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Pastora IMPERIO (1885 ? 1889 ? / 1979)

Pastora Imperio

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Pastora Imperio (née à Séville, Espagne) débute sur scène à l'âge de dix ans.
 Elle s'impose au début du vingtième siècle comme une des plus célèbres chanteuses et danseuses de son époque.

Parmi ses titres de gloire, on relève la toute première version de «L'amour sorcier», écrit pour elle par Rodrigo Falla, qu'elle crée en 1915.
 A son actif, on peut citer des chansons comme «La nieta de Carmen», «El color de mis ojos», «Viva Madrid», «El molinillo», «La canastera» ou encore «La bailaora».

Son mariage en 1911 avec le renommé toréador Manuel Gomez "El Gallo" fait sensation mais le couple se sépare après moins d'un an de vie commune, bien que le divorce ne soit prononcé qu'en 1934.
 "El Gallo" reconnaîtra toutefois officiellement la petite Rosario, née en 1920 de la liaison de Pastora Imperio avec le Grand d'Espagne Fernando de Borbon y Madan, duc de Durcal.

Dans le monde de la danse espagnole, elle est réputée pour avoir popularisé le port de la bata de cola, robe à traîne et à volants, devenue la tenue emblématique des artistes de flamenco, et, concernant ce genre musical, elle est aussi connue pour sa façon particulière de mouvoir les bras et les mains, reprise depuis par toutes ses "héritières".

Le cinéma ne manque pas de s'intéresser à plusieurs reprises à une telle personnalité.
 A l'époque du muet, elle est ainsi  la vedette de «La danza fatal» (1915) et «Gitana cani» (1917).
 Certaines sources mentionnent également une troisième production, «La reina de una raza» (1917).

Il faut attendre une vingtaine d'années pour qu'elle retrouve le chemin des studios avec «Maria de la O», tourné en 1936, dans lequel elle incarne une matriarche gitane et dont le rôle-titre est tenu par Carmen Amaya.
 Elle est ensuite la tête d'affiche du mélodrame «La marquesona» (1939).
 Par après, elle tient des seconds rôles dans «Canelita en rama» (1943), «El amor brujo» (1949), «Pan amor y Andalucia» (1958) et «Duelo en la canada» (1959).

Elle se retire en 1959, après le show musical «Te espero en Eslava».
 Elle ne quitte néanmoins pas tout à fait l'univers du spectacle et dirige durant quelque temps «El Duende» à Madrid et «Los Monteros» à Marbella, deux établissements proposant des récitals de flamenco.

La légendaire artiste a, depuis 2006, un buste en bronze à son effigie érigé dans sa ville natale, au croisement des rues O'Donell et Velazquez.

Marlène Pilaete