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Faten HAMAMA (1931 / 2015)

Faten Hamama

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Après avoir remporté un concours du "plus bel enfant", Faten Hamama (née à Al Mansourah, Egypte) débute à l'écran dans «Yom said» (1940), dans lequel elle fait forte impression.
 S'étant transformée en ravissante adolescente, elle revient au Septième Art en 1944 et devient très vite une star.
 Au fil des ans, son succès ne se dément pas et son talent mûrit, ce qui lui permet de se glisser dans toutes sortes de rôles.
 Ajoutons qu'elle exerce aussi la tâche de productrice à quelques reprises.

Elle est l'interprète de, entre autres, «Malak al rahma» (1946), «El Malak el abiad» (1947), «El yatimatain» (1948), «Kursi el iteraf» (1949), «Ibr el Nil» (1950), «Khadaini abi» (1951), «Lahn al khoulou» (1952), «Hub fil zalam» (1953), «Daiman maak» (1954), «Mawad gharam» (1955), «El kalb loh ahkam» (1956), «El zoja el azraa» (1958), «Doa al karawan» (1959), «La tutfi el shams» (1961), «Al maugh geza» (1962), «El bab el maftuk» (1963), «Al egihteraf» (1964), «El haram» (1965), «Shaia fi hayati» (1966),…
 Elle est en outre la vedette de la co-production hispano-libanaise «Como un idolo de arena/Rimal min dhahab», réalisée au milieu des années 60 par Youssef Chahine.

On ne peut pas parler de Faten Hamama sans évoquer sa relation avec Omar Sharif, qu'elle rencontre durant le tournage de «Siraa fil-wadi» (1954) et dont elle devient la femme en 1955.
 Ils sont encore partenaires dans «Ayyamine el helwa» (1955), «Siraa fil-mina» (1956), «Ard es salam» (1957), «La anam» (1957), «Sayedate el kasr» (1958) et «Nahr el hub» (1960).
 Dans les années 60, la carrière internationale d'Omar Sharif l'éloigne trop souvent de son épouse et le couple finit bientôt par se séparer, avant de divorcer officiellement en 1974.

Du côté anglo-saxon, on peut la voir dans le film anglais «Cairo» (1963) et la co-production anglo-yougoslave «Shadow of Treason» (1963).

De 1967 à 1970, elle n'apparaît que dans le film libanais «Al hob al kabir» (1969). A cette époque, elle s'est en effet éloignée de l'Egypte pour des raisons politiques.

Après la mort de Nasser, elle rentre dans son pays natal et reprend sa carrière avec des titres comme «Al kheit al rafeigh» (1971), «Emberatoriet meem» (1972), «Al sahira» (1973), «Orid hallan» (1974), pour lequel elle est aussi créditée en tant que scénariste, «Afwah wa araneb» (1977), «Ualla azae lel sayedat» (1979), «Leilet al quabd al Fatma» (1984), «Yom mor … yom helw» (1988), «Ard el ahlam» (1993),…

La grande dame du cinéma arabe, comme on la surnomme, termine son parcours d'actrice dans les séries télévisées «Dameer abla Hekmat» (1994) et «Wagh el qamar» (2000).

Marlène Pilaete