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Moira ORFEI (1931 / 2015)

Moira Orfei

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Véritable enfant de la balle, Moira Orfei (née à Codroipo, Italie) est issue d'une illustre famille d'artistes de cirque.
 Dans ce domaine, elle s'illustre particulièrement d'abord en tant qu'écuyère, trapéziste et acrobate, puis comme dompteuse d'éléphants et dresseuse de colombes.

Dans les années 60, elle peut s'enorgueillir d'avoir un cirque à son nom, qui existe toujours aujourd'hui.
 Moira Orfei consacre toute sa vie à sa passion et, jusqu'à la fin, le public reste attaché à ce personnage extravagant, au maquillage voyant et aux vêtements colorés et chatoyants.

Elle débute à l'écran en 1960 et sa carrière de vedette de cinéma comporte bon nombre de péplums, épopées mythologiques et films d'aventures comme, entre autres, «Ursus» (1961), «Maciste, l'uomo piu forte del mondo» (1961), «Ursus nella valle dei leoni» (1962), «Il figlio dello sceicco» (1962), «L'eroe de Babilonia» (1963), «Zorro contro Maciste» (1963), «I due gladiatori» (1964), «Ercole, Sansone, Maciste e Ursus, gli invicibili» (1964), «La rivolta dei pretoriani» (1964), «L'incendio di Roma» (1965),…

Elle ne dédaigne pas non plus la comédie et est, notamment, la partenaire de Totò dans «Totò e Cleopatra» (1963), «Totò contro i quattro» (1963) et «Il monaco di Monza» (1963) et du duo Franco Franchi et Ciccio Ingrassia dans «I due mafiosi» (1963), «I due sergenti del generale Custer» (1965), «Come inguaiammo l'esercito» (1965) et «Due mafiosi contre Al Capone» (1966).

Celle qu'on finira par surnommer "la reine du cirque italien"  a cependant assez de personnalité et de talent pour se glisser dans des rôles plus exigeants comme le prouve par exemple sa présence dans «Signore e signori» (1965), qui reçoit le Grand Prix International du festival de Cannes en 1966, ex-aequo avec «Un homme et une femme».
 Après avoir figuré au générique de «Straziami, ma di baci saziami» (1968) de Dino Risi, elle tourne beaucoup moins et ne figure plus que dans quelques films, le plus notable étant «Profumo di donna» (1974), du même réalisateur.

Comme il sied à une amoureuse de l'art circassien, elle décède dans son immense et luxueuse caravane à Brescia, où son cirque était en représentation.

Marlène Pilaete