La collectionneuse

Galerie N° 89 : "Visions d'Histoire" (1ère partie)

Il y a cent ans débutait la Première Guerre mondiale. De nombreuses commémorations auront d’ailleurs lieu en cette année 2014.

J’ai choisi de consacrer deux galeries à des actrices actives durant ce long et pénible conflit de quatre ans. Les pays concernés seront ceux qui sont entrés en guerre dès le début. Il n’y aura donc pas de galerie consacrée à l’Italie ou aux Etats-Unis, par exemple. La série présentée aujourd’hui concerne la France et l’Angleterre. La prochaine fois, je m’intéresserai à l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie.

Concernant les vedettes russes, vous pouvez visiter ma galerie n°83. Vous y retrouverez plusieurs comédiennes ayant travaillé durant cette époque troublée.

Je vous laisse maintenant découvrir les cartes postales des quatorze comédiennes que j’ai sélectionnées. Qui sait … un “Poilu” ou un “Tommy” a-t-il un jour reçu dans son courrier une carte identique …

Il s’agit d’ Yvette Andreyor, Josette Andriot, Eve Balfour, Dorothy Bellew, Ivy Close, Marise Dauvray, Suzanne Delve, Marie-Louise Derval, Mercy Hatton, Violet Hopson, Emmy Lynn, Elisabeth Risdon, Gabrielle Robinne et Renée Sylvaire.

Vous remarquerez que, sur la carte de Josette Andriot, celle-ci est rebaptisée Josefa Andriot. Il s’agit en fait d’une carte espagnole. Peut-être la maison d’édition a-t-elle décidé à l’époque de donner une consonance plus méditerranéenne au prénom de l’actrice ?

D’autres stars françaises et anglaises de la guerre 14-18 ont déjà été évoquées dans des galeries précédentes, notamment Suzanne Grandais, Musidora, Alma Taylor ou encore Chrissie White.

Marlène Pilaete, mars 2014
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Renée SYLVAIRE (? / ?)

Renée Sylvaire

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Venue du théâtre, Renée Sylvaire se laisse tenter par le Septième Art et, après être apparue dans quelques films, elle devient une des principales vedettes féminines de la firme Eclair dès 1911.

Elle est alors l’interprète de, entre autres, «Les mains» (1911), «Le grand-père» (1911), «Le bonhomme jadis» (1912), «Amour et science» (1912), «Le chemin du cœur» (1913), «Sacrifice» (1913), «L’assaut de la terre» (1913), «Val d’enfer» (1913), «L’apprentie» (1914), «Mademoiselle Josette, ma femme» (1914), «Le baiser de la sirène» (1915), «Un coup de feu dans la nuit» (1916), «Le mort invisible» (1917), «L’âpre lutte» (1917),…

A la fin des années 10, elle poursuit sa carrière pour d’autres compagnies et on peut la voir dans, notamment, «Le boudoir japonais» (1918), «La gloire douloureuse» (1919), «Le sang des immortelles» (1920), «Des fleurs sur la mer» (1922), «Etre ou ne pas être» (1922), «L’île sans amour» (1923),…

Elle termine son parcours cinématographique en étant assistante-réalisatrice de «La closerie des genêts» (1924) d'André Liabel.

Celui-ci n’est autre que son mari et avait déjà eu l’occasion de travailler avec son épouse à plusieurs reprises au cours de sa carrière, aussi bien comme acteur que comme metteur en scène.

Marlène Pilaete
Ed.8.1.1 : 25-8-2016