X

Conchita PIQUER (1906 / 1990)

Conchita Piquer

icone

Après avoir débuté sa carrière de chanteuse dans sa ville natale, Conchita Piquer (née à Valence, Espagne) connaît sa première grande chance lorsque le compositeur Manuel Penella l'emmène au Etats-Unis pour figurer parmi les interprètes de sa comédie musicale «The Wildcat», jouée à Broadway de novembre 1921 à janvier 1922.

Elle s'y fait remarquer grâce au titre «El florero».
 La firme Columbia ne tarde pas à s'intéresser à la jeune fille et lui fait enregistrer plusieurs disques.
 Elle continue en outre à se produire sur scène, par exemple dans «Make It Snappy», «The Dancing Girl» ou encore «Greenwich Village Follies».

Quelques années plus tard, elle rentre définitivement en Espagne, où son aventure américaine n'est pas passé inaperçue.
 Le public espagnol accueille alors avec enthousiasme cette nouvelle vedette.

Durant son étincelante carrière, elle travaille avec la crème des auteurs espagnols comme Manuel Penella, déjà cité, Antonio Quintero, Rafael de Léon, Manuel Quiroga, Salvador Valverde, etc.

Parmi ses chansons les plus connues, on peut citer, entre autres, «La maredeuta», «En tierra extrana», «Ojos verdes», «La Parrala», «Tatuaje», «Y sin embargo te quiero»,…

En 1958, après avoir connu quelques problèmes vocaux, elle décide d'abandonner la scène. Elle continue néanmoins à fréquenter les studios d'enregistrement durant quelques années, ce qui lui permet de sortir encore plusieurs disques comme «Cinco farolas» en 1962.

Durant son parcours, Conchita Piquer touche aussi au cinéma à quelques reprises.
 Elle débute à l'écran en 1923, durant son séjour aux U.S.A., en tournant, pour l'inventeur et producteur Lee de Forest, un court-métrage sonorisé selon le procédé Phonofilm.
 Le public peut ainsi, en pleine époque du muet, voir et entendre la jeune artiste dans plusieurs numéros chantés et dansés.
 Il semble donc qu'il s'agisse là du premier film «parlant» en espagnol de l'histoire du cinéma.

Elle tient ensuite le rôle féminin principal de la co-production hispano-française «El negro que tenia el alma blanca» / «Le danseur de jazz» (1927), un film réalisé par Benito Perojo traitant d'une relation interraciale, un sujet plutôt inhabituel pour l'époque.

Trois ans plus tard, elle retrouve le même metteur en scène pour «La bodega» (1930).
 Par la suite, elle est encore la star de «Yo canto para ti !» (1934), «La Dolores» (1940) et «Filigranas» (1949) avant de terminer son parcours au Septième Art avec la production argentine «Me casé con una estrella» (1951).

Dans sa ville natale, un musée lui est consacré et une rue porte son nom.

Marlène Pilaete