La bibliothèque de L'Encinématheque

George HAMILTON (1939)

George Hamilton

Acteur américain, né George Stevens Hamilton, le 12 août 1939, à Memphis (Tennessee, U.S.A.).

Fils de George 'Spike' Hamilton Sr, chef de groupe musical, et Ann Potter Stevens Hunt Spaulding, le petit George Hamilton – ne pas confondre avec un acteur homonyme ayant sévi à l'écran à 9 rerprises entre 1948 et 1953 – est trimbalé régulièrement au gré des occupations professionnelles de ses parents : l'Arkansas, Los Angeles, Boston, New York City, Mexico, Palm Beach… n'ont pas de secret pour lui. Mais le couple parental finit par se déchirer, et 'Spike' de se remarier avec une jolie trentenaire, June Howard, sa maîtresse à l'origine du divorce. Pour nous permettre de jeter un oeil furtif par le petit bout de la lorgnette, George révèlera plus tard, à l'occasion de la publication de ses mémoires («Don't Mind if I Do», 2008), avoir découvert la sexualité auprès de cette généreuse belle-mère sans pour autant s'être senti violenté.

Mais revenons à l'essentiel. L'adolescent qu'il est devenu termine ses études secondaires à Palm Beah dans un établissement qui lui a permis de découvrir l'art dramatique. L'année même du décès de son père, George sort diplômé de la Hackley School de Tarrytown (New York). Une amie de la famille, l'actrice Mae Murray, lui conseille alors de s'installer à Hollywood pour de meilleures perspectives. Le conseil s'avéra payant, qui permit à notre aspirant vedette d'apparaître sur les petit écrans américains dans un épisode de la série «The Veil» (1958), présentée par Boris Karloff.

La même année, il fait ses débuts au cinéma dans «Crime and Punishment» (sorti en 1959) qui le fait remarquer par Vincente Minnelli, alors en quête d'un jeune premier capable de tenir tête à Robert Mitchum, «Celui par qui le scandale arrive» (1960). Après deux apparitions, le jeune homme est propulsé en hauts des affiches de premier plan, donnant successivement la réplique à Natalie Wood («Les jeunes loups», 1960), Lana Turner («Par l'amour possédé», 1961), Dahlia Lavi («Quinze jours ailleurs», 1962, d'un Vincente Minnelli convaincu), Romy Schneider («Les vainqueurs», 1963),… pour ne citer que le haut du pavé du Hollywood Wall of Fame.

Convainquant, il l'est encore dans son premier western, «Tonnerre Apache» (1961), en jeune lieutenant de la cavalerie de l'Oncle Sam se sentant responsable de la mort de son compagnon de chevauchée. La consécration internationale lui vient lorsqu'il s'interpose entre Jeanne Moreau et Brigitte Bardot, révolutionnaires en jupons, dans «Viva Maria» (Louis Malle, 1965).

Toutefois, son ascension professionnelle se trouve bientôt freinée par sa liaison médiatisée avec Lynda B. Johnson, la fille du président Lyndon B., le successeur inopiné de John Fitgerald Kennedy qu'une balle assassine à écarté de son chemin d'ambition. Mais le jeune homme, que l'on soupçonne de chercher à se faire une publicité à bon marché, n'est pas des plus fréquentables lorsqu'on aspire à un second mandat, et ses tentatives pour échapper à l'enrôlement en pleine Guerre du Viet-Nam choquent nombre de farouches conservateurs. Alors, raison d'état oblige…

Rupture sentimentale consommée, la carrière de George Hamilton ne surfera plus guère sur les sommets et on le retrouvera essentiellement, même si ce fut parfois en première ligne («La poursuite des tuniques bleues» en 1967,…), au générique de productions de consommation courante : «La guerre des cerveaux» (du vétéran Byron Haskin en 1967), «Evel Knievel» (1971), «Une fois ne suffit pas » (Guy Green, 1971), etc. Bref, au tournant de la décennie, son plus grand titre de gloire sera d'avoir partagé la vedette avec Lana Turner sur la série télévisée «The Survivors» (15 épisodes de 1969 à 1971). C'est d'ailleurs pour le petit écran qu'il oeuvrera désormais le plus souvent.

Car du côté de la toile la plus large, il apparaîtra tout au plus dans une dizaine de films pour les années soixante-dix («Le fantôme de Cat Dancing» pour un western intéressant de Richard Sarafian en 1973, «De l'enfer à la victoire» pour une co-production européenne de 1978, «Le vampire de ces dames» en une parodie qui semblait pouvoir le relancer,…) et un seul au cours des années 80 dans lequel il caricature «La grande Zorro», non sans ironie lorsque l'on connaît son penchant pour la gent féminine confirmée par la longue liste des maîtresses que les journaux “people” s'accordent à lui reconnaître. Il semblait pourtant être rangé des garçonnières depuis ce 29 octobre 1972 où il prit pour épouse Alana Kaye Collins, sa partenaire dans «Evel Knievel». Mais l'affaire ne dura qu'un temps, celui de donner naissance à leur fils Ashey Hamilton. Le couple devait toutefois se reformer pour un talk-show télévisé, «George & Alana» (1995). N'oublions pas de citer la participation de l'acteur à la 6ème saison de l'interminable série «Dynastie» qui connut un succès international propre à faire de l'ombre à «Dallas».

En cette fin de XXème siècle, ce n'est pas le cinéma qui ramena George au premier plan (même si «Huit têtes dans un sac» connut une large distribution en 1997), mais les compromissions politiques lorsque notre play-boy, amie de la première dame philippine Imelda, fut cité comme témoin dans une affaire de fraude et de rackett touchant le clan du président Ferdinand Marcos. Depuis, l'on peut tout juste relever l'intérêt qu'il suscita chez Woody Allen lorsque celui-ci choisit de nous narrer une ènième fois les affres d'un artiste essoré dans un Hollywood finissant («Hollywood Ending», 2001) : un raccourci, en somme…

Christian Grenier

Cliquez sur les iconespour accéder aux illustrations.

Cliquez sur les iconespour accéder à la fiche technique du film.

Cliquez sur les mots soulignés de la fiche technique pour faire apparaître les illustrations.

Cliquez sur la fiche technique pour la faire disparaître.

English translation

Click on the iconsto reveal the pictures.

Click on the iconsto reach the data sheet of the film.

Click on the words underlined of the data sheet to reveal the pictures.

Click on the data sheet to remove.

Filmographie sélective

Interprétations
Lg
An
Titre
 
 
1
1959
CRIME AND PUNISHMENT U.S.A., de Denis SANDERS
 
2
1960
HOME FROM THE HILL (Celui par qui le scandale arrive)
3
1960
ALL THE FINE YOUNG CANNIBALS (Les jeunes loups)
4
1960
WHERE THE BOYS ARE (Ces folles filles d'Ève)
5
1961
ANGEL BABY, de Paul WENDKOS
 
6
1961
BY LOVE POSSESSED (Par l'amour possédé)
7
1961
A THUNDER OF DRUMS (Tonnerre Apache)
8
1961
LIGHT IN THE PIAZZA (Lumière sur la piazza)
9
1962
TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs)
10
1963
THE VICTORS (Les vainqueurs)
11
1963
ACT ONE, de Dore SCHARY
 
12
1964
LOOKING FOR LOVE, de Don WEIS
 
13
1964
YOUR CHEATIN' HEART
14
1965
VIVA MARIA!
15
1965
L'HOMME DE MARRAKECH
16
1967
DOCTOR, YOU'VE GOT TO BE KIDDING!, de Peter TEWKSBURY
 
17
1967
A TIME FOR KILLING (La poursuite des tuniques bleues)
18
1967
JACK OF DIAMONDS (Diamant d'as)
19
1967
THE POWER (La guerre des cerveaux)
20
1970
TOGETHERNESS
21
1971
EVEL KNIEVEL, de Marvin J.CHOMSKY
 
22
1973
MEDUSA, de Gordon HESSLER
 
23
1974
ONCE IS NOT ENOUGH (Une fois ne suffit pas)
24
1977
THE HAPPY HOOKER GOES TO WASHINGTON, de William A.LEVEY
 
25
1979
LOVE AT FIRST BITE (Le vampire de ces dames)
26
1981
ZORRO, THE GAY BLADE (La grande Zorro)
27
1990
THE GODFATHER: PART III (Le parrain, 3e partie)
28
1991
DOC HOLLYWOOD
29
1992
ONCE UPON A CRIME
30
1993
AMORE!, de Lorenzo DOUMANI
 
31
1995
PLAYBACK, d'Oley SASSON
 
32
1997
EIGHT HEADS IN A DUFFEL BAG (Huit têtes dans un sac)
33
2001
HOLLYWOOD ENDING
34
2002
THE LITTLE UNICORN, de Paul MATTHEWS (Vidéo. Inédit en salles (?))
 
35
2016
THE CONGRESSMAN, de Robert MRAZEK
 
36
2016
SILVER SKIES, de Rosemary RODRIGUEZ
 
37
2018
SWIPED, d'Ann Deborah FISHMAN
 
Éd. 9.1.4 : 8-7-2019