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Aimé SIMON-GIRARD (1889 / 1950)

Aimé Simon-Girard

Acteur français, né Aimé Max Simon, le 20 mars 1889, à Paris (France). Décédé le 15 juillet 1950, à Paris (France).

Petit-fils de la cantatrice Caroline Girard (1830-18??), fils des artistes lyriques Nicolas Marie-Simon (dit "Simon-Max", 1852-1923) et Juliette Girard (1859-1954), Aimé Simon-Girard ne pouvait connaître un destin différent de celui qui fut le sien.

Frère cadet de Marie-Louise Martin-Simon-Girard, née 10 ans avant lui, le petit Aimé baigne inévitablement dans le monde de l'opérette. Certes, le divorce de ses parents aurait pu incliner son avenir vers d'autres horizons, mais sa mère ne devait pas tarder à épouser, en 1898, un autre artiste lyrique, Félix Huguenet, dans lequel le futur acteur reconnaîtra son maître à jouer.

Auparavant, celui-là aura poursuivi ses études aux lycées Fénelon et Condorcet – sportif accompli, il y pratique la pelote basque et l'escrime – avant d'entamer un cursus de droit avec l'ambition de devenir avocat. Il n'en est qu'au stade de clerc d'avoué stagiaire lorsqu'il choisit définitivement de devenir comédien et chanteur. Huguenet, qui fondera en 1917 L'Union des artistes dont Aimé deviendra l'un des membres actifs pendant de longues années, le fait débuter à ses côtés sur la scène du Théâtre Fémina (1911). Il enchaîne aux Trocadéro, toujours aux côté de Huguenet dans «Les charbonniers», l'opérette de Philippe Gille.

Appelé sous les drapeaux, incorporé au 51è régiment de ligne à Beauvais, il met à profit son inactivité pour écrire une opérette du genre comique-troupier, «Pas de charge… Marche !» qui ne fut que brièvement jouée. Il débute également au cinéma sous l'égide de la Société Cinématographique des Auteurs et Gens de Lettres, dans «La maison du baigneur» où il est tour à tour oiseleur, homme d'armes et cavalier.

Mobilisé en 1914, il est bientôt réformé pour blessures contractées à la bataille de la Marne. Rétabli, il reprend ses activités artistiques et la scène du Palace londonien le montre dans une revue dont le succès se prolongera sur une année et demi de représentations. Il enchaîne alors par une tournée sud-américaine avec son beau-père avant de retrouver les scènes parisiennes où il alterne opérettes («L'archiduc de Folies-Bergère» aux Folies-Bergère et «Carmineta» avec Ève Lavallière en 1917, «La belle du Far West» de Maurice Marsan et Germaine Raynal en 1920, etc), et revues («Tout feu… Tout flemme !» au Casino de Paris en 1919, etc) avec toujours autant de bonheur.

En 1921, ses capacités physiques et équestres le font choisir pour interpréter D'Artagnan dans «Les trois mousquetaires» de Henri Diamant-Berger, film qui le rend aussi célèbre en France que Douglas Fairbanks. Dès lors, sans pour autant délaisser la scène («Hérodiade», «Annabella» en 1922,…), le septième art l'occupera pendant quelques années. Pathé tardant à mettre en chantier la suite des aventures du célèbre mousquetaire, il accepte de tourner «Le fils du flibustier» de Louis Feuillade et «Vingt ans après» se fera sans lui, Jean Yonnel prêtant ses traits à notre ami D'Artagnan. En 1923, l'acteur réalise un film de court métrage, «La belle Henriette», dont nous ne pouvons confirmer le bien fondé du titre.

Le 9 aôut 1924, alors qu'il conduit son automobile, il est victime d'un accident de la circulation, son véhicule étant heurté par un camion fou. S'il s'en tira sans mal, ses deux jeunes passagères en sortirent grièvement blessées. Il reprend néanmoins du service auprès du réalisateur René Leprince qui le distribue dans trois ciné-romans (feuilletons publiés dans la presse avant de faire l'objet d'une représentation cinématographique) : «Le Vert-Galant» (1924), «Fanfan la Tulipe» et «Mylord l'Arsouille» (1925). Son dernier film muet, «Les transatlantiques» de Pierre Colombier (1927) n'ajoute rien à sa gloire déclinante.

De retour aux revues musicales («Gigolette-Revue» avec Damia au Théâtre de l'Empire en 1927,…), il danse et chante sur scène aux côtés de Mistinguett dans «Paris Miss» au Casino de Paris. Il tente de retrouver le succès cinématographique en produisant la version parlante des «Trois mousquetaires» (1932) dont il confie les rênes au même Henri Diamant-Berger, mais ne retrouvera jamais l'élan de la décennie écoulée.

Dans les années trente, le grand écran le confinant dans des rôles secondaires («François 1er» et «Les perles de la couronne» en 1937, etc), il se produit à la radio et enregistre quelques microsillons. Très prèsent sur scène (pièce «Abracadabra» de Curt Goetz au Théâtre des Arts en 1932, opérette «Un soir de réveillon» aux Bouffes-Parisien, avec Arletty en 1933, opérette «Érosine» de Mme J.Vatele et Georges Célérier au Théâtre de l'Étoile en 1935, etc), il co-anime le Gala de l'Union des Artistes de l'année 1941 avant de se produire sur la scène du Théâtre Graslin dans «L'âne de Buridan» de De Flers et Caillavet.

Poète(«Dernière lettre», «Trois rondels»,etc) et dessinateur (Simon Max par son fils) de qualité, Aimé Simon-Girard repose depuis 1950 au cimetière des Batignolles.

Christian Grenier
"Trois rondels" (extrait)

Les mouvements de votre main

Sont parés d'une telle grâce

Qu'il semble qu'une abeille passe

Sur les notes du clavecin

 

Sous un léger ton de carmin

La griffe cruelle s'efface

Et prend des reflets de satin

Sur les notes du clavecin…

Aimé Simon-Girard

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Filmographie sélective

Interprétations
LgAnTitre  
11921LES TROIS MOUSQUETAIRES Ciné-roman en 14 épisodes
21922LE FILS DU FLIBUSTIER Ciné-Roman en 12 épisodes
31924LE VERT-GALANT Ciné-roman en 8 épisodes
41925FANFAN LA TULIPE Ciné-roman en 8 épisodes
51925MYLORD L'ARSOUILLE Ciné-roman en 8 épisodes
61926LA GRANDE AMIE
71931GASSENHAUER / LES QUATRE VAGABONDS
81932LES TROIS MOUSQUETAIRES
91933CHAMPIGNOL MALGRÉ LUI
101937FRANÇOIS 1er
111937LES PERLES DE LA COURONNE
121944LE CAVALIER NOIR Sorti en 1945
Éd.8.1.3 : 6-6-2018