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Claude FRANCE (1893 / 1928)

Claude France

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Devenue comtesse de Chilly suite à un mariage, durant la première guerre mondiale, avec un noble français, dont elle se séparera plus tard, Claude France (née à Emden, Allemagne) est remarquée par le producteur Louis Gaumont dans un petit film d'amateur projeté lors d'un gala de bienfaisance.
 Elle est alors engagée pour tenir, sous le nom de Diane Ferval, un rôle dans «Le carnaval des vérités» (1919) de Marcel l'Herbier.
 Elle adopte ensuite le pseudonyme très bleu-blanc-rouge de Claude France et, durant les années 20, est une vedette appréciée du cinéma français grâce à, entre autres, «La chambre du souvenir» (1920), «Le diamant vert» (1922), «L'autre aile» (1923), «Le prince charmant» (1925), «Lady Harrington» (1926), «La madone des sleepings» (1927), «L'île d'amour» (1927),…
 Elle est en outre l'interprète de la co-production germano-tchèque «Moderne Ehen/Hrichy v mazelstvi» (1924) et tourne «Pension Groonen» (1925) en Autriche.

Elle se suicide au gaz en janvier 1928 dans son hôtel particulier parisien.
 Des écrits de l'actrice retrouvés sur place évoquant son "dégoût des trahisons sentimentales", on attribue alors les raisons de cet acte à des peines de coeur.
 Cette version correspond en tout cas bien aux déclarations des amis et collègues de Claude France, qui dépeignent une jeune femme neurasthénique, désabusée, très sensible et malheureuse dans sa vie privée.

Curieusement, des rumeurs d'espionnage, peut-être inspirées par les origines allemandes de la comédienne, ne tardent pas à apparaître dans la presse.
 On pourra même lire que des informations soi-disant recueillies et livrées aux services secrets français par Claude France une dizaine d'années plus tôt auraient été déterminantes dans l'arrestation de Mata Hari en 1917.
 Il semble que, jusqu'à présent, aucune preuve n'ait été apportée à ce sujet.

 
Marlène Pilaete