X

Magali NOËL (1931 / 2015)

Magali Nöel

icone

Magali Noël (née de parents français à Smyrne, aujourd'hui Izmir, Turquie) débute à l'écran dans l'Hexagone en 1950.
 En 1955, elle devient une vedette grâce à la sortie de «Razzia sur la chnouf» et «Du rififi chez les hommes».

Par la suite, elle est l'interprète de, entre autres, «Assassins et voleurs» (1956), «O.S.S. 117 n'est pas mort» (1956), «Le désir mène les hommes» (1957), «L'île du bout du monde» (1958), «Le Sahara brûle» (1960), «L'accident» (1962), «La corde au cou» (1964), «La traite des blanches» (1964), «Le mois le plus beau» (1967), «Z» (1968),…

Elle est également très appréciée en Italie avec des films comme, notamment, «E arrivata la Parigina» (1958), «Noi siamo due evasi» (1959), «A qualcuna piace calvo» (1960), «Toto e Cleopatra» (1963), «I marziani hanno 12 mani» (1964), «Il prete sposato» (1970), «Racconti proibiti … di niente vestiti» (1972), «Il tempo degli assassini» (1975), «La banca di Monate» (1975),…
 Fellini, qui l'estime beaucoup, l'emploie en outre dans «La dolce vita» (1960), «Fellini Satyricon» (1969) et «Amarcord» (1973).

Du côté anglo-saxon, elle participe au film américain «Tropic of Cancer» (1970), dont l'action de passe à Paris, et à la production britannique «The Man Who Had Power Over Women» (1970).
 Elle fait quelques autres incursions dans le cinéma international en se rendant par exemple en Allemagne pour «Mörderspiel» (1961) ou encore en Suède pour «Kyrkoherden» (1970).

Dès 1976, elle travaille moins pour le Septième Art.
 On peut néanmoins encore la voir dans des comédies comme «Qu'est-ce qui fait courir David» (1981) ou «Pentimento» (1989) mais on la retrouve aussi dans des œuvres plus cérébrales comme «Les rendez-vous d'Anna» (1978) de Chantal Akerman, «La mort de Mario Ricci» (1982) de Claude Goretta ou «La fidélité» (1999) d'Andrzej Zulawski.
 C'est en Italie, alors qu'elle approche des soixante-dix ans, qu'on lui offre un dernier rôle de premier plan au grand écran dans «Regina Coeli» (2000).

Magali Noël n'est pas uniquement une actrice cinématographique et, sur les planches, on l'apprécie particulièrement, durant la saison 1954-1955, dans «L'amour des trois colonels» de Peter Ustinov, dans «Mère Courage» de Bertold Brecht en 1976, dans la comédie musicale «Cabaret», mise en scène par Jérôme Savary à Lyon en 1986 et à Paris en 1987, ou encore, en 2008, dans «Le clan», un spectacle de sa conception dans lequel elle rend hommage à Boris Vian, Jacques Prévert et Raymond Queneau.

Elle touche aussi à la télévision et, dans ce domaine, citons, en 1982, la série de la chaîne allemande ZDF «Bekenntnisse des Hochstaplers Felix Krull», d'après le célèbre roman de Thomas Mann, ou encore la saga de l'été 1992 de TF1 «Les cœurs brûlés».

Une évocation de la brillante carrière de cette artiste complète ne serait pas complète sans mentionner ses incursions dans la chanson, la plus notable restant bien sûr sa création en 1956 de «Fais-moi mal Johnny», un rock écrit par Boris Vian.

Marlène Pilaete