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Marjorie LORD (1918 / 2015)

Marjorie Lord

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Après avoir fait du théâtre, qui restera sa grande passion et qu'elle n'abandonnera jamais durant sa carrière, Marjorie Lord (née à San Francisco, Etats-Unis) débute à l'écran en 1937. Durant une dizaine d'années, elle ne travaille que sporadiquement pour le cinéma.

On peut ainsi la voir dans quelques films pour la R.K.O. en 1937, dont deux comédies avec Bert Wheeler et Robert Woolsey, «On Again - Off Again» et «High Flyers».
 En 1939, on la retrouve dans «The Middleton Family at the N.Y. World's Fair», financé par la firme Westinghouse afin de promouvoir ses produits.
 En 1942 et 1943, elle fait partie de l'écurie des vedettes de la Universal, où elle tourne, entre autres, «Escape from Hong Kong» (1942), «Sherlock Holmes in Washington» (1943) ou encore le serial «The Adventures of Smilin'Jack» (1943).
 Elle est en outre la partenaire de James Cagney dans «Johnny Come Lately» (1943), le tout premier titre issu de la compagnie de production créée par l'acteur et son frère.

De 1947 à 1954, elle est plus active au Septième Art et tient par exemple des rôles féminins principaux dans des séries B comme «The Argyle Secrets» (1948), «The Stange Mrs Crane» (1948), «Masked Raiders» (1949), «The Lost Volcano» (1950), «Chain Gang» (1950), «Rebel City» (1953),…

Dans les années 50, la télévision prend une place de plus en plus importante dans son parcours professionnel et elle devient une figure très populaire du petit écran grâce à la série «Make Room for Daddy/The Danny Thomas Show» de 1957 à1964.
 Elle reprend d'ailleurs son rôle dans la suite de ce feuilleton, «Make Room for Granddaddy» (1970-1971).

Si cette sitcom lui apporte un succès éclatant, elle lui vaut aussi une image d'épouse-modèle, ce qui ne la ravit pas particulièrement.
 En effet, ce qu'on lui offre désormais est un peu trop proche de ce personnage stéréotypé. Néanmoins, elle participe encore, de temps à autre, à plusieurs œuvres télévisées jusqu'à la fin des années 80.

Heureusement, sur scène, les propositions sont plus variées («Forty Carats» de Joy Allen, «Wait Until Dark» de Frederick Knott, «Mary, Mary» de Jean Kerr, etc.).
 Pour être complet, signalons son ultime retour dans les salles obscures avec «Boy, Did I Get a Wrong Number !» (1966), dans lequel elle incarne la femme de Bob Hope.

En 1976, elle épouse en troisièmes noces le banquier Harry Volk et, progressivement, s'éloigne du métier d'actrice.
 Durant la dernière partie de sa vie, elle participe à diverses actions philanthropiques en faveur, notamment, du "Joffrey Ballet" et de la bibliothèque de l'Université de Californie du Sud.

Marlène Pilaete