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Jimmy URBAIN (1943)

Jimmy Urbain

Acteur français, né James Urbain, le 6 décembre 1943, à Paris (Seine, France).

James Urbain se fait connaître sur les écrans alors qu'il n'est encore qu'un petit garçon que l'on surnomme Jimmy. Jean Stelli le fait débuter, à l'âge de 7 ans dans «On n'aime qu'une fois» (1949), une apparition suivie par 20 autres à ce jour.

Le jeune Jimmy fait partie de ses gamins qui attendrissent le public des salles obscures d'après guerre. On le repère  souvent au sein de la tribu des petits Maurin, au milieu des jeunes Malloire, ou encore auprès de Serge Lecointe, Joël Flateau ou  Brigitte Fossey.

Ainsi l'aperçoit-on dans «La poison» de Sacha Guitry (1951), «La loterie du bonheur» de Jean Gehret (1952), «Lettre ouverte» d'Alex Joffé (1953) ou encore «Leguignon guérisseur» de Maurice Labro (1954). On le reconnaît aussi dans «Les diaboliques» (1954) où il incarne un élève en même temps qu'un certain Jean-Philippe Smet dont il a le même âge.

C'est le film de Jean Delannoy, «Chiens perdus sans collier», qui le pousse enfin au premier plan, l'enfant s'y révèlant en véritable comédien tout autant qu'en danseur talentueux. En effet, il y exécute un solo qui dévoile ses réelles capacités en ce domaine.

Après «Milord l'arsouille» (1955) dont la tête d'affiche est Jean-Claude Pascal, il campe à nouveau, dans «Les Duraton»,  un jeune élève venant  demander pardon à son directeur d'école, répondant àl'invitation du brillant avocat joué par Roland Alexandre.

Après de «Ces sacrées vacances» (1955) passées entre Pierre Destailles et Sophie Desmarets, considérant que «Les carottes sont cuites», il prend «La route joyeuse» tracée par Gene Kelly avec toute une bande d'enfants, dont Patrick Dewaere et Brigitte Fossey.

Une petite appatition dans «Fric-frac en dentelles» (1956) précède son second titre de gloire, la composition d'un Gavroche émouvant et convaincant sous la houlette de Jean Paul Lechanois dans la version des «Misérables» (1957) emmenée par Jean Gabin.

Il fait encore deux piges dans «Le piège» (1957) et «Les jeux dangereux» (1958) avant de s'orienter sur une autre voie. Car le jeune homme est féru de danse. Ayant suivi des cours de haute tenue, il devint célèbre en ce domaine, au point que Terence Young fera appel à lui, superbe danseur étoile, pour le ballet «Gisèle» présenté à la famille impériale avant que le prince Rodolphe n'entraîne Marie Vetsera dans le drame historique de «Mayerling» (1968).

En 1965, à 18 ans, redevenu James Urbain, il est nommé premier danseur à l'international Ballet du Marquis de Cuevas. Il fera admirer ses circonvolutions au London Festival Ballet, ses arabesques à la Scala de Milan et ses entrechats au Ballet Théâtre contemporain d'Angers. En 1966, il sera honoré du prix Nijinsky catégorie danseur, une distinction remise annuellement en Principauté de Monaco.

Aujourd'hui professeur et chorégraphe à L'École Supérieure de danse de Cannes, Jimmy Urbain est père de plusieurs enfants et sa fille, Loren, lui a donné deux petit fils. Ces dernier danseront-t-ils sur ses pas ?

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Filmographie sélective

Interprétations
Lg
An
Titre
 
 
1
1949
ON N'AIME QU'UNE FOIS
2
1951
LA POISON
3
1952
LETTRE OUVERTE
4
1953
TOURMENTS
5
1954
LES DIABOLIQUES [Non crédité]
6
1955
CHIENS PERDUS SANS COLLIER
7
1955
LES DURATON
8
1956
LES CAROTTES SONT CUITES
9
1956
THE HAPPY ROAD (La route joyeuse)
10
1957
LES MISÉRABLES
11
1958
LES JEUX DANGEREUX
12
1968
MAYERLING
Éd. 9.1.4 : 27-10-2019