X

MUSIDORA (1889 / 1957)

Musidora

icone

Star emblématique du cinéma muet français, Musidora (née à Paris, France) tourne la plupart de ses films sous la direction de réalisateurs prolifiques de l’époque comme Louis Feuillade, Gaston Ravel ou encore André Hugon.

Elle est l’interprète de, entre autres, «La bouquetière des Catalans» (1914), «L’autre victoire» (1914), «Le calvaire» (1914), «Le collier de perles» (1915), «Celui qui reste» (1915), «Deux Françaises» (1915), «Le grand souffle» (1915), «Débrouille-toi» (1916), «Le poète et sa folle amante» (1916), « Les Chacals» (1917), «Johannes fils de Johannes» (1918), «Mam’zelle Chiffon» (1918),…

Elle tient sans doute son rôle le plus célèbre dans «Les vampires» (1915-1916), un film en dix épisodes de Louis Feuillade dans lequel elle incarne, notamment vêtue d’un maillot noir moulant, une héroïne maléfique nommée Irma Vep (anagramme de «vampire»).

Dans un autre serial du même réalisateur, «Judex» (1916), elle tient le rôle de l’aventurière Diana Monti.
Elle est en outre la vedette en Italie de «La vagabonda» (1918) d’Eugenio Perego et Ugo Falena.

Elle aborde la mise en scène avec le court-métrage «Le maillot noir» (1917) dont elle est aussi l’interprète.

Elle fonde ensuite la Société des Films Musidora et réalise ou co-réalise pour le compte de celle-ci «La flamme cachée» (1918), «Vicenta» (1919), «Pour Don Carlos» (1920), «Une aventure de Musidora en Espagne» (1922), «Soleil et ombre» (1922) et «La terre des taureaux» (1924) dont elle tient également les rôles féminins principaux.
 Elle compte parmi ses amis les écrivains Colette et Pierre Louÿs et, adulée par Louis Aragon et André Breton, est liée aux mouvements dadaïste et surréaliste.

Son activité cinématographique s’interrompt après une apparition dans «Les ombres du passé» (1925) mis en scène par Fred Leroy-Granville.

Dès le milieu des années 40, on la retrouve collaboratrice d’Henri Langlois à la Cinémathèque Française.

En 1950, elle s’offre un petit clin d’œil au passé en réalisant et interprétant un court-métrage, «La magique image».

Marlène Pilaete