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Marion DAVIES (1897 / 1961)

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Marion Davies (née à Brooklyn, Etats-Unis) se fait d'abord connaître sur scène, en participant notamment aux Ziegfeld Follies.

Elle débute à l'écran dans le rôle principal de «Runaway Romany» (1917), produit et réalisé par son beau-frère, George W. Lederer.
 Après ce premier essai, le puissant magnat de la presse William Randolph Hearst, dont elle est la maîtresse, charge sa propre compagnie cinématographique de produire les films de la jeune actrice.
 Elle accède directement au rang de vedette et on peut la voir dans, entre autres, «Cecilia of the Pink Roses» (1918), «Getting Mary Married» (1919), «April Folly» (1920), «Enchantment» (1921),…
 L'accueil réservé à ses prestations est alors variable.

Heureusement, en 1922, le grand succès de «When Knighthood Was in Flower», qui figure parmi les meilleurs recettes de l'année, lui apporte une certaine légitimité et conforte considérablement son statut de star.

Elle est par la suite l'interprète de, notamment, «Little Old New York» (1923), «Lights of Old Broadway» (1925), «Beverly of Graustark» (1926), «Tillie the Toiler» (1927), «The Fair Co-Ed» (1927), «The Patsy» (1928), «Show People» (1928), «Marianne» (1929), «Not So Dumb» (1930), «The Bachelor Father» (1931), «It's a Wise Child» (1931), «Blondie of the Follies» (1932),…

Si Hearst la préfère dans les rôles dramatiques ou d'ingénues, c'est dans des comédies que son talent est le mieux mis en valeur.

Dès 1933, sa carrière commence à décliner et elle se retire en 1937.

Quelques années plus tard, sa réputation sera entachée par «Citizen Kane» (1941) d'Orson Welles, biographie déguisée de Hearst. En effet, alors qu'elle avait été une brillante et populaire comédienne, on l'identifiera bien injustement au personnage de Susan Alexander, la cantatrice sans talent incarnée par Dorothy Comingore.

Elle reste aux côtés de Hearst, dont l'épouse officielle ne consentira jamais au divorce, jusqu'à la mort de celui-ci en 1951. Elle meurt dix ans après lui.

En 1993, à l'occasion du décès de Patricia Van Cleve Lake, que l'on avait toujours présenté comme la nièce de Marion Davies, on apprendra qu'elle était en réalité la fille de la vedette et de son célèbre amant.

Marlène Pilaete