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Louise BROOKS (1906 / 1985)

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Après une carrière de danseuse qui la mène notamment aux George White's Scandals en 1924 et aux Ziegfeld Follies en 1925, Louise Brooks (née à Cherryvale, U.S.A.) débute à l'écran à la Paramount en 1925.
 Elle devient rapidement une des jeunes stars de la firme.

On peut alors la voir dans, entre autres, «It's the Old Army Game»(1926), «Love 'Em and Leave 'Em» (1926), «Evening Clothes» (1927), «Rolled Stockings» (1927), «The City Gone Wild» (1927), «A Girl in Every Port» (1928), «The Beggars of Life» (1928),…

En 1928, elle ne renouvelle pas son contrat et se rend en Allemagne pour être la vedette de «Die Büchse der Pandora» (1929) du grand réalisateur G.W.Pabst.
 Elle rentre ensuite brièvement aux U.S.A. où elle refuse de prêter sa voix à «The Canary Murder Case» (1929), le dernier film qu'elle avait tourné en muet avant son départ et que la Paramount désire diffuser en version parlante.
 La firme est dès lors contrainte de demander à une autre actrice, Margaret Livingston, d'effectuer le doublage.

Louise Brooks repart alors en Allemagne où Pabst la dirige dans un second chef d'œuvre, «Das Tagebuch einer Verlorenen» (1929).

Après un film français, «Prix de beauté» (1930), elle revient dans son pays natal où elle s'aperçoit que sa carrière de vedette est pratiquement terminée.
 En effet, aux U.S.A., «Die Büchse der Pandora» sort dans l'indifférence et ses deux autres films européens ne sont même pas distribués. Le travail qu'elle a fourni sur le Vieux Continent ne lui vaut aucune considération et son escapade est considérée comme un échec.
 De plus, à Hollywood, on ne lui pardonne guère d'avoir refusé de synchroniser «The Canary Murder Case». Elle ne tourne alors plus que dans des films sans intérêt et disparaît des écrans après un western de série B, «Overland Stage Raiders» (1938).

Dès le milieu des années 50, un culte particulier, toujours vivace aujourd'hui, commence à se développer autour d'elle.
 Elle sort alors de l'oubli dans lequel elle était plongée depuis de nombreuses années et, au fil des ans, rédige plusieurs textes traitant du cinéma.

Marlène Pilaete