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Steve REEVES (1926 / 2000)

Steve Reeves

Acteur américain, né 21 janvier 1926, à Glasgow (Montana). Décédé le 1er mai 2000, à Escondido (Californie).

A six mois, Baby Steve est élu plus le beau bébé de l'Etat du Montana, titre préfigurant le destin de celui que l'on devait célébrer comme le plus beau spécimen masculin de la planète !

Elevé dans le ranch de ses parents, l'enfant apprend très tôt à monter à cheval. Au décès de son père (1928), le domaine familial vendu, sa mère s'installe à Oakland, Californie, une ville où le culturisme connaît un fort développement. Tout naturellement, l'âge minimum requis, le jeune homme, aux capacités physiques au-dessus de la moyenne, s'engage dans cette voie qui lui apporte ses premières satisfactions de compétiteur.

En 1944, engagé sur le front des Philippines, il contracte la malaria. Rétabli, il est intégré à l'armée d'occupation du Japon commandée par le général Douglas MacArthur. Démobilisé en 1946, il se passionne pour le culturisme, devient "Mister América" (1947), puis "Mr.World" (1948), distinctions qui lui valent de faire une première apparition à la télévision et de participer à une tournée américaine avec les Boys de Mae West. Retenu par Cecil B.De Mille pour le rôle de Samson dans la super-production que le célèbre metteur en scène s'apprête à monter, il est renvoyé peu après, pour une dispute avec un producteur selon certains, pour insuffisance artistique selon d'autres. Retourné soulever de la fonte, il obtient, en 1950, le titre de "Mr.Univers", en l'absence il est vrai des représentants des autres galaxies, confrontés à de lourds problèmes de logistique.

En 1953, il serait, pour le cinéma s'entend, membre de l'équipe olympique américaine qui emprunte le même bateau que Jane Russell dans «Les hommes préfèrent les blondes», mais nous ne sommes pas parvenus à le reconnaître parmi la cohorte d'athlètes se pressant autour de la brune chanteuse  : serait-il parmi ceux-ci ?

Deux ou trois apparitions sur le petit écran lui valent d'être remarqué par Ed Wood Jr, le Couzinet américain, qui l'engage pour incarner un lieutenant de police dans «Jail Bait», avant que Richard Thorpe ne lui confie un rôle de costaud dans «Athena» (1954). Il disparaît alors des écrans, épouse la jeune Sandra Smith (1955) pour une union de quelques mois et se consacre aux relations publiques d'une chaîne de gymnase. En 1956, il tourne un bout d'essai pour faire respecter «La loi du Seigneur» aux côtés de Gary Cooper, mais le Dieu du cinéma ne s'est pas davantage montré au rendez-vous.

Rendu à ses chers haltères, notre aspirant comédien se morfond une paire d'années lorsque Pietro Francisci, un réalisateur italien, fait appel à lui, sur les conseils avisés de son adolescente de fille, pour porter le monde sur ses épaules dans le cadre des «Travaux d'Hercule» (1958) remis aux goûts du jour et aux couleurs de Cinecitta. Certes, il n'en assura que trois, luttant tout à tour contre le lion de Némée, le taureau de Crète et les Amazones, mais celà suffit à faire de notre homme une vedette internationale et un prophète en son pays. Après avoir lui avoir permis de reprendre quelques forces, le réalisateur réunit sur un même écran son «Hercule et la reine de Lydie» (1959) pour de nouveaux combats sous le pagne du mythologique héros. Mais, soucieux de ne pas se laisser enchaîner à son personnage, Steve l'abandonna à de pâles répliques pour connaître de nouvelles aventures tout aussi palpitantes. Qu'on en juge : «La charge des cosaques» (1959), «Les derniers jours de Pompéi» (1959), «La bataille de Marathon» (1960), «Le voleur de Bagdad» (1961), «La guerre de Troie» (1961), «Romulus et Rémus» (1961, en compagnie d'un autre culturiste, son ami Gordon Scott), «Le fils de Spartacus» (1962), etc.

En 1964, jugeant le rôle insuffisamment remuant, il décline l'offre que lui fait l'inconnu Bob Robertson à l'heure de diriger, sous le nom de Sergio Leone, «Pour une poignée de dollars» : Clint Eastwood lui en sera éternellement reconnaissant !

Ayant épousé Aline Czartjawicz, une vague princesse polonaise, et souffrant d'une blessure à l'épaule, Steve Reeves prit plus ou moins volontairement ses distances avec le cinéma pour se consacrer à l'élevage des chevaux dans son ranch d'Escondido, au sud de la Californie, dont il ne sortit, professionnellement parlant, que pour réaliser un dernier rêve d'acteur, tourner un western («L'évadé de Fort Yuma», 1968), à l'élaboration du scénario duquel il participa. Il se lança ensuite dans la promotion d'une ligne de produits nutritionnels naturels au travers de la Steve Reeves International Society, une compagnie qui lui survivra lorsqu'une tumeur cancéreuse parviendra finalement à terrasser l'homme le plus fort du monde.

Christian Grenier

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Filmographie sélective

Interprétations
LgAnTitre  
11954JAIL BAIT
21954ATHENA
31958LE FATICHE DI ERCOLE (Les travaux d'Hercule)
41959ERCOLE E LA REGINA DI LIDIA (Hercule et la reine de Lydie)
51959AGI MURAD, IL DIAVOLO BIANCO (La charge des cosaques)
61959IL TERRORE DEI BARBARI (La terreur des Barbares)
71959GLI ULTIMI GIORNI DI POMPEI (Les derniers jours de Pompéi)
81960LA BATTAGLIA DI MARATONA (La bataille de Marathon)
91960MORGAN IL PIRATA (Le capitaine Morgan)
101961IL LADRO DI BAGDAD (Le voleur de Bagdad)
111961LA GUERRA DI TROIA (La guerre de Troie)
121961ROMOLO E REMO (Romulus et Rémus)
131962IL FIGLIO DI SPARTACUS (Le fils de Spartacus)
141962LA LEGGENDA DI ENEA (Les conquérants héroïques)
151963SANDOKAN, LA TIGRE DI MOMPRACEM (Sandokan, le tigre de Bornéo)
161964I PIRATI DELLA MALESIA (Les pirates de Malaisie)
171968VIVO PER LA TUA MORTE (L'évadé de Fort Yuma) , de Alex BURKS/Carlo BAZZONI 
L'Encinémathèque
Ed.7.2.1 : 5-12-2015