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Lissy ARNA (1900 ? 1904 ? / 1964)

Lissy Arna

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Lissy (ou Lissi) Arna (née à Berlin, Allemagne) se lance dans le Septième Art en apparaissant dans plusieurs courts-métrages comiques en 1919 et 1920.
 Après une interprétation remarquée dans «Abenteuer einer Nacht» (1923), elle passe deux années à New York.

De retour dans son pays natal, elle est une vedette du cinéma allemand durant la seconde moitié des années 20 avec des films comme, entre autres, «Abenteuer im Nachtexpress» (1925), «Gern hab'ich die Frauen geküsst» (1926), «Schwere Jungens – leichte Mädchen» (1927), «Die elf Teufel» (1927), «Wochenendzauber» (1927), «Eva in Seide» (1928), «Unter der Laterne» (1928), «Jenseits der Strasse – Eine Tragödie des Alltags» (1929), «Giftgas» (1929),…
 On lui confie alors à plusieurs reprises des personnages de tentatrices, de demi-mondaines ou de prostituées.

Elle joue en outre une part non-négligeable dans la déchéance d'un alcoolique dans «The Physician» (1928), réalisé en Angleterre par Georg Jacoby, et on la retrouve en créature volage et cupide dans «Hjärtats triumf» (1929), du célèbre metteur en scène suédois Gustaf Molander.
 Quant à la co-production germano-hongroise «Achtung ! Kriminalpolizei/Rabmadar» (1929), elle lui réserve un rôle de détenue.
 On semble apparemment se délecter de la voir suivre le mauvais chemin à l'écran.

Elle part ensuite à Hollywood, où la firme Warner - First National lui fait tourner «Der Tanz Geht Weiter» (1930), «Die Maske Fallt» (1931) et «Dämon des Meeres» (1931), les versions en langue allemande de, respectivement, «Those Who Dance», «The Way of All Men» et «The Sea Beast».
 La compagnie R.K.O. Pathé lui donne aussi l'occasion de s'exprimer en anglais dans «Beyond Victory» (1931), qui évoque la Grande Guerre sous un angle pacifiste.

De retour en Europe, elle est encore, aux studios Paramount français de Saint-Maurice, l'interprète d'une dernière version allemande, celle de «The Lady Lies», intitulée «Seine Freundin Annette» (1931).

Par après, elle retourne poursuivre sa carrière en Allemagne en figurant au générique de, notamment, «Der Zinker» (1931), «Berge in flammen» (1931), «Der schönste Mann im Staate» (1932) ou encore «Theodor Körner» (1932).

Après avoir incarné une actrice sans talent et affectée dans la fantaisie de science-fiction «Ein Unsichtbarer geht durch die Stadt» (1933), elle est généralement cantonnée dans des seconds rôles jusqu'à la fin des années 30.
 A la même époque, elle travaille également au théâtre.

Avant que la deuxième guerre mondiale n'éclate, elle émigre au Venezuela avec son second mari, un médecin, et ne reviendra en Allemagne qu'après le décès de celui-ci à la fin des années 50.

Une petite apparition dans un film de 1962 marque la fin de son parcours cinématographique.

Marlène Pilaete