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Lola FLORES (1923 / 1995)

Lola Flores

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Après avoir notamment suivi des cours à l'académie de flamenco dirigée par le célèbre maestro Realito, Lola Flores (née à Jerez de la Frontera, Espagne) se lance dans le monde du spectacle à la fin des années 30.
 En 1942, elle remporte son premier grand succès personnel sur les planches grâce à «Cabalgata», dont elle est une des interprètes au théâtre Fontalba de Madrid.

A la fin de 1943, on l'apprécie beaucoup dans «Zambra», qui la transforme définitivement en étoile.
 Ce spectacle musical remporte tellement de succès qu'il sera joué, dans des versions remaniées, jusqu'en 1948.
 Elle y a pour partenaire le chanteur réputé Manolo Caracol, avec qui elle entretient à l'époque une tumultueuse liaison.

Par la suite, Lola Flores figure encore à l'affiche d'autres shows comme, par exemple, «La maravilla errante», «Copla y bandera», «Luna y guitarra», «La copla morena», «La guapa de Cadiz»,…
 Parmi les nombreuses chansons enregistrées par la populaire artiste, on peut citer «El Lerele», «La Salvaora», «La zarzamora», «Manolita la primera», «Maria Bonita» ou encore «Dolores, ay mi Dolores».

Lola Flores a aussi à son actif un parcours cinématographique bien fourni.
 Elle débute à l'écran dans «Martingala» (1939) et tient son premier rôle important dans «Un alto en el camino» (1941).
 Elle devient une star de cinéma grâce à «Embrujo», avec en co-vedette Manolo Caracol, qui sort en 1948.
 Par après, elle est encore, jusqu'au milieu des années 70, l'interprète  d'une vingtaine de films, parmi lesquels on peut citer, entre autres, «La nina de la venta» (1951), «La estrella de Sierra Morena» (1952), «Morena Clara» (1954), «Lola Torbellino» (1956), «La faraona» (1956), «Suenos de oro» (1958), «Maria de la O» (1959), «El balcon de la luna» (1962), «La gitana y el charro» (1964), «Una senora estupenda» (1970), «Casa Flora» (1973), «El asasino no esta solo» (1975),…

On peut noter que plusieurs de ces titres sont des co-productions mexicano-espagnoles, la star étant aussi très populaire en Amérique du Sud.
 Elle est d'ailleurs en outre la protagoniste d'une co-production hispano-argentine, «Kuma Ching» (1969).

Sa filmographie s'achève dans les années 80 avec «Truhanes» (1982) «Juana la Loca… de vez en cuando» (1983), et «Los invitados» (1986).

Dans sa ville natale, on peut trouver une statue à son effigie et une rue à son nom.

Marlène Pilaete