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Maria CARMI (1880 / 1957)

Maria Carmi

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Maria Carmi (née à Florence, Italie) devient célèbre en décembre 1911 lorsqu'elle incarne la Madone  lors de la création à Londres de la pièce «The Miracle», écrite par son époux de l'époque, Karl Volmöller, et mise en scène par Max Reinhardt.

En 1912, elle débute à l'écran dans l'adaptation cinématographique de cette œuvre.
 Notons à ce sujet que les historiens semblent ne s'être pas mis d'accord quant à savoir s'il s'agit d'une production anglaise ou allemande et qui en est/sont le(s) réalisateur(s).
 On est par contre certain que le deuxième film de l'actrice, «Venezianische nacht» (1913) est dirigé par Max Reinhardt pour le compte de la compagnie berlinoise PAGU.

Elle poursuit ensuite sa carrière de vedette en Italie avec «L'accordo in mi minore» (1914), «Sperduti nel buio» (1914), «Teresa Raquin» (1914), «Retaggio d'odio» (1914) et «La mia vita per la tua !» (1914).

L'étape suivante de son parcours d'étoile de cinéma se déroule en Allemagne de 1915 à 1917 et on peut alors la voir dans, entre autres, «Die rätselhafte Frau» (1915), «Der Hermelinmantel» (1915), «Das Wunder der Madonna» (1916), «Das Haus der Leidenschaften» (1916), «Der Fluch der Sonne» (1916), «Das Spitzentuch der Fürstin Wolkowska» (1917), «Rachende Liebe» (1917),…
 C'est dans son pays natal que s'achève sa filmographie avec «Per il passato» (1920) et «Forse che si forse che no» (1921).

Maria Carmi émigre bientôt aux Etats-Unis avec son second mari, le prince géorgien Georges Matchabelli.
 On la revoit sur scène à Broadway dans une reprise de «The Miracle» en 1924 et dans «Creoles», qui ne connaîtra que vingt-huit représentations en 1928.
 En 1926, elle participe à l'aventure du "Brooklyn International Theatre Art Institute", initiée par l'architecte Frederick Kiesler qui veut créer ainsi un laboratoire de théâtre moderne. Après consultation de sources assez précises, il semble toutefois que cette expérience ait tourné court.

Toujours en 1926, elle a plus de réussite en fondant avec son époux, passionné de parfumerie, la compagnie «Prince Matchabelli» qui, grâce à des fragrances comme «Princess Norina», «Ave Maria» ou encore «Duchess of York», connaît un développement considérable.

Au début des années 30, Maria Carmi se prend de passion pour la philosophie du gourou indien Meher Baba et divorce en 1933.
 A la mort de Georges Matchabelli en 1935, elle est nommée présidente de la société "Prince Matchabelli", qu'elle vend en 1936 pour $250 000 de l'époque, soit environ $4 200 000 actuels.

Désormais, elle se consacre activement à la promotion des enseignements de Meher Baba par le biais de conférences, de sa participation à un mensuel de 1938 à 1942 et de l'écriture de deux livres.

Fidèle à ses convictions, elle obtient que ses cendres soient enterrées en Inde à Meherabad, où sera d'ailleurs inhumé son maître à penser en 1969.

Marlène Pilaete