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Geneviève GRAD (1944)

Geneviève Grad

Actrice française, née à Paris, le 5 juillet 1944.

Geneviève Grad passe son enfance à Saint-Ouen, au nord de Paris, dont elle fréquente l'école communale du quartier. Elle apprécie davantage ses vacances à Saint-Cast, dans les Côtes d'Armor. Fille d'un ouvrier typographe à France-Soir, on lui connaît une grande sœur, Danièle, et un petit frère Philippe.

Gracieuse, virevoltant sans cesse sur ses chaussons de ballerine, elle est admise à la prestigieuse Ecole de Danse de l'Opéra de Paris comme “petit rat”, où elle devient l'amie de Mireille Nègre qui deviendra danseuse étoile avant d'entrer pour un temps chez les Carmélites. C'est une charmante adolescente qui aime aussi chanter tout en s'accompagnant à la guitare.

Elle a 16 ans quand, à la sortie du cours, elle est repérée par un reporter d'un magazine féminin pour des photos de mode. Son père est alors malade et la famille rencontre de grosses difficultés financières. La maman donne l'autorisation pour les photos, permettant à sa cadette d'entrer par la carrière. On remarque son frais minois et sa silhouette de sylphide sur la couverture du magazine.

Pressentie pour le film d'Alberto Lattuada, «Les adolescentes» (1960), produit par Carlo Ponti, elle se voit souffler le rôle par Catherine Spaak. Fort à propos, Michel Boisrond l'engage pour être la fille de Martine Carol dans «Un soir sur la plage» (1960). Un rôle en entraînant un autre, Pierre Gaspard Huit la vêt des frous-frous de l'ingénue Isabelle et la plonge dans une série d'aventures mouvementées dont elle ne sortira que grâce au «Capitaine Fracasse» (1961) aux allures encore fringantes de Jean Marais. Malmenée tout au long du chemin par le vilain duc de Vallombreuse (Gérard Barray), c'est néanmoins sans rancune qu'elle le retrouvera, animé de meilleures intentions, sur la plage de «Gibraltar», quelques 3 ans plus tard.

Entre temps, attirée par les sirènes transalpines, elle aura abordé le genre péplum dans des œuvres de consommation rapide, comme «La bataille de Corinthe» (1961), «Hercule, le héros de Babylone» (1963) ou «Hercule contre Moloch» (1963), ou le style aventure comme «Les Vikings attaquent» (1962) ou «Sandokan, le tigre de Bornéo» (1963).

En 1962, de passage dans l'Hexagone, notre blonde héroïne forme, avec Françoise Dorléac, Jean-Claude Brialy, et Jean-Pierre Cassel un quatuor divertissant mettant aux prises «Arsène Lupin contre Arsène Lupin», sous la direction d'Edouard Molinaro. La même année, n'ayant décidément pas froid aux yeux, elle se frotte à Eddie Constantine qui règne alors en maître sur «L'empire de la nuit» tel que l'imagina Frédéric Dard.

Vint enfin, le grand rôle, celui qui va la marquer définitivement, faisant d'elle une vedette très populaire dans tout l'Hexagone : je veux parler de bien sûr celui de  la pimpante Nicole Cruchot, digne fille du «Gendarme de Saint-Tropez» (1964). Elle y apparaît dans les trois premiers volets de la série réalisée par Jean Girault, gravant pour l'éternité dans la cire le célèbre "Do You Do You Do You Saint-Tropez", que toute la jeunesse des “sixties” reprendra comme un refrain de vacances et qui reste encore sur toutes les lèvres d'un certain âge.

Côté coeur, elle est à cette époque, et le restera pendant plusieurs années, la fiancée de l'acteur Maurice Poli, rendu fugitivement célèbre par la série télévisée de Cécile Aubry «Belle et Sébastien» et avec qui elle tournera un court métrage en 1967, «Le fossé». La télévision nous permettra d'ailleurs de retrouver son joli sourire dans des pièces de la série «Au théâtre ce soir», ou encore sous les traits de la Marquise de Pompadour autour de «Ce diable d'homme» (1978) que fut Voltaire.

Mais, après quelques compositions dans des oeuvres polissonnes ou pâlichonnes, eu égard à sa gloire récente, le rythme trépidant des tournages, la popularité facile et la quête incessantes de nouveaux rôles et de nouveaux succès finirent par plonger la fragile actrice dans une longue dépression dont elle ne sortira que grâce à l'aide d'amis sûrs qui l'hébergeront pendant cinq années. Dans cette charmante région du sud-ouest de la France où elle s'abrite, elle fait la connaissance d'un des deux frères Bogdanov, Igor, voisin de son domaine d'accueil et dont elle tombe amoureuse. De cette liaison naîtra son unique fils, Dimitri (1976). Igor reparti vers des étoiles plus incertaines, Geneviève rentrera sur la capitale où elle exercera pendant un temps le métier d'antiquaire avant de devenir assistante de production pour la chaîne de télévision TF1.

Après avoir rencontré Jean Guillaume, un architecte dont elle a partagé la vie pendant onze années, elle finit par l'épouser et s'installer à Vendôme où elle s'occupe d'animations culturelles.

Depuis, Geneviève Grad n'a plus fait de réapparition dans l'univers des médias et, même au plus fort du soleil méditerranéen sous lequel il s'étale, le petit port de Saint-Tropez nous semble gris de son absence.

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Filmographie sélective

Interprétations
LgAnTitre  
11960UN SOIR SUR LA PLAGE
21961LE CAPITAINE FRACASSE
31961IL CONQUISTATORE DI CORINTO (La bataille de Corinthe)
41962ARSENE LUPIN CONTRE ARSENE LUPIN
51962I NORMANNI (Les vikings attaquent)
61963L'EROE DI BABILONIA (Hercule, le héros de Babylone)
71963SANDOKAN, LA TIGRE DI MOMPRACEM (Sandokan, le tigre de Bornéo)
81963ERCOLE CONTRO MOLOCK (Hercule contre Moloch)
91963GIBRALTAR
101964LE GENDARME DE SAINT-TROPEZ
111965LE GENDARME A NEW YORK
121967FLASH LOVE/UN SOIR, UNE NUIT
131968LE GENDARME SE MARIE
141970O PALACIO DOS ANJOS (Palais des anges érotiques et des plaisirs secrets) , de Walter Ugo KHOURI 
151977LE MAESTRO
161982CA VA PAS ÊTRE TRISTE
L'Encinémathèque
Ed.7.2.1 : 23-10-2015