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Giulia CASSINI RIZOTTO (1865 / 1943)

Giulia Cassini Rizzotto

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Giulia Cassini Rizzotto (née à Palerme, Italie) débute très jeune sur les planches.
 Signalons d'ailleurs que le monde du théâtre ne lui est pas étranger car son père n'est autre que Giuseppe Rizzotto, acteur connu et auteur en 1863 de la pièce à succès «I mafiusi di la Vicaria», première œuvre de fiction à traiter de la mafia.

Giulia Cassini Rizzotto connaît le succès sur scène et incarne par exemple le personnage de Splendore lors de la création en 1904 de «La figlia di Iorio» de Gabriele d'Annunzio.

Dès 1912, elle devient aussi vedette de cinéma et on peut alors la voir dans, entre autres, «Capriccio fatale !» (1912), «Il romanzo di Luisa» (1913), «Paternita» (1914), «Pulcinella» (1915), «Patria mia !» (1915), «Alla capitale» (1916), «Gli onori della guerra» (1917),…

Elle fonde en outre, en 1914, l'Académie cinématographique "Ars Film", qui fournira au cinéma muet italien des actrices comme Irene Saffo Momo, Claretta Rosaj et Lia Formia.

Giulia Cassini Rizzotto ajoute bientôt une nouvelle corde à son arc.
 Elle est en effet à la fois la réalisatrice et l'interprète de «Scugni» (1918), une expérience qu'elle renouvelle avec «Piccola Manon» (1920).
 Elle met aussi en scène «Senza sole» (1919) et «A Mosca cieca» (1921), deux productions dans lesquelles elle n'intervient pas en tant que comédienne.
 Elle n'apparaît pas non plus dans «Leonardo da Vinci» (1919), qu'elle co-réalise avec Mario Corsi.

Elle met fin à sa carrière cinématographique en jouant dans «Triboulet» (1923).

Elle finit par s'installer en Argentine, où elle donnera notamment des cours d'art dramatique  à l'Association Dante Alighieri de Buenos Aires, institution réputée promouvant la culture italienne.

Marlène Pilaete