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Lois WEBER (1879 / 1939)

Lois Weber

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Après plusieurs années de présence sur scène, Lois Weber (née à Allegheny City, Etats-Unis) se tourne vers le cinéma à la fin de la première décennie du vingtième siècle.
 Dès 1911, elle devient une vedette  et, jusqu'en 1917, on peut la voir dans, entre autres, «A Heroine of '76» (1911), «The Heiress» (1911), «On the Brink» (1911), «Fine Feathers» (1912), «Eyes That See Not» (1912), «The Light Woman» (1913), «A Wife's Deceit» (1913), «Civilized and Savage» (1913), «The Merchant of Venice» (1914), «Woman's Burden» (1914), «The Spider and Her Web» (1914), «Sunshine Molly» (1915), «Scandal» (1915), «Hop – The Devil's Brew» (1916), «The Eye of God» (1916), «The Hand That Rocks the Cradle» (1917), …

Elle forme alors avec Phillips Smalley, son époux de 1904 à 1922, un couple cinématographique populaire, que le public retrouve avec plaisir dans les salles obscures.
 Par ailleurs, elle ne se contente pas d'être actrice et officie aussi en tant que réalisatrice, aussi bien pour des films dont elle est l'interprète que pour diverses productions dans lesquelles elle ne joue pas comme, notamment, «The Clue» (1913), «A Modern Fairy Tale» (1914), «The Career of Waterloo Petersen» (1914), «A Cigarette – That's All» (1915), «Betty in Search of a Thrill» (1915), «The Dumb Girl of Portici» (1916), «Shoes» (1916), «The People vs John Doe» (1916), «The Mysterious Mrs. Musslewhite» (1917), «The Price of a Good Time» (1917),…

Après avoir délaissé le métier de comédienne, elle continue sa carrière de metteur en scène avec des titres comme, par exemple, «For Husbands Only» (1918), «When a Girl Loves» (1919), «Mary Regan» (1919), «To Please One Woman» (1920), «The Blot» (1921), «What Do Men Want ?» (1921),…

Malheureusement, son succès décline dans le début des années 20 et son style commence à paraître démodé.
 Après «A Chapter in Her Life» (1923), elle est absente des plateaux de tournage durant quelques années.

Elle fait son retour en dirigeant Billie Dove dans «The Marriage Clause» (1926) et «Sensation Seekers» (1927) et Leatrice Joy dans «The Angel of Broadway» (1927), sans réussite particulière.

Après une nouvelle interruption, c'est pour une firme de second plan que sa filmographe s'achève avec «White Heat» (1934), au générique duquel figurent Virginia Cherrill et Mona Maris.

Lois Weber est sans doute la réalisatrice américaine la plus renommée du cinéma muet.
 Notons toutefois que, dans les années 10, le nom de Phillips Smalley est souvent accolé au sien en tant que co-metteur en scène. Mais la plupart des historiens du cinéma estiment que la force créative du duo est bien Lois Weber.

Relevons que cette artiste polyvalente aura exercé la fonction de productrice à plusieurs reprises et participé aux scénarios de bon nombre de ses réalisations, en traitant de sujets aussi divers et controversés que la contraception, l'avortement, la toxicomanie, la peine de mort, la prostitution, les excès du capitalisme, etc.

Marlène Pilaete