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Maya PLISETSKAYA (1925 / 2015)

Maya Plisetskaya

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Fille de la vedette du cinéma muet Rachel Messerer, Maya Plisetskaya (née à Moscou, Russie) entre à l'école du Bolshoï en 1934 et, en 1943, devient membre officiel de la célèbre troupe.

On remarque très rapidement cette danseuse exceptionnelle, notamment grâce à son interprétation de Myrtha dans «Giselle» en 1944, et, en 1945, elle tient son premier grand rôle dans «Raymonda».
 En 1947, elle se produit pour la première fois dans «Le lac des cygnes», une œuvre qui restera associée à son nom et qu'elle jouera à de nombreuses reprises durant sa carrière.

Malgré sa célébrité, Maya Plisetskaya doit affronter les tracasseries du régime soviétique.
 Si on la laisse notamment se rendre en Inde en 1954, le K.G.B., qui la juge politiquement peu fiable, n'est pourtant pas enclin à la laisser circuler librement.
 En 1956, par exemple, elle ne reçoit pas la permission d'accompagner la troupe du Bolshoï en tournée à Londres.
 Il faut dire que l'artiste éprouve sans doute des sentiments bien mitigés à l'égard de l'U.R.S.S., son père, victime des purges staliniennes, ayant été exécuté en 1938.

Heureusement, la pression se relâche bientôt quelque peu et, en 1959, elle peut enfin montrer l'étendue de son talent aux Etats-Unis et sa renommée s'internationalise.
 Au début des années 60, après la retraite de Galina Ulanova, elle est élevée au rang prestigieux de prima ballerina assoluta au Bolshoï.
 Ici en France, on se rappelle particulièrement de ses collaborations avec Roland Petit et Maurice Béjart.
 La grande star reste active jusqu'à un âge avancé, en conservant sa grâce intacte.

Elle travaille à quelques reprises pour le cinéma mais, bien sûr, la plupart des productions qu'elle tourne sont des ballets filmés comme «Lebedinoe ozero» (1958), «Skazka o konke-gorbinke» (1962), «Carmen Syuta» (1970) ou encore «Anna Karenina» (1975), dans lequel elle est aussi créditée comme chorégraphe.

En tant qu'actrice, elle incarne la princesse Betsy dans «Anna Karenina» (1967) et la cantatrice Désirée Artôt dans «Chaykovskiy» (1970).

Marlène Pilaete