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George KENNEDY (1925 / 2016)

George Kennedy

Acteur américain, né George Harris Kennedy Jr, le 25 février 1925, à New York City (New York, U.S.A.). Décédé le 28 février 2016, à Middleton (Idaho, U.S.A.).

De racines iralndaises, anglaises et germaniques, George Kennedy Jr est le fils de Senior comme il se doit, musicien compositeur et chef d'orchestre, et de Helen A. Kieselbach, ballerine au "Ballet Classique", ascendances qui amèneront bientôt l'enfant à se produire en public dans des spectacles locaux, sans réelles ambitions artistiques.

En 1929, Senior décédé, Helen se remarie. Mais beau-fils et beau-père ne tardent pas à entrer en conflit. L'adolescent et le jeune homme qu'il devient apprend à se construire tout seul : théâtre amateur, animations musicales… activités qui feront de lui "… le plus jeune disc-jockey de Long Island".

Diplômé du John Tartleton Agricultural College de Stephenville (Texas) et de la Chaminade High School de Mineola (New York), il a l'âge d'entrer dans la vie active lorsque son pays, tardivement engagé dans la Seconde Guerre Mondiale, prend pied sur le continent africain. Engagé comme soldat volontaire dans l'espoir de devenir pilote, George se retrouve dans l'infanterie, ce qui l'amènera, via l'Angleterre, à combattre en Tchécoslovaquie, France, Belgique, Allemagne… et lui fournira ce qu'il considèrera comme un honneur de servir sous le commandement du général Patton. Deux décorations viendront reconnaître ses actes de bravoure militaire.

Après la guerre, le jeune homme reste dans l'armée, affecté au Service de Radio et de Télévision jusque vers 1958 lorsque, parvenu au grade de capitaine mais diminué par une blessure au dos, il devra orienter son avenir vers d'autres cieux. En relation avec les médias de par sa fonction de conseiller militaire, c'est vers Hollywood qu'il tourne son regard, devenant bientôt conseiller et acteur de la série télévisée «Sergeant Bilko» (1959).

Le cinéma ne devait pas tarder à faire appel à cet acteur à l'immense carrure et à la trogne avenante. S'il n'y fit pas ses débuts dans «Spartacus» (1960), contrairement à ce qu'on peut lire à droite et à gauche – l'acteur lui-même entretint cette ambiguïté en remarquant sa ressemblance avec le cascadeur Bob Morgan – il apparut une première fois dans une oeuvrette bien oubliée d'Andrew McLaglen, «The Little Shepherd of Kingdom Come» (1961) : déjà crédité au générique, il ne semble pas qu'il y joua les agneaux !

Brute épaisse («La meurtrière diabolique» en 1963, «Mirage» en 1965,…) ou flic coriace, («Seuls sont les indomptés» en 1962, «Que vienne la nuit» en 1967,…), il aborde parfois la comédie («Les pieds dans le plat» en 1963, «La flotte se mouille» en 1964, «Le ranch de l'injustice» en 1966,…) sans que son quintal de talent ne l'encombre. Maltraitant Cary Grant par ci («Charade» en 1963), menaçant John Wayne par là, («Les 4 fils de Katie Elder» en 1965), l'acteur ne recule devant rien tout en avançant dans la hiérarchie des têtes reconnues. Trois fois partenaire de James Stewart pendant les “sixties” («Les prairies de l'honneur» et «Le vol du Phénix» en 1965, «Bandolero !» en 1968), c'est en cabossant Paul Newman («Luke la main froide», 1967) qu'il accède aux honneurs suprêmes en décrochant l'oscar du meilleur acteur de composition. Faire-valoir de haute volée, il observe avec amusement les «12 salopards» (1967) berner le colonel Robert Ryan et assiste le détective Henry Fonda dans sa chasse au serial-killer Tony Curtis, dit «L'étrangleur de Boston» (1968).

L'image de George Kennedy est indissociable de celle de Joe Patroni, pilote sur le retour chargé de la sécurité des pistes de tous les aéroports du monde, nous semblera-t-il. Seul acteur récurrent de la série des 4 films catastrophes exploitant le filon aéronautique, il tire successivement quelques épines des pieds de Burt Lancaster («Airport», 1969), Charlton Heston («747 en péril», 1974), l'inévitable James Stewart («Les naufragés du 747», 1977) et Alain Delon “himself” dans l'épisode franchouillard («Airport 80, Concorde», 1979). Il faut dire que notre homme, pilote breveté, possède dans son garage un Cessna 210 et un Beechcraft Bonanza sur lesquels il put sans doute se faire la main.

Une catastrophe, selon la loi des séries, en amenant une autre, c'est en poursuivant un malfrat qu'il se fait surprendre par un «Tremblement de terre» (1974), mais l'homme en a vu d'autres qui saura se tirer de ce mauvais pas avec la belle de service. Plus signifiant pour lui, «La cible étoilée» (1978) lui fournit l'occasion de camper son chef d'armée, le général Patton, ce qui ne dût pas le laisser indifférent.

Sa fin de carrière fut moins intéressante, même s'il profita un moment de l'émoi suscité par Bo Derek, frâichement libérée des lianes d'un Tarzan d'opérette, qui l'entraîna dans un «Bolero» (1984) sans lendemain qui danse. Films d'action et d'horreur s'enchevêtrent alors et l'on peut se demander si, malgré sa présence, il y avait alors encore «… un flic pour sauver Hollywood ?» (1994). Il y eut en tout cas quelques membres du Hollywood Historic Trust pour l'introniser dans la confrérie des étoilés du Hollywood Walk of Fame où celles de son général préféré n'ont jamais brillé.

L'acteur reçut quelques compensations du petit écran qui l'employa régulièrement et son personnage dans la série «Dallas» (1988/1991) reste dans toues les mémoires. Il se tourna également vers la littérature, auteur de deux romans policiers («Murder on Location» en 1983, «Murder on High» en 1984) avant de mettre la dernière main à son autobiographie («Trust Me», 2011).

Époux de Dorothy Theresa Gillooly, membre du Women's Army Corps qui lui donna un fils (Kevin Kennedy), il en divorça en juin 1959 pour prendre en 2ème (1958) et 3ème noces (1973) Norma Jean Wurman, le temps d'avoir deux enfants : Karianna (1962) et Christopher (1965). Si sa 4ème épouse, Joan Castagna, ne lui laissa pas de descendance naturelle, ils adoptèrent ensemble quatre enfants, dont Betty Kennedy, future actrice, et leur petite-fille Taylor, née de leur fille Shaunn (elle-même adoptée) avant que celle-ci ne sombre dans la drogue et l'acool au point de perdre ses droits parentaux.

Après avoir subi un triple pontage coronarien en 2002, l'acteur quitta ce monde pour une cause déclarée naturelle, bien que l'on sut son coeur fatigué. Il était alors le doyen des acteurs vivants honorés de l'oscar de la meilleure composition.

Christian Grenier

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Filmographie sélective

Interprétations
Lg
An
Titre
 
 
1
1961
THE LITTLE SHEPHERD OF KINGDOM COME, d'Andrew McLAGLEN
 
2
1962
LONELY ARE THE BRAVE (Seuls sont les indomptés)
3
1963
THE MAN FROM THE DINERS' CLUB (Les pieds dans le plat)
4
1963
CHARADE
5
1963
STRAIT-JACKET (La meurtrière diabolique)
6
1964
HUSH... HUSH, SWEET CHARLOTTE (Chut... Chut, chère Charlotte)
7
1965
MIRAGE (Mirage)
8
1965
SHENANDOAH (Les prairies de l'honneur)
9
1965
THE SONS OF KATIE ELDER (Les 4 fils de Katie Elder)
10
1965
FLIGHT OF THE PHOENIX (Le vol du Phénix)
11
1966
THE BALLAD OF JOSIE (Le ranch de l'injustice)
12
1967
HURRY SUNDOWN (Que vienne la nuit)
13
1967
THE DIRTY DOZEN (12 salopards)
14
1967
COOL HAND LUKE (Luke la main froide)
15
1968
BANDOLERO!
16
1968
THE LEGEND OF LYLAH CLARE (Le démon des femmes)
17
1968
THE PINK JUNGLE (La jungle aux diamants)
18
1968
THE BOSTON STRANGLER (L'étrangleur de boston)
19
1968
GUNS OF THE MAGNIFICENT SEVEN (Les colts des sept mercenaires)
20
1969
THE GOOD GUYS AND THE BAD GUYS (Un homme fait la loi)
21
1969
GAILY, GAILY
22
1969
TICK… TICK… TICK… (Tick… tick… tick... et la violence explosa)
23
1969
AIRPORT
24
1970
ZIG ZAG
25
1970
DIRTY DINGUS MAGEE (Un beau salaud)
26
1971
FOOL's PARADE
27
1973
LOST HORIZONS (Horizons perdus)
28
1973
CAHILL, UNITED STATES MARSHALL (Les cordes de la potence)
29
1974
THUNDERBOLT AND LIGHTFOOT (Le canardeur)
30
1974
AIRPORT 1975 (747 en péril)
31
1974
EARTHQUAKE (Tremblement de terre)
32
1975
THE EIGER SANCTION (La sanction)
33
1975
THE HUMAN FACTOR (La guerre des otages)
34
1978
MEAN DOG BLUES, de Mel STUART
 
35
1978
DEATH ON THE NILE (Mort sur le Nil)
36
1978
BRASS TARGET (La cible étoilée)
37
1978
SEARCH AND DESTROY / STRIKING BACK (L'exterminateur)
38
1979
THE DOUBLE McGUFFIN
39
1979
STEEL (Des nerfs d'acier), de Steve CARVER
 
40
1979
AIRPORT 80 CONCORDE
41
1980
DEATH SHIP (Le bateau de la mort)
42
1981
MODERN ROMANCE, d'Albert BROOKS [Apparition en personne]
 
43
1981
JUST BEFORE DAWN (Survivance), de Jeff LIEBERMAN
 
44
1984
BOLERO
45
1985
THE DELTA FORCE (Delta force)
46
1987
CREEPSHOW 2 [Sk."Old Chief Wood'n'head"]
47
1988
NIGHTMARE AT NOON (Panique sur la ville), de Nico MASTORAKIS
 
48
1988
THE NAKED GUN (Y a-t-il un flic pour sauver la reine?)
49
1989
MINISTRY OF VENGEANCE, de Peter MARIS
 
50
1989
LA BAHÍA ESMERALDA
51
1989
BRAIN DEAD
52
1990
HIRED TO KILL, de Nico MASTORAKIS, Peter RADER
 
53
1990
HANGFIRE, de Peter MARIS
 
54
1991
THE NAKED GUN 2½: THE SMELL OF FEAR (Y a-t-il un flic pour sauver le président?)
55
1994
NAKED GUN 33 1/3: THE FINAL INSULT (Y-a-t'il un flic pour sauver Hollywood?), de Peter SEGAL
 
56
2007
THE MAN WHO CAME BACK, de Glen PITRE
 
57
2010
ANOTHER HAPPY DAY, de Sam LEVINSON
 
58
2014
THE GAMBLER, de Rupert WYATT
 
Éd. 9.1.4 : 24-3-2020