X

Dora VAN DER GROEN (1927 / 2015)

Dora van der Groen

icone

Après avoir notamment suivi les cours d'Herman Teirlinck, figure majeure de la littérature flamande du vingtième siècle, Dora van der Groen (née à Anvers, Belgique), fait ses débuts officiels sur scène en 1949.

Grand nom du théâtre dans la partie néerlandophone de son pays natal, elle est, par exemple, l'interprète de «Marie Stuart» et «Don Carlos» de Schiller, «Le marchand de Venise» de Shakespeare, «L'importance d'être Constant» d'Oscar Wilde, «Mademoiselle Julie» de Strindberg, «Hélène ou la joie de vivre» d'André Roussin, «Une lune pour les déshérités» d'Eugene O'Neill, «Les sorcières de Salem» d'Arthur Miller, «Un tramway nommé désir» et «La chatte sur un toit brûlant» de Tennessee Williams, «Le faiseur de pluie» de N. Richard Nash, «Le prince et la danseuse» de Terence Rattigan, «L'amante anglaise» de Marguerite Duras, «Mistero Buffo» de Dario Fo,…

L'éclectique artiste aborde aussi les univers du spectacle de marionnettes et du cabaret au début des années 50.
 A la fin des années 70, elle devient la directrice artistique de la section théâtrale du Conservatoire d'Anvers, un poste qu'elle occupera durant de longues années et qui lui permettra de former plusieurs acteurs flamands réputés.
 Soucieuse d'explorer divers aspects de sa passion, elle met en scène plusieurs pièces dans les années 90.

Dora van der Groen touche en outre au Septième Art.
 Après avoir fait, selon certaines sources, une apparition dans un film en 1945, elle débute véritablement à l'écran dans un des rôles féminins principaux d'une œuvre majeure de l'histoire du cinéma belge, le drame «Meeuwen sterven in de haven» (1955), qui représente le pays au festival de Cannes de 1956.

Elle change ensuite de registre et figure parmi les protagonistes de trois comédies de Jef Bruyninckx : «Vuur, liefde en vitaminen» (1956), «Wat doen we met de liefde» (1957) et «Het geluk komt morgen» (1958).
 Une dizaine d'années plus tard, on la revoit dans deux réalisations de Harry Kümel, «Monsieur Hawarden» (1968) et «Malpertuis» (1971).

Active en Belgique et aux Pays-Bas, elle tourne encore, entre autres, «Rolande met de bles» (1973), dans lequel la future astrologue Elizabeth Teissier, à l'époque comédienne, fait perdre la tête à un châtelain, «Het dwaalicht» (1973), «Dakota» (1974), «Dokter Pulder zaait papavers» (1975), «De vlaschaard» (1985), «Havinck» (1987), «Antonia» (1995), «Film 1» (1999),…
 Elle remporte à deux reprises le Prix Joseph Plateau de la meilleure actrice belge pour «Minder dood dan de anderen» (1992) et «Pauline en Paulette» (2001).

Cette vedette connaît également une grande popularité grâce au petit écran.
 Elle apparaît ainsi dans bon nombre de téléfilms et de séries comme «Tijl Uilenspiegel» en 1961, «Wij, heren van Zichem» en 1969, «De vorstinnen van Brugge» en 1972, «Bij gebrek aan bewijzen» en 1974, «Tussen wal en schip» en 1977, «Maria Speermalie» en 1979, «De man van twaalf miljoen» en 1982, «Willem van Oranje» en 1984, «Bex en Blanche» en 1993, «Terug naar Oosterdonk» en 1997 ou encore «De ordening» en 2003.

Atteinte de la maladie d'Alzheimer, elle passe les dernières années de sa vie dans une institution spécialisée.

Marlène Pilaete