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Jeanne MOREAU (1928 / 2017)

Jeanne Moreau

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Jeanne Moreau (née à Paris, France) débute à l'écran en 1949.
 En quelques années, elle devient une vedette montante du cinéma français et est notamment l'interprète de «Il est minuit Docteur Schweitzer» (1952), «Touchez pas au grisbi» (1953), «Les intrigantes» (1954), «La reine Margot» (1954), «M'sieur La Caille» (1955), «Le salaire du péché» (1956), «Les louves» (1957),…
 Elle passe au premier plan grâce à deux films de Louis Malle, «Ascenseur pour l'échafaud» (1958) et «Les amants» (1958).

Tout en travaillant beaucoup en France, elle ne tarde pas à tourner aussi à l'étranger (Italie, Grande-Bretagne, U.S.A.,…).
 Menant intelligemment sa carrière et forte de son statut de star prestigieuse et respectée, elle réussit à rester active durant plusieurs décennies alors que bon nombre de ses contemporaines ont moins de chance.

De sa filmographie bien fournie, on peut encore citer, entre autres, «Les liaisons dangereuses» (1959), «Moderato cantabile» (1960), qui lui vaut un Prix d’interprétation au festival de Cannes,«La notte» (1961), «Jules et Jim» (1961), «Eva» (1962), «Le journal d'une femme de chambre» (1963), «Viva Maria» (1965), «Falstaff» (1966), «The Sailor From Gibraltar» (1967), «La mariée était en noir» (1967), «Monte Walsh» (1970), «Chère Louise» (1972), «Nathalie Granger» (1973), «Souvenirs d'en France» (1975), «The Last Tycoon» (1976), «Mr.Klein» (1976), «La truite» (1982), «Querelle» (1982), «Le paltoquet» (1986), «Le miraculé» (1987), «Nikita» (1990), «La vieille qui marchait dans la mer» (1991), pour lequel on lui décerne le César de la meilleure actrice, «Amour et confusions» (1997), «Cet amour-là» (2001), «Le temps qui reste» (2005), «Plus tard» (2008), «Une Estonienne à Paris» (2012), «Le talent de mes amis» (2015),…

Elle fait également l'expérience de la mise en scène avec «Lumière» (1976), dont elle tient un des rôles principaux et «L'adolescente» (1978).
 En outre, elle ne dédaigne pas la télévision qui lui offre de bons rôles dans, par exemple, «Balzac» (1999) ou encore «Les parents terribles» (2003), «Les rois maudits» (2005), etc.

Pour être complet, ajoutons encore, à la liste des activités auxquelles elle s'est consacrée durant son remarquable parcours professionnel, la chanson (on se rappelle du célèbre «Tourbillon») et le théâtre. Dans ce dernier domaine, relevons particulièrement «Le prince de Hombourg» d’Heinrich von Kleist, «La machine infernale» de Jean Cocteau, «La chatte sur un toit brûlant» de Tennessee Williams, «La chevauchée sur le lac de Constance» de Peter Handke, «Le récit de la servante Zerline» d’Hermann Broch ou encore «La Célestine» de Fernando de Rojas.

Marlène Pilaete