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John GIELGUD (1904 / 2000)

John Gielgud

Acteur anglais, né Arthur John Gielgud, le 14 avril 1904, à Londres (Agnleterre). Décédé le 21 mai 2000, à Aylesbury (Birmimghamshire, Angleterre).

Fils de Frank Gielgud, courtier en bourse, et de Kate Terry Lewis. Sa grand-tante, Ellen Terry (1848/1928), et sa tante, Mabel-Terry Lewis (1872/1957), dames illustres du théâtre britannique, firent déjà, sur la fin de leurs carrières respectives, quelques apparitions tardives au cinéma.

Nourri de spectacles de scène, admiratif des plus célèbres comédiens britannique du début du 20ème siècle que ses parents ne manquent pas de lui faire admirer, il tombe tout naturellement dans la marmite de la vocation dès son plus jeune âge, mais ses goût l'attirent curieusement vers le métier de décorateur. Hélas, ses talents limités de dessinateur lui font vite entrevoir la vanité de telles ambitions. Après des études aux Westminster School et Lady Benson's School, le jeune garçon choisit d'emboîter le pas de sa cousine Phyllis Neilson-Terry (1892/1977), une jeune comédienne qui l'emmène en tournée. Ravi de l'expérience, Arthur s'inscrit à la Royal Academy of Dramatic Arts de la capitale avant de faire ses débuts officiels, dès 1921, à l'Old Vic Theatre.

Ainsi débuta pour lui une double carrière de comédien (annonceur dans «Henry V» de Shakespeare), puis de metteur en scène (à partir de 1937), internationalement reconnue. Grand spécialiste de l'oeuvre de Shakespeare, il fut rapidement surnommé le plus grand Hamlet du 20ème siècle, un rôle qu'il interpréta pour la première fois en 1929 et qu'il endossera à plus de 500 reprises !

En 1924, John Gielgud fait sa première apparition à l'écran dans un film de Walter Summers, «Who is the Man ?», une oeuvrette dont il déclarera ne pas avoir gardé le moindre souvenir. Qu'il se rassure, nous non plus ! Le cinéma le rebute alors par ce qu'il appelle sa "… fragmentation du travail". Il attendit ainsi 1936 et «Quatre de l'espionnage» d'Alfred Hitchcock pour y tenir un premier rôle.

De 1924, à 1954, trente années donc, il n'apparut que dans 8 films, dont le dernier, «Jules César» d'après Shakespeare, fut réalisé par Joseph Mankiewicz (1953). Il enchaîna alors avec un «Roméo et Juliette» (Renato Castellani, 1954) et un «Richard III» (1956, de son grand ami Laurence Olivier), autres fruits du grand maître de Stratford-upon-Avon. Cette approche du cinéma par le biais du répertoire classique va peu à peu rapprocher le comédien du septième art.

Jusqu'à la fin des années soixante-dix, dans des rôles souvent secondaires, il interprète des personnages de caractère  : Louis VII dans «Becket» (1964), Henry IV dans «Falstaff» (1966), Lord Raglan dans «La charge de la brigade légère» (1968), un vieux pape – excusez le plénonasme – dans «Les souliers de Saint-Pierre» (1968), etc. En 1976, retrouvant enfin un premier rôle, il devient l'interprète d'Alain Resnais dans «Providence», aux côtés de Dirk Bogarde et Ellen Burstyn. À cette époque, John Gielgud est déjà très présent sur les plateaux de télévision («Les misérables» en 1978, etc), une activité qu'il poursuivra jusqu'à sa retraite artistique. En 1982, il reçoit l'oscar du meilleur interprète de second rôle pour sa performance dans «Arthur » de Steve Gordon, une comédie dans laquelle on ne l'attendait pas.

En 1988, le grand comédien fait ses adieux au théâtre. Nous ne le reverrons plus que sur la toile, dans des films comme «Prospero's Book» de Peter Greenaway (dans lequel il tourne, à 87 ans, sa première scène de nudité !) ou «Portrait de femme» de Jane Campion (1995).

En 1953, il avait été anobli par la toute nouvelle Reine Elizabeth II d'Angleterre. En 1996, il sera fait Membre de l'Ordre du Mérite Britannique par la déjà ancienne Reine Elizabeth II de la même Angleterre, pour sa contribution exceptionnelle à l'art dramatique de son pays.

Homosexuel à une époque où il ne faisait pas bon l'être, ni en Grande-Bretagne (où c'était carrément interdit par la loi), ni ailleurs, John Gielgud fut jugé et condamné à ce titre par les tribunaux de Sa Gracieuse Majesté, quelques mois à peine après son anoblissement. Il vécut la révélation publique de ses moeurs comme une profonde humiliation au point qu'il reconnaîtra plus tard avoir songé au suicide.

Christian Grenier

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Filmographie sélective

Interprétations
Lg
An
Titre
 
 
1
1924
WHO IS THE MAN?, de Walter SUMMERS
 
2
1936
SECRET AGENT (Quatre de l'espionnage)
3
1953
JULIUS CAESAR (Jules César)
4
1956
RICHARD III
5
1956
AROUND THE WORLD IN 80 DAYS (Le tour du monde en 80 jours)
6
1957
THE BARRETTS OF WIMPOLE STREET (Miss Ba)
7
1957
SAINT JOAN (Sainte Jeanne)
8
1964
BECKET
9
1965
THE LOVED ONE (Le cher disparu)
10
1966
CAMPAÑADAS A MEDIANOCHE (Falstaff)
11
1968
SEBASTIAN (Les filles du code secret)
12
1968
THE SHOES OF THE FISHERMAN (Les souliers de Saint-Pierre)
13
1970
JULIUS CAESAR (Jules César)
14
1970
EAGLE IN A CAGE
15
1974
11, HARROWHOUSE (Fric frac rue des diams)
16
1974
GOLD
17
1974
MURDER ON THE ORIENT EXPRESS (Le crime de l'Orient Express)
18
1975
GALILEO (Galilée), Théâtre filmé
19
1976
ACES HIGH (Le tigre du ciel)
20
1976
PROVIDENCE
21
1980
ELEPHANT MAN
22
1980
THE FORMULA (la Formule)
23
1980
SPHYNX (Le sphynx)
24
1981
ARTHUR
25
1982
GANDHI
26
1983
THE WICKED LADY (La dépravée)
27
1983
SCANDALOUS
28
1984
THE SHOOTING PARTY (La partie de chasse)
29
1984
PLENTY
30
1988
APPOINTMENT WITH DEATH (Rendez-vous avec la mort)
31
1988
ARTHUR 2 ON THE ROCKS (Arthur 2 : dans la dèche)
32
1991
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