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Mabel NORMAND (1892 / 1930)

Mabel Normand

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Mabel Normand (née à Staten Island, U.S.A.) se lance dans le cinéma en 1910.

Grâce à Mack Sennett, qui a décelé ses dons, elle devient dès 1912 la star féminine comique n° 1 de l'écran. Elle est notamment la vedette de «The Water Nymph» (1912), «Mabel's Lovers» (1912), «Mabel's Adventures» (1912), «The Speed Queen» (1913), «For the Love of Mabel» (1913), «Mabel's Latest Prank» (1914), «Mabel at the Wheel» (1914), «Mabel's Busy Day» (1914), «Tillie's Punctured Romance» (1914), «Mabel Lost and Won» (1915), «Mabel and Fatty's Married Life» (1915), «The Little Teacher» (1915), «Fatty and Mabel Adrift» (1916), «Mickey» (1918), «The Venus Model» (1918), «Sis Hopkins» (1919), «The Slim Princess» (1920), «Molly O'» (1921),…

Dans la première moitié des années 10, elle assure en outre la réalisation ou la co-réalisation de quelques-unes de ses comédies.

Au fil des ans, son comportement devient de plus en plus fantasque et imprévisible.
 Elle consacre beaucoup de temps aux sorties et ne dédaigne pas l'alcool et, sans doute, la drogue.
Sa santé commence à s'en ressentir.

En février 1922, elle est mêlée à une tragique affaire, encore non-élucidée aujourd'hui : l'assassinat du metteur en scène William Desmond Taylor, dont elle était très proche et qu'elle est la dernière à avoir vu vivant. L'enquête fait la une des journaux et on ne tarde pas à commenter de manière défavorable la vie assez agitée de la vedette. Son image est ternie.

Elle arrive à se relever peu à peu et trois films dont elle est la protagoniste, «Head Over Heels» (1922), «Suzanna» (1923) et «The Extra Girl» (1923), sont distribués après cette triste histoire. Malheureusement, le jour de l'an 1924, son chauffeur, qui l'a conduite chez le millionnaire Courtland Dines , blesse celui-ci en lui tirant dessus avec le revolver de l'actrice. Ce second scandale porte un coup fatal à sa carrière.

Sa réputation déjà bien altérée est atteinte à nouveau en septembre de la même année lorsque, dans une affaire de divorce, une épouse évoque, probablement sans fondement, une aventure extra-conjugale que son mari aurait eu avec elle.

Après une pièce de théâtre en 1925 qui tourne au fiasco, Mabel Normand apparaît encore dans cinq court-métrages en 1926 et 1927 et se retire.

Quelques années plus tard, elle meurt, victime de la tuberculose.

Marlène Pilaete