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Laura ANTONELLI (1941 / 2015)

Laura Antonelli

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Après avoir enseigné la gymnastique, Laura Antonelli (née à Pola, Italie, aujourd'hui Pula, Croatie) débute à l'écran au milieu des années 60.
 A la fin de la décennie, elle tient le rôle principal de la co-production italo-allemande «Le malizie di Venere/Venus im Pelz», d'après «La Vénus à la fourrure», célèbre œuvre de Sacher-Masoch.
 Si ce film sort par exemple en Allemagne ou au Danemark en 1969, il faut attendre quelques années pour que le public italien puisse le voir, en raison de problèmes avec la censure.

Qu'à cela ne tienne, Laura Antonelli entame les années 70 comme vedette avec des titres comme «Gradiva» (1970), «Il merlo maschio» (1971) ou encore «All'onorevole piaccino le donne» (1972).
 L'Hexagone ne reste pas insensible à son charme et elle est dirigée par Jean-Paul Rappeneau dans «Les mariés de l'an deux» (1971), Philippe Labro dans «Sans mobile apparent» (1971) et Claude Chabrol dans «Docteur Popaul» (1972).
 C'est à cette époque qu'elle rencontre Jean-Paul Belmondo, dont elle devient la compagne pour plusieurs années.

En 1973, le grand succès de «Malizia» augmente sa notoriété et elle passe le reste de la décennie au sommet de la hiérarchie des sex-symbols du cinéma italien.
 On peut alors la voir dans, notamment, «Sessomatto» (1973), «Peccato veniale» (1974), «Mio Dio, como sono caduta in basso !» (1974), «La divina creatura» (1975), «L'innocente» (1976), «Mogliamente» (1977), «Letti selvaggi» (1979),…

Elle poursuit sa carrière, désormais un peu moins brillante, dans les années 80 et tourne, entre autres, «Passione d'amore» (1981), «Porca vacca» (1982), «La gabbia» (1985), «La venexiana» (1986), «Roba da ricchi» (1987),…

En 1991, le monde de Laura Antonelli s'écroule.
 En effet, en avril, on trouve de la cocaïne dans sa villa et elle est condamnée pour trafic de drogue.
 En novembre, on assiste à la sortie de son ultime film, «Malizia 2000», une suite de son triomphe de 1973, qui est un échec complet.
De plus, l'actrice, qui, pour ce tournage, a subi des injections au visage afin d'obtenir un effet rajeunissant, ne tarde pas à réagir de manière catastrophique au traitement.
Défigurée, elle intente un procès au réalisateur, au producteur et au chirurgien esthétique.

En 2000, la justice reconnaît officiellement que la charge de trafic de stupéfiants ne peut être retenue contre l'ex-comédienne et, en 2006, on lui alloue la somme de 108.000 euros en réparation des préjudices subis.

Quant à l'affaire concernant ses dommages esthétiques, elle n'aboutit à rien puisque, après treize ans de procédure, la justice conclut que l'œdème de Quincke dont elle avait été la victime ne pouvait être imputé aux accusés.

Laura Antonelli vit en recluse durant la dernière partie de son existence, dans des conditions modestes et en cherchant le réconfort dans la religion.

Marlène Pilaete