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Marie PREVOST (1896 / 1937)

Marie Prevost

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Marie Prevost (née à Sarnia, Canada) débute à l'écran en 1916.
 On la retrouve très vite sous contrat chez Mack Sennett qui ne tarde pas à estimer la jeune fille trop douée pour rester une «bathing beauty» anonyme et lui confie rapidement de véritables rôles.
 Elle est alors l'interprète de, notamment, «Her Nature Dance» (1917), «East Lynne with Variations» (1918), «Yankee Doodle in Berlin» (1919), «Love, Honor and Behave» (1920) ou encore «A Small Town Idol» (1921).
 Son talent attire bientôt les convoitises d'autres studios et elle finit par quitter Sennett en 1921.

Désormais, c'est en tant que star à part entière qu'elle continue son parcours durant le reste des années 20. Bien qu'elle prouve, de temps à autre, qu'elle se défende bien dans des rôles dramatiques, ce sont principalement ses dons pour la comédie qui sont exploités. Elle est la vedette de, entre autres, «A Parisian Scandal» (1921), «Moonlight Follies» (1921), «The Married Flapper» (1922), «The Beautiful and Damned» (1922), «Brass» (1923), «Cornered» (1924), «How to Educate a Wife» (1924), «Seven Sinners» (1925), «His Jazz Bride» (1926), «Up in Mabel's Room» (1926), «Getting Gertie's Garter» (1927), «The Girl in the Pullman» (1927), «The Racket» (1928), «A Blonde for a Night» (1928),…
 Elle est en outre dirigée à trois reprises par Ernst Lubitsch dans «The Marriage Circle» (1924), «Three Women» (1924) et «Kiss Me Again» (1925).

Elle tourne ses deux premiers films 100 % parlants, «The Flying Fool» et «Divorce Made Easy», en 1929.

A partir de 1930, sa carrière décline et elle est principalement employée dans des seconds rôles. Il semble qu'un problème de poids, lié à l'alcool dont elle abuse depuis la mort accidentelle de sa mère en 1926, soit à l'origine de cette situation.

Au fil des ans, son nom se fait de plus en plus discret au générique des films qu'elle tourne. Les rentrées d'argent diminuent et l'actrice, qui s'enfonce dans la précarité, est bientôt obligée de vendre sa maison de Malibu et de s'installer dans un petit appartement.

C'est là qu'elle elle meurt en 1937, usée prématurément par l'alcoolisme et la malnutrition.
 Ce n'est que deux jours après sa mort que l'on découvre son cadavre, portant des traces de morsure. Selon certains, son chien, affamé et enfermé avec elle, aurait commencé à la dévorer. D'autres battent en brèche cette macabre hypothèse et estiment plutôt que l'animal, surpris de voir sa maîtresse sans réaction, aurait tenté de la réveiller en la mordant à plusieurs reprises.

Marlène Pilaete