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Simone SIGNORET (1921 / 1985)

Simone Signoret

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Simone Signoret (née à Wiesbaden, Allemagne, de parents français) débute à l'écran en France en 1941 comme figurante.

Ce n'est qu'en 1946 qu'on commence véritablement à la remarquer, notamment grâce à son rôle important dans «Macadam».
 Elle devient une star grâce à «Dédée d'Anvers» (1947), réalisé par son premier mari, Yves Allégret.
 Par la suite, elle est la vedette de, entre autres, «Manèges» (1949), «La ronde» (1950), «Casque d'or» (1952), «Thérèse Raquin» (1953), «Les diaboliques» (1954), «La mort en ce jardin» (1956) ou encore «Les sorcières de Salem» (1957), dans lequel elle tourne pour la première fois avec Yves Montand, son époux depuis 1951.

Un des sommets de sa carrière est atteint lorsque le film anglais «Room at the Top» (1959) lui vaut une Palme à Cannes et l'Oscar de la meilleure interprétation aux Etats-Unis.

Par la suite, elle continue son parcours avec, notamment, «Le jour et l'heure» (1962), «Compartiment tueurs» (1965), «Ship of Fools» (1965), «L'armée des ombres» (1969),…

Cependant, les années 60 sont plutôt une période de transition pour l'actrice.
 Elle tourne régulièrement et continue à recueillir d'excellentes critiques mais, dans l'ensemble, cette décennie est un peu moins éclatante.
 C'est aussi l'époque où son physique se transforme. Sa silhouette commence à s'épaissir et son visage se marque peu à peu.

Au début des années70, il faut se rendre à l'évidence : la grande beauté de ses jeunes années s'est altérée et elle apparaît comme prématurément vieillie. Mais le talent reste bien sûr inchangé.

Avec sa bouleversante création dans «Le chat» (1971), elle reprend sa place au sommet du cinéma français et les rôles marquants se succèdent à nouveau.
 On la voit alors dans, entre autres, «La veuve Couderc» (1971), «Les granges brûlées» (1973), «Police Python 357» (1975), «La vie devant soi» (1977), pour lequel elle obtient un César, «Judith Terpauve» (1978), «Chère inconnue» (1980), «L'étoile du Nord» (1982),…

Avant son décès, dû au cancer, elle a encore l'occasion de tourner pour la télévision «Thérèse Humbert» (1983) et «Music Hall» (1985).

Marlène Pilaete