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James GARNER (1928 / 2014)

James Garner

Acteur américain, né James Scott Bumgarner, le 7 avril 1928, à Norman (Oklahoma). Décédé le 19 juillet 2014, à Los Angeles (Californie).

De descendances anglaise, irlandaise et germanique, James Garner est le fils d'un marchand de moquettes. On lui connait deux frères ainés, Jack Garner (1923/2011, qui deviendra acteur) et Charlie Bumgarner (?/1985). La famille s'agite autour de la fabrique paternelle dans un petit hameau de l'Oklahoma, Denver, qui n'a pas la taille de la grande cité du Colorado.

En 1933, au décès de leur mère, les enfants sont pris en charge par des amis jusqu'au remariage du père. Mais belle maman se montre désagréable et maltraitante envers ces enfants qui ne sont pas les siens, et particulièrement avec James, jusqu'à ce que le père mette un terme à la situation en renvoyant la marâtre vers d'autres foyers.

A 16 ans, l'adolescent qu'est devenu Jimmy s'engage dans la marine marchande, une activité qui lui siérait s'il ne souffrait rédhibitoirement du mal de mer. Ayant remis les pieds sur terre, il seconde son père dans ses activités tapissières, désormais exercées aux environs de Los Angeles. Parallèlement, il reprend ses études en s'inscrivant à la Hollywood High School et finit par décrocher un job de mannequin qui ne l'enchante guère.

Ayant choisi de servir dans la Garde Nationale, il est libéré à la suite d'un accident au genou qui ne l'empêchera pas toutefois de participer à la Guerre de Corée (1950/1953). Deux blessures lui valent une décoration et un retour à la vie civile. Il se perd alors dans toute une série de petits boulots (il en dénombrera 75 !) jusqu'à ce qu'une relation de son passé hollywoodien, devenue producteur, le pousse à accepter un rôle muet dans une représentation de «The Caine Mutiny Court Martial» donnée à Broadway (1954), décidant définitivement de son avenir.

En 1956, pris sous contrat par la Warner, James fait ses débuts à l'écran dans un petit rôle qui n'a rien à voir avec une composition («Je reviens de l'enfer»), découvrant au générique qu'on a “américanisé” son patronyme : va pour James Garner ! Plus intéressantes seront ses apparitions aux côtés de Tab Hunter («Tête brûlée», 1956) et Marlon Brando («Sayonara», 1957), lui mettant enfin le pied à l'étrier. Mais c'est surtout l'obtention du rôle titre de la série télévisée «Maverick» qui fait connaître l'ancien combattant devenu acteur à la nouvelle génération des salles obscures ; une première série de 60 épisodes (1957/1962) se terminera par un procès mettant un terme à ses relations avec la Warner, mais l'homme fera revivre son héros westernien dans un téléfilm (1978) et une nouvelle série («Bret Maverick», 18 épisodes en 1981 et 1982), pour finir par le seconder au grand-écran où il sera personnifié par Mel Gibson («Maverick» de Richard Donner, 1993).

De retour à l'écran, James Garner apporte sa pierre au très bel ouvrage de William Wyler, «La rumeur», entre Shirley MacLaine et Audrey Hepburn. De film en film, il impose petit à petit son personnage construit avec Maverick, héros décontracté, voire désinvolte, et se révéle à son aise dans l'univers de la comédie où il donne d'heureuses répliques à Doris Day («The Thrill of It All/Le piment de la vie» et «Move Over, Darling/Pousse-toi, chérie» en 1963, …) et Julie Andrews («Les jeux de l'amour et de la guerre» en 1964). En 1965, il fonde en sa propre société de production, "Cherokee Productions", dont les fruits seront distribuées par la Metro-Goldwyn-Mayer ou la Universal, tout en refusant que son nom soit explicitement crédité aux génériques. Parmi ceux-ci, «Grand Prix» (1966), relatif à l'univers de la Formule 1, fait naître en lui la passion des courses automobiles, ce qui lui vaudra la joie et l'honneur d'ouvrir à trois reprises les 500 miles d'Indianapolis au volant du véhicule de sécurité.

Devenu un acteur de premier plan, James Garner est désormais en mesure de porter un film sur ses épaules et sur son nom. Il incarne le shérif Wyatt Earp dans une des nombreuses relatations du célèbre gunfight d'O.K. Corral («Sept secondes en enfer», 1967), et endosse le costume du détective «Marlowe» (1969) bien après Humphrey Bogart et quelque temps avant Robert Mitchum, avant de devenir le héros d'un dyptique de westerns parodiques («Ne tirez-pas sur le shérif» en 1969, «Support Your Local Gunfighter» en 1971) qui lui offrent la notoriété internationale. Moins probant sera son passage par les studios Disney au travers de deux comédies bien oubliées, «One Little Indian» (1973) et «The Castaway Cowboy» (1974), qui viendront compromettre les efforts consentis jusque-là.

Rejeté à l'ombre des grands écrans, James Garner réapparaît à la lumière des petits au travers d'une nouvelle série télévisée, «The Rockford Files/Deux cent dollars plus les frais» (122 épisodes entre 1974 et 1980), une aventure qui, après avoir été reconnue par un Emmy Award, se terminera par un nouveau procès à l'issue moins heureuse que le précédent.

En 1982, Blake Edwards relance sa carrière avec «Victor/Victoria», remake d'une comédie allemande des années trente, lui offrant son épouse Julie Andrews pour compagne/compagnon. Le succès qui en découle lui permet d'occuper à nouveau le haut de l'affiche («Tank» en 1983, «Murphy's Romance» en 1985 qui lui vaut son unique nomination à la course aux oscars, «Sunset/Meurtre à Hollywood» en 1988 qui n'est pas une vengeance de son échec au couronnement suprême, etc). Malheureusement, confronté à de nombreux ennuis de santé – opération d'un ulcère en 1979, quintuple pontage coronarien en 1988, implantation de prothèses aux genoux en 2000 –, le comédien n'est plus que l'ombre de lui-même.

Homme fidèle, James Garner fut l'époux d'une seule femme, Lois Fleishman Clarke, épousée en 1956. Le couple s'intalla à Brentwood dans une demeure qu'il conserva durant toute son existence, entrecoupée d'une séparation entre 1979 et 1982 inhérente au refus de l'acteur de prendre suffisamment en compte sa santé déjà déficiente. Père adoptif de Kimberly, l'enfant issu du premier mariage de son épouse, il fut le géniteur de Gigi Garner (1958), une fillette que devait frapper une poliomyélite. Un infarctus du myocarde eut finalement raison de son coeur affaibli.

Christian Grenier

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Filmographie sélective

Interprétations
LgAnTitre  
11956THE GIRL HE LEFT BEHIND (Tête brûlée)
21957SAYONARA
31958DARBY's RANGERS (Les commandos passent à l'attaque)
41958UP PERISCOPE (La mission secrète du sous-marin X16)
51959CASH McCALL (Cet homme est un requin)
61962THE CHILDREN's HOUR (La rumeur)
71962BOY's NIGHT OUT (Garçonnière pour quatre)
81963THE GREAT ESCAPE (La grande évasion)
91963THE THRILL OF IT ALL (Le piment de la vie)
101963THE WHEELER DEALERS (Lits séparés)
111963MOVE OVER, DARLING (Pousse-toi, chérie)
121964THE AMERICANIZATION OF EMILY (Les jeux de l'amour et de la guerre)
13196436 HOURS (36 heures avant le débarquement)
141965THE ART OF LOVE
151966A MAN COULD GET KILLED ("D" pour danger)
161966DUEL AT DIABLO (La bataille de la vallée du Diable)
171966Mr.BUDDWING/WOMAN WITHOUT A FACE (Enigme à quatre inconnues)
181966GRAND PRIX
191967HOUR OF THE GUN (Sept secondes en enfer)
201968THE PINK JUNGLE (La jungle aux diamants) , de Delbert MANN 
211968HOW SWEET IT IS (Adorablement vôtre)
221969SUPPORT YOUR LOCAL SHERIFF (Ne tirez pas sur le shérif)
231969MARLOWE (La valse des truands)
241970A MAN CALLED SLEDGE (Un homme nommé Sledge)
251971SUPPORT YOUR LOCAL GUNFIGHTER (Tueur malgré lui)
261971SKIN GAME , de Paul BOGART 
271972THEY ONLY KILL THEIR MASTERS
281973ONE LITTLE INDIAN (Un petit Indien)
291974THE CASTAWAY COWBOY
301981THE FAN
311982VICTOR VICTORIA (Victor/Victoria)
321983TANK
331985MURPHY's ROMANCE , de Martin RITT 
341988SUNSET (Meurtre à Hollywood)
351993FIRE IN THE SKY , de Robert LIEBERMAN 
361993MAVERICK
371996MY FELLOW AMERICANS (Président? Vous avez dit président?)
381998TWILIGHT (L'heure magique)
392000SPACE COWBOYS
402002DIVINE SECRETS OF THE YA-YA SISTERHOOD (Les divins secrets)
412004THE NOTEBOOK (N'oublie jamais) , de Nick CASSAVETES 
422006THE ULTIMATE GIFT , de Michael O.SAJBEL 
L'Encinémathèque
Ed.7.2.2 : 13-4-2016