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Clara BOW (1905 / 1965)

Clara Bow

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Issue d’un milieu très défavorisé, Clara Bow (née à Brooklyn, U.S.A.), se réfugie très vite dans l’univers des salles obscures et des magazines de cinéma afin d’oublier quelque peu son triste quotidien.

Sa photogénie et sa personnalité l’aident à remporter un concours dont le premier prix est un rôle dans un film. Elle débute ainsi à l’écran en 1922.
Des productions comme «Down to the Sea in Ships» (1923), «Black Oxen» (1924) ou encore «Kiss Me Again» (1924) attirent l’attention sur elle.

En 1925, elle est une des principales vedettes des studios Preferred et tourne une quinzaine de films, parmi lesquels «The Plastic Age» qui la met particulièrement en valeur.
Son prestige s’accroît lorsqu’elle devient ensuite une star de la Paramount pour qui elle est l’interprète en 1926 de «Dancing Mothers», «The Runaway», «Mantrap» et «Kid Boots».

En 1927, elle tourne «It» et est surnommée la «It girl», ce mot de deux lettres étant plus ou moins synonyme de sex-appeal.
Elle incarne à merveille la jeune fille flirteuse et délurée des années folles et est alors une des actrices les plus populaires de son époque.

On la voit par la suite dans, notamment, «Children of Divorce» (1927), «Wings» (1927), «Hula» (1927), «Red Hair» (1928), «The Fleet’s In» (1928),…

Elle passe le cap du parlant dans «The Wild Party» (1929) qui remporte un grand succès et le public réserve également un bon accueil à «Dangerous Curves» (1929) et «The Saturday Night Kid» (1929).

Malheureusement, sa carrière décline au tout début des années 30.
 Elle est en effet mêlée à plusieurs scandales : implication dans une affaire de «détournement de mari», dettes de jeu et révélations vengeresses sur sa vie privée par son ex-secrétaire, qu’elle avait accusée de détournement de fonds.
 La presse ne se prive bien sûr pas de commenter ces événements et l’image de la vedette est ternie.
 Sa firme, bien ingrate envers celle qui lui a rapporté des millions, ne lui est alors d’aucune aide, en ne prenant pas garde à assurer une haute qualité aux films que l’infortunée étoile tourne durant cette période et en favorisant des actrices comme Nancy Carroll ou Sylvia Sidney.

En juin 1931, en pleine dépression nerveuse, Clara Bow conclut un arrangement avec la Paramount qui met fin à son contrat.

Elle fait son retour pour la Fox dans «Call Her Savage» (1932) et «Hoopla» (1933) et se retire ensuite définitivement.

Son existence post-cinématographique ne sera pas exempte de périodes troublées.

Victime sans doute d’une lourde hérédité (sa mère et sa grand-mère maternelle étant décédées dans des asiles psychiatriques), elle souffrira notamment de certaines perturbations d’ordre psychologique qui l’amèneront à faire quelques séjours en clinique.

Marlène Pilaete