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Daliah LAVI (1940 ? 1942 ? / 2017)

Daliah Lavi

Actrice israélienne, né Daliah Levenbuch, le 12 octobre 1940 (1942 ?), à Shavei Zion (Palestine britannique, aujourd'hui Israël). Décédé le 3 mai 2017, à Asheville, Caroline du Nord (U.S.A.).

Filles de colons d'origines européennes installés en Palestine, Daliah Levenbuch est remarquée dans sa ville natale, au début des années 50 par Kirk Douglas, venu sur place pour tourner «The Juggler» (1953), un drame d'Edward Dmytryk inscrit dans le contexte sioniste de l'immédiate après-guerre.  Celui-ci prend la fillette en affection et s'arrange pour qu'elle parte bientôt à Stockholm, où il a fondé une école de danse, afin qu'elle puisse y suivre des cours de ballet. C'est d'ailleurs en Suède que, encore adolescente, la jeune fille fera une première apparition à l'écran dans «Hemsöborna» (1955).

Au décès de son père, elle rentre dans son pays natal, où elle travaille comme mannequin.

En 1960, Daliah Lavi ("Lion" en hébreu) revient au cinéma en tenant le premier rôles féminin de la co-production israélo-allemande «Brennender Sand/Sables brûlants» et du film français «Candide ou l'optimisme au XXe siècle». Artiste polyglotte, elle décline son début de carrière cinématographique dans notre Hexagone («Un soir sur la plage» de Michel Boisrond et «La fête espagnole» de Jean-Jacques Vierne en 1960, «Le jeu de la vérité» de Robert Hossein en 1961) et l'Allemagne de l'Ouest («Im Stahlnetz des Dr. Mabuse/Le retour du docteur Mabuse» de Harald Reinl en 1961, «Das schwarz-weiss-rote - Himmelbett» de Rolf Thiele en 1962).

En 1962, Kirk Douglas se souvient de la petite brune des kibboutz et la fait venir «Quinze jours ailleurs» pour lui donner la réplique, lui mettant ainsi le pied à l'étrier. Si «Cyrano et D'Artagnan» d'Abel Gance (1962) nous paraît alors de bonne augure, le cinéma italien l'attire dans son courant de gialli qui s'avèrera moins prometteur («Le démon dans la chair» de Brunello Rondi en 1932, «Le corps et le fouet» de Mario Bava en 1963). Elle n'en apparaît pas moins dans une paire de grosses co-productions majoritairement germaniques, «La ronde» d'Alfred Weidenmann ("1963) en secrétaire de Peter Van Eyck et «Les cavaliers rouges» de Hugo Fregonese, entre Pierre Brice et Lex Barker tout aussi émigrés qu'elle, qui lui permettent d'acquérir une renommée internationale.

Ravissante, le sourire large, elle entre dans le maelstrom du cinéma anglo-saxon pour agrémenter les aventures de quelque uns de ses héros les plus sexys des sixties : Peter O'Toole dans «Lord Jim» (1965), Dean Martin dans «Matt Helm, agent très spécial» (1965) et même l'anonyme Terence Cooper lorsqu'il personnifie un clone de l'agent 007 dans «Casino Royale» (1967). Dès lors, femme cannibale, plus rien ne lui résiste : dans «Le grand départ», ce benêt de Troy Donahue lui fond dans les bras ; chargé de délivrer un «Mandat d'amener», Rod Taylor ne sait trop à quel saint le vouer, tandis que Richard Johnson, peu rassuré, sait trop bien que «Si Dieu pardonne, elles jamais !» (1968). Yul Brynner lui-même, sous le costume aventureux de «Catlow» (1971) aura beaucoup du mal à lui faire entendre raison !

Au début de la nouvelle décennie, sans doute déçue du tournant de l'affaire, Daliah Lavi délaisse définitivement le cinéma et s'oriente vers la chanson. Dans ce domaine, elle connaît ainsi, en Allemagne, une seconde carrière dans lequelle elle se taille rapidement une grande réputation. Parmi ses succès discographiques, on peut citer, notamment, «Oh Wann Kommst Du ?» en 1970, «Willst Du Mit Mir Gehen ?» en 1971 ou encore «Weisst du, was du für mich bist» en 1977.

Désormais, à quelques rares reprises, elle ne retourne plus à son métier d'actrice qu'au petit écran, dans une poignée de séries et un téléfilm. Après un duo en 1994 avec Karel Gott, «Ich bin da um dich zu lieben», une adaptation du tube de Diana Ross «When You Tell Me That You Love Me», elle délaisse les studios d'enregistrement. En 2008, son come-back avec l'album «C'est la vie/So ist das Leben», lui permet, une dernière fois, de goûter aux joies du hit-parade et d'entamer une tournée d'adieu.

Mère de quatre enfants au terme de son quatrième mariage, Daliah Lavi décéda "paisiblement" dans sa résidence américaine où elle s'était installée avec son dernier époux depuis 1992, son corps étant ramené auprès de ceux de ses parents en terre palestinienne.

Marlène Pilaete, développé par Chritian Grenier

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Filmographie sélective

Interprétations
LgAnTitre  
11960BRENNENDER SAND (Sables brûlants) de Raphael NUSSBAUM 
21960CANDIDE OU L'OPTIMISME AU XXème SIÈCLE
31960LA FÊTE ESPAGNOLE
41961IM STAHLNETZ DES DR.MABUSE (Le retour du docteur Mabuse)
51961LE JEU DE LA VERITÉ
61962TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs)
71962DAS SCHWARZ-WEISS-ROTE HIMMELBETT
81962CYRANO ET D'ARTAGNAN
91963IL DEMONIO (Le démon dans la chair) de Brunello RONDI 
101963LA FRUSTA E IL CORPO (Le corps et le fouet)
111963DAS GROßE LIEBESSPIEL (la ronde)
121963OLD SHATTERHAND (Les cavaliers rouges)
131964D.M.KILLER
141965LORD JIM
151965SCHÜSSE IM 3/4 TAKT (Du suif dans l'Orient-Express)
161965THE SILENCERS (Matt Helm, agent très spécial)
171966THE SPY WITH A COLD NOSE de Daniel PETRIE 
181967CASINO ROYALE
191966JULES VERNE's ROCKET TO THE MOON (Le grand départ)
201968NOBODY RUNS FOREVER (Mandat d'arrêt)
211968SOME GIRLS DO (Dieu pardonne, elles jamais!)
221971CATLOW
Éd.8.1.3 : 5-3-2018