La bibliothèque de L'Encinématheque

André POUSSE (1919 / 2005)

André Pousse

Acteur Français, né le 20 octobre 1919, à Paris (Seine, France). Décédé le 8 septembre 2005, à Gassin (Var, France).

C'est à Paris, dans le 5ème arrondissement, que naît André Pousse, surnommé “Dédé” par ses nombreux amis et “Quinquin” (du nom de son personnage dans «Le Pacha») par Michel AudiardMichel Audiard et Georges LautnerGeorges Lautner dont il sera le complice et ami.

Son père, François Pousse d'origine catalane, est commissaire de police, un comble quand on sait que son fiston a surtout joué des rôles de gangsters. Sa maman est auvergnate. André a un frère, Pierre, son aîné de 28 mois, dont le décès en 1963 lui causera un immense chagrin.

Véritable “Parigot”, boxeur puis champion cycliste – il restera définitivement le détenteur du record du tour sur le Vélodrome d'Hiver parisien –, il séduisit Édith PiafÉdith Piaf, au point d'être son compagnon pendant 8 mois. Présent à New York alors que Marcel Cerdan préparait son combat contre Tony Zale, il devait rentrer par le même avion que le boxeur mais changea ses projets peu avant d'embarquer : on sait qu'il eut raison…

Menuisier, mécanicien, boucher, impresario de Charles Aznavour, d'Eddie ConstantineEddie Constantine ou de Johnny Hallyday, directeur du Moulin Rouge, animateur sur Europe 1, restaurateur en son établissement "Napoléon Chaix" et propriétaire de la boite de nuit "La Locomotive", André Pousse porta mille casquettes. C'est sans doute pour cela que sa carrière cinématographique ne démarrera qu'assez tard : il a déjà 44 ans quand on le voit pour la première fois sur les écrans dans «D'où viens-tu Johnny ?» (1963).

Ce comédien à la gouaille facilement repérable et à l'expression on ne peut plus canaille nous offre une filmographie impressionnante. Il a joué avec les plus grands acteurs, sous la houlette d'excellents metteurs en scène. On le vit ainsi face à Jean Gabin dans «Le pacha» (1968), et «Le clan des Siciliens» (1969). Avec Alain DelonAlain Delonrencontré tout jeune au “Vel d'Hiv”, on le repère également dans «Un flic» de Jean-Pierre Melville (1972), «Flic story» (1975) où il incarne le frère d'Émile Buisson, alias son ami Jean-Louis Trintignant, et dans deux épisodes de la série télévisée «Frank Riva» (2003).

Par ailleurs, il décrocha quelques rôles dans des films sympathiques et nostalgiquement souriants qui, souvent signés Georges Lautner ou Michel Audiard, auront marqué les décennies 60 et 70 : «Ne nous fâchons pas» (1965), «Un idiot à Paris» (1966), «Fleur d'Oseille» (1967), «Le drapeau noir flotte sur la marmite» (1971), «Elle cause plus, elle flingue» (1972), «Quelques messieurs trop tranquilles» (1973), «Bons baisers… À lundi» (1974), «La 7ème compagnie au clair de Lune» (1977), «Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ» (1982), etc. Ces œuvres populaires auront eu le mérite de nous divertir. André Pousse aura été souvent là pour jouer le mauvais garçon, l'agent ennemi, voire le tueur, ce qui n'aura pas empêché le public de le percevoir comme un personnage sympathique, un véritable “titi” parisien.

À la télévision, il apparut dans des épisodes de séries comme «Madame le juge» (1978), «Salut champion» (1981), «Les bœufs-carottes», sans oublier de nombreuses fictions («On ne le dira pas aux enfants» et «Le grand braquet» en 1983, etc). Il s'illustra également sur les planches dans des pièces de boulevard dont nous retiendrons «N'écoutez pas Mesdames» de Sacha Guitry, avec Jean-Pierre DarrasJean-Pierre Darras. Il osa même la chansonnette à quelques reprises…

André Pousse avait épousé Jocelyne, mannequin puis danseuse au Moulin Rouge, qui lui aura donné deux filles, Pénélope et Marfa. Le couple s'était installé à La Garde-Freynet (Var) dans une grande propriété, se consacrant à la production d'arbres fruitiers. Le malin truand du cinéma français s'en est allé le 8 septembre 2005 à Gassin dans le Var, d'une façon tragique et stupide, une piqûre de guêpe ayant provoqué un accident de voiture. Il nous avait confié ses souvenirs dans deux livres, «Touchez pas aux souvenirs» et «J'balance pas, j'raconte !».

Donatienne

Cliquez sur les iconespour accéder aux illustrations.

Cliquez sur les iconespour accéder à la fiche technique du film.

Cliquez sur les mots soulignés de la fiche technique pour faire apparaître les illustrations.

Cliquez sur la fiche technique pour la faire disparaître.

English translation

Click on the iconsto reveal the pictures.

Click on the iconsto reach the data sheet of the film.

Click on the words underlined of the data sheet to reveal the pictures.

Click on the data sheet to remove.

Filmographie sélective

Interprétations
Lg
An
Titre
 
 
1
1963
D'OU VIENS-TU JOHNNY?
2
1965
NE NOUS FÂCHONS PAS
3
1966
UN IDIOT À PARIS
4
1968
LE PACHA
5
1968
FAUT PAS PRENDRE LES ENFANTS DU BON DIEU POUR DES CANARDS SAUVAGES
6
1969
LE CLAN DES SICILIENS
7
1970
DES VACANCES EN OR, de Francis RIGAUD
 
8
1970
TUMUC HUMAC
9
1972
ELLE CAUSE PLUS, ELLE FLINGUE
10
1972
UN FLIC
11
1973
L'INSOLENT
12
1973
QUELQUES MESSIEURS TROP TRANQUILLES
13
1974
BONS BAISERS... A LUNDI
14
1975
FLIC STORY
15
1975
ATTENTION LES YEUX!
16
1975
OUBLIE-MOI, MANDOLINE
17
1976
DRÔLES DE ZEBRES
18
1979
LES EGOUTS DU PARADIS
19
1982
LE CORBILLARD DE JULES
20
1982
DEUX HEURES MOINS LE QUART AVANT JESUS-CHRIST
21
1999
L'ÂME SOEUR
Éd. 9.1.4 : 11-5-2019