en permission, un certain Jack Webb, futur acteur-scénariste-producteur, qui l'épousera en 1947 et sera le père de ses deux premières filles, Stacy et Lisa. Cette progéniture l'amènera à mettre un frein temporaire à sa carrière artistique.

Après la séparation du couple, survenue en 1953, la jeune femme rejoint, comme chanteuse, un groupe jazzy entraîné par un certain Bobby Stroud. C'est dans un rôle non crédité que Julie London fait une courte réapparition dans, «La blonde et moi» (1956) : elle y interprète magnifiquement la chanson «Cry Me a River», rivalisant avec une Jayne MansfieldJayne Mansfield dont le talent se trouvait également dans la gorge. C'est le début de la gloire dans un domaine auquel elle donnera sa préférence, l'art vocal. En effet, depuis cette date, Julie London n'a pas publié moins de 32 albums microsillons. Doté d'une voix merveilleuse, très chaude, riche de nombreuses modulations la chanteuse connaîtra un succès qui ne se démentira jamais.

Et le cinéma, dans tout celà ? Un violon d'Ingres, sans doute. Quelques westerns intéressants, comme «Libre comme le vent» (1958) avec Robert Taylor ou «L'aventurier du Rio Grande» (1959) avec Robert Mitchum. Et surtout ce film ou la jeune actrice dévoile sa beauté étincelante et son assurance sexuelle, «L'homme de l'ouest» (1958), aux côtés de l'immense Gary CooperGary Cooper, déjà croisé en 1949 dans «Horizons en flammes». Film très intéressant, sans doute, plus par la situtation dans laquelle se sont fourrés les personnages que par la représentation fidèle de l'ouest Américain. Vous imaginez qu'il y en eut beaucoup, des femmes de l'ouest comme celle-ci ?

En 1959, Julie London épouse enfin Bobby Troup. Le couple aura 3 enfants : une fille, Kelly, et deux jumeaux, Jody et Reese. Il ne sera séparé que par la mort du musicien, survenue en 1999.

Compte tenu de sa beauté et de sa présence à l'écran, Julie London n'a pas fait à Hollywood la carrière qu'elle aurait dû faire. Est-ce un choix personnel ? Une préférence marquée pour la chanson ? Toujours est-il qu'en 1961, elle tourne son dernier film, «Le dompteur de femmes» (1961, biographie romancée de l'acteur George RaftGeorge Raft), pour ne plus apparaître qu'épisodiquement sur le petit écran. En 1972, elle connaît un regain de popularité grâce à son rôle dans la série télévisée «Emergency», produite par Jack Webb.

Après une première alerte cardiaque en 1995, Julie London s'est éteinte le 18-10-2000, un an et demi après son époux. Nous restent les échos d'une très belle voix.

Christian Grenier

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Filmographie sélective

Interprétations
Lg
An
Titre
 
 
1
1944
NABONGA
2
1944
JANIE
3
1946
NIGHT IN PARADISE
4
1947
THE RED HOUSE (La maison rouge)
5
1948
TAP ROOTS (Le sang de la terre)
6
1949
TASK FORCE (Horizons en flammes)
7
1950
RETURN OF THE FRONTIERSMAN (Le cavalier masqué)
8
1950
THE FAT MAN
9
1955
THE FIGHTING CHANCE
10
1956
THE GIRL CAN'T HELP IT (La blonde et moi) [Apparition non créditée]
11
1956
CRIME AGAINST JOE
12
1956
THE GREAT MAN
13
1956
DRANGO (Le pays de la haine)
14
1958
SADDLE THE WIND (Libre comme le vent)
15
1958
MAN OF THE WEST (L'homme de l'Ouest)
16
1958
VOICE IN THE MIRROR
17
1958
A QUESTION OF ADULTERY
18
1959
THE THIRD VOICE (Allô, l'assassin vous parle)
19
1959
NIGHT OF THE QUARTER MOON (Le grand damier)
20
1959
THE WONDERFUL COUNTRY (L'aventurier du Rio Grande)
21
1961
THE GEORGE RAFT STORY (Le dompteur de femmes)
22
1967
THE HELICOPTER SPIES (Espions en hélicoptère), de Boris SAGAL (Réunion de 2 épisodes TV pour un montage expoité en salles)
 
Éd. 9.1.4 : 8-3-2019