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Fritzi MASSARY (1882 / 1969)

Fritzi Massary

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Fritzi Massary (née à Vienne, Autriche) débute sur les planches en 1899 et remporte son premier grand succès à Berlin en 1904 grâce à la revue «Die Herren vom Maxim».
 Dès lors, sa renommée ne cesse de croître, jusqu'à ce qu'elle devienne une des stars les plus brillantes de son époque.

Le public se presse alors en masse aux opérettes dans lesquelles elle se produit et elle met à son répertoire des œuvres de grands spécialistes du genre comme Franz Lehar, Johann Strauss, Emmerich Kalman, Leo Fall ou Oscar Straus.
 Elle est notamment l'interprète de «La veuve joyeuse», «La chauve-souris», «Princesse Csardas», «Die Faschingsfee», «Der liebe Augustin», «Die Kaiserin», «Madame Pompadour», «Die Perlen der Cleopatra», «La dernière valse», «Die Teresina», «Eine Frau, die Weiss, was sie will»,…

Fritzi Massary travaille aussi à plusieurs reprises au Septième Art.
 Elle tourne d'abord en 1907 et 1908 quelques courts-métrages musicaux sonorisés, ancêtres des films parlants, comme «Komm du kleines Kohlenmädchen» (1907), «Trallala Lied» (1908) ou encore «Aus ins Metropol» (1908).
 Dans les années 10, on la voit encore au cinéma dans quatre productions : «Viola» (1912), «Der Tunnel» (1915), «Narrentanz der Liebe» (1919) et «Die Rose von Stambul» (1919).

D'origine juive, Fritzi Massary quitte l'Allemagne en 1933, suite à l'accession au pouvoir des nazis.
 Durant les années qui suivent, on la retrouve en Suisse et en Autriche.

Le décès en 1934 de son époux, l'acteur Max Pallenberg, dans un accident d'avion, l'affecte considérablement et elle s'éloigne du monde du spectacle.
 Noel Coward, qui l'apprécie beaucoup, la fait sortir de sa retraite en écrivant pour elle «Operette», qu'elle joue à Manchester et à Londres en 1938 et qui représente son chant du cygne.
 En effet, elle ne tarde pas à émigrer aux Etats-Unis, où se trouve déjà sa fille.

On ne reverra plus Fritzi Massary sur scène ou sur grand écran.
 Dans ce dernier domaine, elle aurait toutefois pu faire son come-back si le projet de George Cukor de lui faire incarner la reine de Transylvanie dans «My Fair Lady» (1964) avait abouti. Mais, comme on le sait, c'est finalement une véritable aristocrate qui jouera le rôle.

Marlène Pilaete