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Marlene DIETRICH (1901 / 1992)

Marlene Dietrich

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Marlene Dietrich (née à Schöneberg, Allemagne) débute à l'écran en 1923 et, dans la seconde moitié des années 20, ses rôles croissent progressivement en importance.
 En outre, elle mène parallèlement une carrière sur scène dans des pièces de théâtre et des revues musicales, qui lui apportent bientôt une certaine notoriété.

En 1929, elle est la vedette féminine des quatre films qu'elle tourne, «Ich küsse ihre hand Madame», «Das Schiff der verlorenen menschen», «Die frau nach der man sich sehnt» et «Gefahren der brautzeit».
 En 1930, la sortie de «Der Blaue Engel» de Josef von Sternberg en fait une grande star.
 La même année, elle quitte l'Allemagne et, sous la direction du même homme, est la vedette de «Morocco» aux États-Unis.
 Elle s'impose immédiatement comme une des reines de Hollywood et accède rapidement au rang de mythe.

Sa collaboration avec le grand réalisateur se poursuit avec «Dishonored» (1931), «Shanghai Express» (1931) et «Blonde Venus» (1932).
 On la voit ensuite dans «The Song of Songs» (1933) de Rouben Mamoulian avant qu'elle ne retrouve Von Sternberg pour deux dernières productions «The Scarlet Empress» (1934) et «The Devil is a Woman» (1935), qui ne sont pas des succès commerciaux.
 L'actrice retrouve par après les faveurs du public grâce à «Desire» (1936), une charmante comédie de Frank Borzage.
 Malheureusement, ses trois films suivants, «The Garden of Allah» (1936), «Knight Without Armour» (1937), tourné en Angleterre et «Angel» (1937) sont fraîchement accueillis.

En 1938, elle fait partie de la liste des “poisons du box office” établie par des exploitants de salle américains.
 En 1939, le western «Destry Rides Again» la réinstalle au premier plan et est suivi par, entre autres, «Seven Sinners» (1940), «Manpower» (1941), «The Spoilers» (1942),…

Durant la guerre, elle donne des concerts pour l'armée américaine et voyage ainsi en Europe et en Afrique du Nord.
 Son attitude courageuse durant ces années lui vaudra plus tard la Légion d'Honneur française ainsi que la Médaille de la Liberté américaine.
 Après la fin du conflit, elle revient au cinéma en France dans «Martin Roumagnac» (1946), en compagnie de son amant de l'époque, Jean Gabin, puis retourne dans l'univers hollywoodien avec «Golden Earrings» (1947) et «A Foreign Affair» (1948).
 Elle tourne ensuite deux films dans les studios britanniques, «Stage Fright» (1950) et «No Highway» (1951).

Après «Rancho Notorious» (1952), elle décide de remonter sur les planches en 1953 et devient une show-woman accomplie.
 On la revoit au cinéma dans «Around the World in Eighty Days» (1956), «Witness for the Prosecution» (1957) et «Touch of Evil» (1958) ainsi que dans la co-production italo-américaine «Monte Carlo» (1956).

Après «Judgment at Nuremberg» (1961), c'est à la scène qu'elle consacre le maximum de son temps.
 Elle perpétue sa légende en donnant des récitals jusqu'en 1975 et fait une dernière apparition à l'écran dans le film allemand «Schöner Gigolo, Armer Gigolo» (1978).

Ayant refusé de se laisser filmer, on n'entendra que sa voix dans «Marlene» (1984), le documentaire qui lui est consacré, réalisé par Maximilien Schell.

Marlène Pilaete