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PATACHOU (1918 / 2015)

Patachou

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Patachou (née à Paris, France) ouvre à Montmartre, à la fin des années 40, un restaurant, qui se transforme bientôt en cabaret très couru.
 Encouragée par la clientèle, elle se lance dans la chanson et ne tarde pas à connaître la consécration dans ce domaine.
 Parmi ses succès, on peut citer, entre autres, «Rue Lepic», «La bague à Jules» et «Bal chez Temporel».

Dans les années 50, elle se produit dans les grandes salles parisiennes et on la voit ainsi à l'A.B.C., au Théâtre des Variétés, à l'Olympia, à Bobino, à l'Alhambra.
 Sa carrière s'internationalise et elle donne par exemple des récitals en Angleterre au London Palladium et aux U.S.A. au Waldorf Astoria.

Toujours à l'affut de nouveaux talents, elle permet à des artistes alors peu connus, comme Georges Brassens ou Jacques Brel, de chanter dans son établissement.

A l'époque, elle touche un peu au cinéma.
 Jean Renoir et Sacha Guitry la choisissent pour incarner, respectivement, Yvette Guilbert dans «French Cancan» (1954) et Madame Sans-Gêne dans «Napoléon» (1955).
 Elle se contente d'être elle-même dans «Femmes de Paris» (1953), dans lequel elle nous livre sa version de «Brave Margot», et c'est aussi en tant que chanteuse qu'on la retrouve dans le film à sketches «Jouons le jeu» (1952).
 Pour le reste, elle participe à quelques courts-métrages.

La vague yé-yé des années 60 la relègue quelque peu au second plan.
 Heureusement, à l'étranger, elle est toujours populaire.
 Installée aux Etats-Unis, elle figure notamment à l'affiche du Carnegie Hall en 1963 et est une des protagonistes, à Broadway, de la fastueuse revue musicale «Folies-Bergère» de juin à novembre 1964.

Revenue dans son pays natal, elle s'occupe, au début des années 70, de l'animation du restaurant-cabaret de la Tour Eiffel et chante au Théâtre des Variétés et au Théâtre Fontaine.

A l'orée des années 80, elle s'oriente vers le métier de comédienne.
 On la retrouve alors au Septième Art avec des titres comme «La rumba» (1986), «Cible émouvante» (1992), «Pola X» (1997), «Drôle de Félix» (1999), «San Antonio» (2003), etc.

A la télévision, on se rappelle peut-être plus particulièrement de sa participation aux sagas de l'été de TF1 «Orages d'été» en 1989, «Avis de tempête» en1990 et «Les grandes marées» en 1993.

Relevons enfin, au théâtre, «Le sexe faible» d'Edouard Bourdet en 1985 ou encore «Des journées entières dans les arbres» de Marguerite Duras en 1989.

Marlène Pilaete