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Raquel MELLER (1888 / 1962)

Raquel Meller

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Raquel Meller (née à Tarazona, Espagne) fait ses débuts officiels sur scène en 1907 et s'impose en quelques années comme une des plus populaires chanteuses de son époque.
 Elle enregistre ses premiers disques en 1912 et propose bientôt à un public conquis les deux titres les plus connus de son répertoire, «El Relicario» en 1914 et «La violetera» en 1915.

En 1919, elle est la vedette du film «Los arlequines de seda y oro», qui quelques années plus tard, ressortira dans une version raccourcie, rebaptisée «La gitana blanca».

Dès la fin des années 10, elle commence à internationaliser sa carrière en se travaillant en France, en Angleterre ou encore en Amérique du Sud.
 En 1926, elle se produit aux U.S.A. où elle remporte un grand succès en donnant une série de récitals à Broadway et fait la couverture du magazine Time en avril de la même année.
 Aux Etats-Unis, la Fox, grâce au procédé Movietone, fait entendre sa voix dans quatre chansons filmées en 1927 : «Flor de mal», «Tarde de corpus», «La mujer del torero» et «Noi de la mare».

Dans les années 20, Raquel Meller est en outre une étoile du cinéma français, pour qui elle tourne «Les opprimés» (1922), «Violettes impériales» (1923), «La terre promise» (1924), «La ronde de nuit» (1925), «Carmen» (1926), «Nocturne» (1926) et «La venenosa» (1928).

Durant les années 30, elle continue à créer des chansons très appréciées comme «Mariquita» en 1931 ou «Bajo los puentes del Sena» en 1935.
 Elle apparaît également dans son dernier film en 1932, un remake parlant de «Violettes impériales».

Durant la guerre civile espagnole, elle travaille en France dans la revue «Paris en joie» en 1937 et part en tournée en Amérique du Sud.

Elle retourne en Espagne en 1939 mais, à partir de cette date, est beaucoup moins active.
 En effet, les temps ont changé et l'artiste n'est plus l'idole adulée d'autrefois.
 Cependant, on la voit encore de temps à autre dans des spectacles musicaux, le dernier, «Cuando salio el blanco y nero», en 1958.

Quatre ans après son décès, on érige une statue en son honneur à Barcelone.

Marlène Pilaete