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Lola FLORES (1923 / 1995)

Lola Flores

Actrice espagnole, né María Dolores Flores Ruiz, 21 janvier 1923, à Jerez de la Frontera (Andalousie, Espagne). Décédée le 16 mai 1995, à Madrid (Espagne).

Aînée de trois frères et d'une soeur (la future actrice Carmen Flores que plus tard, une rumeur infondée fera passer quelque temps pour sa fille), la future Lola Flores apprend très tôt les rudiements de la chanson et de la danse flamenco et se produira, encore adolescente, dans les bars de sa ville natale. Après avoir notamment suivi des cours à l'académie de flamenco dirigée par le célèbre maestro Realito, elle se lance dans le monde du spectacle à la fin des années 30.

En 1942, elle remporte son premier grand succès personnel sur les planches grâce à «Cabalgata», dont elle est une des interprètes au théâtre Fontalba de Madrid. À la fin de 1943, on l'apprécie beaucoup dans «Zambra», qui la transforme définitivement en étoile. Ce spectacle musical remporte tellement de succès qu'il sera joué, dans des versions remaniées, jusqu'en 1948. Elle y a pour partenaire le chanteur réputé Manolo Caracol, avec qui elle entretient à l'époque une tumultueuse liaison.

Par la suite, Lola Flores figure encore à l'affiche d'autres shows comme, par exemple, «La maravilla errante», «Copla y bandera», «Luna y guitarra», «La copla morena», «La guapa de Cadiz»,… Parmi les nombreuses chansons enregistrées par la populaire artiste, on peut citer «El Lerele», «La Salvaora», «La zarzamora», «Manolita la primera», «Maria Bonita» ou encore «Dolores, ay mi Dolores».

Lola Flores a aussi à son actif un parcours cinématographique bien fourni. Elle débute à l'écran dans «Martingala» (1939, simple apparition) et tient son premier rôle important dans «Un alto en el camino» (1941). Elle devient une star de cinéma grâce à «Embrujo», avec en co-vedette Manolo Caracol, qui sort en 1948.

Par la suite, elle est encore, jusqu'au milieu des années 70, l'interprète  d'une vingtaine de films, parmi lesquels on peut citer, entre autres, «La niña de la venta» (1951), «La estrella de Sierra Morena» (1952), «Morena Clara» (1954), «Lola Torbellino» (1956), «La faraona» (1956, un surnom qui lui collera désormais à la peau), «Sueños de oro» (1958), «El balcón de la luna» (1962), «La gitana y el charro» (1964), «Una señora estupenda» (1970), «Casa Flora» (1973), «El asesino no está solo» (1975), etc. On peut noter que plusieurs de ces titres sont des co-productions mexicano-espagnoles, la star étant aussi très populaire en Amérique du Sud. Elle est d'ailleurs en outre la protagoniste d'une co-production hispano-argentine, «Kuma Ching» (1969).

Sa filmographie s'achève dans les années 80 avec «Truhanes» (1982), «Juana la Loca… de vez en cuando» (1983), et «Los invitados» (1986).

Côté coeur, séparée de Manolo Caracol en 1952, elle enchaîne les liaisons avec de célèbres personnalités comme le torero Manolo González, l'acteur Rafael Romero ou le footballeur Gustau Biosca i Pagès. Vers 1955, préparant un tour de chant dans la capitale parisienne, elle sollicite l'accompagnement du guitariste flamenco Antonio González 'El Pescaílla'. Cette rencontre débouchera sur un mariage (1957), la naissance de deux filles (Lucia et Rosario) et d'un garçon (Antonio) et quelques apparitions communes à l'écran («María de la O» en 1959, etc).

Au début des années 90, l'actrice devait connaîte de sérieux démêlés avec le fisc espagnol : "Je n'ai jamais rien compris à la paperasse !". Condamnée à une forte amende et plusieurs mois de prison – qu'elle accomplit en libertée surveillée – elle prononça à cette occasion une de ses fameuses répliques : "Si una peseta me diera cada español…/Si chaque Espagnol me donnait une peseta…".

Un cancer du sein devait emporter l'impétueuse Andalouse qui fut active jusqu'à ses derniers mois. Dans sa ville natale, on peut trouver une statue à son effigie et une rue à son nom. Quinze jours après son décès, son fils Antonio disparaissait à son tour, victime d'une overdose que l'on justifie par le rejet de l'absence maternelle.

Marlène Pilaete, Christian Grenier

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Filmographie sélective

INTERPRÉTATIONS:
LgAnTitre  
11940MARTINGALA de Fernando MIGNON [Images d'archive] 
21941UN ALTO EN EL CAMINO de Julián TORREMOCHA 
31943ALEGRÍAS de Jesús REY (Court métrage musical) 
41947EMBRUJO
51950BLACK JACK
61951LA NINA DE LA VENTA
71952ESTRELLA DE SIERRA MORENA
81953¡AY, PENA, PENITA, PENA! de Miguel MORAYTA 
91954LA DANZA DE LOS DESEOS de Florián REY 
101954MORENA CLARA
111954LA HERMANA ALEGRÍA de Luis LUCIA 
121955TÚ Y LAS NUBES de Miguel MORAYTA 
131956LOLA TORBELLINO / LOS 3 AMORES DE LOLA de René CARDONA 
141956LA FARAONA de René CARDONA 
151957SUEÑOS DE ORO / MARICRUZ
161958EL GRAN ESPECTÁCULO de Miguel ZACARÍAS 
171958ÉCHAME A MÍ LA CULPA
181959VENTA DE VARGAS
191959MARÍA DE LA O
201962EL BALCÓN DE LA LUNA
211963DE COLOR MORENO de Gilberto MARTÍNEZ SOLARES 
221964LA GITANA Y EL CHARRO de Gilberto MARTÍNEZ SOLARES 
231967UNA SEÑORA ESTUPENDA
241969KUMA CHING / AVENTURA EN HONG KONG de Daniel TINAYRE 
251969EL TAXI DE LOS CONFLICTOS
261973CASA FLORA de Ramón FERNÁNDEZ 
271975EL ASESINO NO ESTÁ SOLO de Jesús GARCÍA de DUEÑAS 
281983JUANA LA LOCA… DE VEZ EN CUANDO
291983TRUHANES
301987LOS INVITADOS de Víctor ALCÁZAR 
Éd.8.1.3 : 7-8-2017