X

Vanja ORICO (1929 / 2015)

Vanja Orico

icone

Alors qu'elle se trouve en Italie, Vanja Orico (née à Rio de Janeiro, Brésil) débute à l'écran en tenant un second rôle dans «Luci di varieta» (1950) d'Alberto Lattuada et Federico Fellini.

Elle devient une vedette trois ans plus tard grâce au film brésilien «O Cangaceiro» (1953).
 Par la suite, elle figure encore au générique de quatre autres productions mettant en scène des «cangaceiros», bandits nomades actifs dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle et de la première moitié du vingtième siècle : «Lampiao, O Rei do Cangaço» (1964), «Cangaceiros de Lampiao» (1967), «Jesuino Brilhante, O Cangaceiro» (1972) et «O Leao do Norte» (1974).

Elle est en outre l'interprète de, notamment, «Os mendigos» (1962), «El ritmo jovem» (1966), «O Santo Milagroso» (1967) ou encore «O Segredo da Rosa» (1973), pour lequel elle officie aussi en tant que productrice, réalisatrice et scénariste.

Dans les années 50, on peut noter ses quelques incursions dans le cinéma international.
 On peut ainsi la voir, par exemple, dans la co-production germano-brésilienne «Conchita und der Ingenieur» / «Paixao nas selvas» (1954), dans le film italien «Yalis, la vergine del roncador» (1955) et en partenaire de Jean Marais dans «S.O.S. Noronha» (1957).

Elle est également l'héroïne de «Ana», l'épisode brésilien de «Die Windrose».
 Sorti en 1957, ce curieux film, concocté par l'organisation communiste "Fédération Démocratique Internationale des Femmes" et produit, sous la direction artistique de Joris Ivens, par la firme est-allemande DEFA, se compose de cinq segments ayant pour cadre l'U.R.S.S., la Chine, le Brésil, L'Italie et la France.

Dès la seconde moitié des années 70, elle travaille beaucoup moins pour le Septième Art et sa filmographie s'achève en 1994.
 Durant sa carrière, Vanja Orico ne se contente pas d'être actrice et enregistre de sa jolie voix bon nombre de disques.

Terminons par saluer son courage lorsque, en pleine agitation consécutive à l'assassinat d'un jeune étudiant par la police en 1968, elle s'agenouille devant un convoi militaire envoyé par la dictature en place à l'époque et s'exclame : "Ne tirez pas, nous sommes tous des Brésiliens".
 Cet acte, qu'elle décrira plus tard comme le plus important de sa vie, lui vaudra d'ailleurs de faire l'objet d'une arrestation musclée.

Marlène Pilaete