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Maggie McNAMARA (1928 / 1978)

Maggie McNamara

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Maggie McNamara (née à New York, Etats-Unis) se fait d'abord connaître comme mannequin.
 Elle apparaît notamment à deux reprises en couverture du magazine Life, en mars 1948, posant avec un "sac à mains - corbeille", et en avril 1950, vêtue d'un ravissant "chemisier à moins de $5.00".

Elle s'oriente bientôt vers le métier d'actrice et joue pour la première fois à Broadway en février 1951 dans un flop retentissant, «The King of Friday's Men», pour lequel on avait fait venir, du prestigieux Abbey Theatre de Dublin, l'acteur Walter Macken.

Heureusement, la même année, elle a plus de chance en créant à Chicago «The Moon Is Blue», dans le rôle joué à New York par Barbara Bel Geddes.
 Elle interprète cette pièce durant une longue période et finit par être choisie par Otto Preminger pour reprendre son personnage dans l'adaptation cinématographique.

Le film «The Moon Is Blue» (1953) rencontre de sérieux ennuis avec le comité de Censure et sort sans l'aval de celui-ci, en remportant un très grand succès.
 La jeune vedette, qui est alors nominée à l'oscar de la meilleure interprétation, est lancée.
 On la voit ensuite dans «Three Coins in the Fountain» (1954) et «Prince of Players» (1955).

Cependant, elle ne s'adapte pas au mode de vie hollywoodien.
 Elle préfère rester à New York et ne se montre pas très coopérative avec le département publicitaire de la 20th Century Fox, chez qui elle est sous contrat.
 La jeune femme, dont l'équilibre psychologique se révèle plutôt instable, disparaît des écrans en 1956.

Elle fait sa réapparition au début des années 60 et retourne notamment à Broadway en octobre 1962 pour «Step on a Crack», qui s'arrête après une seule représentation.
 Au cinéma, elle figure au générique de «The Cardinal» (1963), réalisé par Otto Preminger, qui ne l'a pas oubliée.
 Elle travaille aussi durant quelque temps à la télévision et on peut par exemple la voir dans les séries «La quatrième dimension» en 1963 ou encore «The Alfred Hitchcock Hour» en 1964.

Sa carrière de comédienne s'arrête en 1965.
 Par après, sans se retourner sur son passé, elle gagne sa vie en acceptant des emplois temporaires de dactylo, avant que, n'arrivant plus à combattre ses démons  intérieurs, elle ne décide de mettre fin à ses jours par overdose de barbituriques en 1978.

Marlène Pilaete