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Amparo RIVELLES (1925 / 2013)

Amparo Rivelles

Actrice espagnole, née María Amparo Rivelles y Ladrón de Guevara, le 11 février 1925, à Madrid (Espagne). Décédée le 7 novembre 2013, à Madrid (Espagne).

Petite-fille de l'acteur José Rivelles et de la comédienne Amparo Guillén, fille des acteurs Rafael Rivelles et María Fernanda Ladrón de Guevara, Amparo Rivelles est aussi la demi-soeur de l'acteur Carlos Larrañaga par sa branche maternelle.

Elle est âgée d'à peine 13 ans lorsqu'elle debute sur scène à Barcelone, au sein de la troupe où exerce sa mère, dans une pièce de Leandro Navarro, «Siete hermanas» (1938). En 1940, elle fait une première apparition à l'écran, déjà vedette, dans un film d'Armando Vidal, «Mari Juana». Dès l’année suivante, elle devient une des jeunes stars les plus populaires du cinéma espagnol. Prise sous contrat par la La Compañía Industrial de Film Español (Cifesa), société pour laquelle elle tournera tous ses grands succès des années quarante et cinquante, elle sera longtemps créditée sous le nom d'Amparito Rivelles.

Parmi ses films, on peut citer, notamment «Alma de Dios» (1941), «Un caballero famoso» (1943), «Deliciosamente tontos» (1943), «El clavo» (1944), «Eugenia de Montijo» (1944), «Espronceda» (1945), «La fe» (1947), «Fuenteovejuna» (1947), «La calle sin sol» (1948), «De mujer a mujer» (1950), «La leona di Castilla» (1951), «El indiano» (1955), «La herida luminosa» (1956), «El batallón de las sombras» (1957),… Pour autant, elle n'abandonne pas la scène où elle s'est fait remarquer dans la pièce de Jean-Paul Sartre, «A puerta cerrada/Huis clos» (1947).

Peu présente sur le plan international, elle apparaît néanmoins dans «I piombi di Venezia» (Italie, 1953) et «Guet-Apens à Tanger» (co-production hispano-italiennede Riccardo Freda, 1957) et remplace Suzanne Flon dans la version espagnole de «Mr. Arkadin» (1954) d’Orson Welles.

A la fin des années 50, à l'occasion d'une tournée théâtrale en Amérique du Sud, elle choisit brusquement de s'installer au Mexique où elle poursuit sa carrière de vedette à la télévision et au Septième Art. Dans ce dernier domaine, on peut citer des titres comme, entre autres, «Los hijos del divorcio» (1958), «El amor que yo te di» et «El esqueleto de la senora Morales» (1960), «Los novios de mis hijas» (1964), «La casa de las muchachas» (1969), «Los problemos de mama» (1970), «El medio pelo» (1972),… Sûre des ses charmes matures, elle n'hésite pas à se montrer en costume d'Ève dans «La madrasta» (1974). Parallèlement, la télévision mexicaine l'accapare souvent, faisant d'elle "la reina de las telenovelas mexicanas".

Après une vingtaine d’années d’absence, elle revient dans son pays natal où elle remonte sur les planches, se produisant dans la pièce de de Santiago Moncada, «Salvar a los delfines».  Elle travaille alors pour le petit écran ibérique, remportant de grand succès dans les séries «Los gozos y la sombras» (1982), «La regenta» (1995), etc. Elle n’oublie pas les spectateurs des salles obscures qui peuvent la voir en tête d’affiche de «Hay que desacer la casa» (1986), qui lui vaut un Goya de la meilleure actrice, ainsi que dans quelques seconds rôles.

Grande dame du cinéma d'expression cervantesque, elle jouit d'une aussi grande réputation de par son brillant parcours scénique qui lui vaudra, en 1996, un Premio Nacional de Teatro décerné par le Ministère de la Culture espagnol.

 Très discrète sur sa vie privée, il est nénamoins de notoriété publique qu'elle se fiança, en 1942, à l'acteur Alfredo Mayo, son aîné de trois lustres et son partenaire dans «Malvaloca» (1942). Sa mère s'opposant fermement à ce mariage à cause de leur différence d'âge, la jeune fille y renonça cinq jours avant la date officielle. Compagne séparée de l'acteur Jorge Mistral qu'elle aima aussi à l'écran au nom de «La duquesa de Benameji» (1949), elle donna naissance, au début des années cinquante, à María Fernanda dont l'identité du père demeure incertaine (même si certains ont une petite idée sur le sujet). Cette maternité la fera grand-mère de deux petits-enfants, dont Amparo (1973), décédée en 1981, victime d'un lupus érythémateux.

Honorée par un vote public du IXème Prix national de théâtre Pepe Isbert, décerné par l’Association des amis des théâtres d’Espagne, faite docteur honoris causa de l'Université polytechnique de Valence, récipiendaire de la Médaille des Beaux Arts Esapgnols, Amparo Rivelles prend sa retraite professionnelle en 2006. Décédée à la clinique de la Concepción de Madrid (Espagne) où elle avait été admise depuis plusieurs jours, elle recevra un dernier hommage posthume en avril 2016 lorsque son effigie figurera sur un dyptique postal en compagnie de celle de Luis Mariano.

Marlène Pilaete, Chritian Grenier

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Filmographie sélective

Interprétations
LgAnTitre  
11940MARI JUANA d'Armando VIDAL 
21941ALMA DE DIOS
31942LOS LADRONES SOMOS GENTE HONRADA d'Ignacio F.IQUINO 
41942MALVALOCA
51942UN CABALLERO FAMOSO de José BUCHS 
61943DELICIOSAMENTE TONTOS de Juan de ORDUÑA 
71943ELOÍSA ESTÁ DEBAJO DE UN ALMENDRO de Rafael GIL 
81944EL CLAVO
91944EUGENIA DE MONTIJO
101945ESPRONCEDA de FERNAN/Fernando ALONSO CASARES 
111947LA FE de Rafael GIL 
121947FUENTEOVEJUNA
131947ANGUSTIA de José Antonio NIEVES CONDE 
141948LA CALLE SIN SOL de Rafael GIL 
151948MARÍA DE LOS REYES d'Antonio GUZMÁN MERINO 
161948SABELA DE CAMBADOS de Ramón TORRADO 
171949LA DUQUESA DE BENAMEJÍ de Luis LUCIA 
181948SI TE HUBIESES CASADO CONMIGO
191950DE MUJER A MUJER
201951LA LEONA DE CASTILLA
211951ALBA DE AMÉRICA
221955EL INDIANO de Fernando SOLER 
231955CONFIDENTIAL REPORT (Monsieur Arkadin / Dossier secret) [Version espagnole uniquement]
241956LA HERIDA LUMINOSA de Tuli DEMICHELI 
251957AGGUATO A TANGERI (Guet-apens à Tanger)
261959EL AMOR QUE YO TE DI de Tulio DEMICHELI 
271960UN ÁNGEL TUVO LA CULPA de Luis LUCIA 
281960EL ESQUELETO DE LA SEÑORA MORALES de Rogelio A.GONZÁLEZ 
291964HISTORIA DE UN CANALLA de Julio BRACHO 
301964LOS NOVIOS DE MIS HIJAS d'Alfredo B.CREVENNA 
311969CUANDO LOS HIJOS SE VAN de Julián SOLER 
321969LOS PROBLEMAS DE MAMÁ d'Alfredo B.CREVENNA 
331970REMOLINO de PASIONES d'Alejandro GALINDO 
341970AVE SIN NIDO de Manuel ZECENA DIÉGUEZ 
351974LA MADRASTA de Roberto GAVALDÓN 
361977LA PLAYA VACÍA de Roberto GAVALDÓN 
371977LA COQUITO de Pedro MASÓ 
381986HAY QUE DESHACER LA CASA de José Luis GARCÍA SÁNCHEZ 
391988ESQUILACHE (Le marquis d'esquilache)
401991EL DÍA QUE NACÍ YO de Pedro OLEA 
Éd.8.1.3 : 20-9-2018