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Setsuko HARA (1920 / 2015)

Setsuko Hara

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Avec l'aide de son beau-frère, le réalisateur Hisatora Kumagai, Setsuko Hara (née à Yokohama,  Japan) débute à l'écran dans «Tamerau nakare wakodo yo» (1935).
 Elle remporte bientôt un joli succès en incarnant une danseuse qui se suicide dans «Midori no chiheisen» (1935) et ne tarde pas à devenir une vedette.
 Sa brillante carrière s'étend jusqu'en 1962 et est sans doute à son zénith à la fin des années 40 et au début des années 50.

En Occident, elle est surtout réputée pour ses interprétations dans six oeuvres de Yasujirô Ozu : «Banshun» (1949), «Bakushû» (1951), «Tôkyô ô monogatari» (1953), «Tôkyô boshoku» (1957), «Akibiyori» (1960) et «Kohayagawa-ke noaki» (1961).
 Elle travaille aussi avec d'autre maîtres du cinéma japonais comme Mikio Naruse dans «Shôri no hi made» (1944), «Meshi» (1951), «Yama no oto» (1954), «Shûu» (1956) et «Musume tsuma haha» (1960) ou encore Akira Kurosawa dans «Waga seishun ni kuinashi» (1946) et «Hakuchi» (1951).

Parmi ses autres films, on peut citer, entre autres, «Kôchiyama sôshun» (1936), «Kjojin-den» (1937), «Den'en kôkyôgaku» (1938), «Tokyo no josei» (1939), «Onna no machi» (1940), «Kibo no aozora» (1941), «Haha no chizu» (1942), «Bôrô no kesshitai» (1942), «Wakaki hi no yorokobi» (1943), «Anjô-ke no butôkai» (1947), «Ojôsan kanpai» (1948), «Aoi sanmyaku» (1949), «Joi no Shinsatsushitsu» (1950), «Tôkyô no koibito» (1952), «Shirauo» (1953), «Aijô no kessan» (1955), «Jôshû to tomo ni» (1956), «Tôkyô no kyûjitsu» (1958), «Zoku ôban : Fûn hen» (1957), «Robono ishi» (1960), «Fundoshi isha» (1961), «Chûshingura» (1962),…

Elle tient en outre le rôle principal de la co-production germano-nippone «Die Tochter des Samurai» / «Atarashiki tsuchi» (1936).

Elle se retire en 1963 et décide de s'écarter complètement de toute vie publique, refusant inlassablement les offres de tournage et les demandes d'interviews.
 Elle décède en septembre 2015 mais sa disparition n'est annoncée par sa famille qu'en novembre de la même année.
 L'ancienne actrice, fidèle au souci de discrétion ayant marqué la dernière partie de sa vie, aurait en effet émis le souhait de quitter ce monde sans faire de vagues.

Marlène Pilaete