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LIN DAI (1934 / 1964)

Lin Dai

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Ayant fui son pays, tombé sous le joug communiste, Lin Dai (née à Guilin, Chine) s'exile avec sa famille à Hong Kong à la fin des années 40.
 Elle y débute à l'écran dans «Cui cui» (1953), qui en fait une star.

Véritable idole du cinéma asiatique, elle tourne à un rythme soutenu durant une dizaine d'années et est l'interprète de, notamment, «Chun tian bu shi du shu tian» (1954), «Ju zi gu niang» (1956), «Mei gu» (1956), «Huan le nian nian» (1956), «Jin lian hua» (1957), «Hong wa» (1958), «Diau Charn» (1958), «Jiang shan mei ren» (1959), «Yun chang yan hou» (1959), «Wen rou xiang» (1960), «Qian jiao bai mei» (1961), «Bu liao qing» (1961), «Bai she zhuan» (1962), «Hua tuan jin lu» (1963),…
 Elle est en outre une des protagonistes de la co-production nippo-hongkongaise «Tôkyô - Honkon mitsugetsu ryokô» / «Dong jing xiang gang mi yue lu xing» (1955).
 Elle remporte à quatre reprises, en 1957, 1958, 1961 et 1962, le prix de la meilleure actrice à l'Asian Film Festival.

Après son mariage en 1961, elle donne naissance à un fils en 1963.
 Tout semble être donc au beau fixe pour la comédienne adulée.
 Malheureusement, Lin Dai se révèle plus fragile et sujette à la dépression qu'on ne le croit et le public est sous le choc lorsqu'il apprend, en juillet 1964, qu'elle s'est suicidée en associant somnifères et gaz.
 Plusieurs sources évoquent des tensions dans sa vie conjugale pour expliquer son geste.

Ses cinq derniers films, parfois terminés à l'aide d'une doublure, seront distribués après sa mort.

Ses fans auront ainsi l'occasion de retrouver leur étoile disparue dans «Dai ji» et «Wang zhao jun» en 1964, dans «Bao lian deng» en 1965, dans «Lian yu hei» en 1966 et dans «Xue hen jing» en 1967.

Marlène Pilaete