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Mary PICKFORD (1892 / 1979)

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Sur scène depuis l'enfance, Mary Pickford (née à Toronto, Canada) débute à l'écran aux Etats-Unis en 1909, à la compagnie Biograph.
 Sa popularité croît rapidement et, à la fin de cette année, elle est déjà une star.

Sous la direction de D.W.Griffith, elle tourne de nombreux films comme «The Little Teacher» (1909), «The Mountaineer's Honor» (1909), «Wilful Peggy» (1910), «Ramona» (1910), «An Arcadian Maid» (1910),…

En 1911, elle signe successivement avec les firmes IMP et Majestic, qui lui offrent à chaque fois une augmentation de salaire.
 On la voit alors dans, notamment, «Their First Misunderstanding» (1911), «In the Sultan's Garden» (1911), «The Courting of Mary» (1911), «Little Red Riding Hood» (1911),…

En 1912, elle est de retour à la Biograph où Griffith la dirige à nouveau dans plusieurs films, parmi lesquels «Lena and the Geese» (1912), «Friends» (1912) ou encore «The New York Hat» (1912).

En 1913, elle signe avec Adolph Zukor. Bientôt surnommée "La petite fiancée de l'Amérique", son salaire atteint en quelques années des sommes astronomiques.
 Elle est alors la vedette de, entre autres, «Caprice» (1913), «Tess of the Storm Country» (1914), «Cinderella» (1914), «Mistress Nell» (1915), «Rags» (1915), «Hulda from Holland» (1916), «Poor Little Peppina» (1916), «The Poor Little Rich Girl» (1917), «The Little Princess» (1917), «Rebecca of Sunnybrook Farm» (1917), «Stella Maris» (1918), «Captain Kidd, Jr.» (1919),…

Elle tourne ensuite trois films pour la First National, «Daddy Long Legs» (1919), «The Hoodlum» (1919) et «Heart O'the Hills» (1919), avant de travailler désormais pour la United Artists, la maison de production dont elle est en 1919 la co-fondatrice avec Charlie Chaplin, D.W.Griffith et Douglas Fairbanks, son époux de 1920 à 1935.

Au cours des années 20, elle reste une des étoiles les plus importantes de Hollywood et est l'interprète de, notamment, «Pollyanna» (1920), «Through the Back Door» (1921), «Little Lord Fauntleroy» (1921), un remake de «Tess of the Storm Country» (1922), «Rosita» (1923), «Little Annie Rooney» (1925), «Sparrows» (1926), «My Best Girl» (1927),…

Au cours d'un voyage en U.R.S.S. en 1927, elle apparaît brièvement dans son propre rôle dans «Potseluj Meri Pickford».
 Bien que, durant sa carrière, elle ait tenu toutes sortes de rôles, c'est dans celui de petite fille ou d'adolescente que le public la préfère.

A l'arrivée du sonore, elle décide d'adopter à l'écran une image plus mûre et plus sophistiquée. En 1928, elle coupe ses longues boucles blondes et l'événement fait la une des journaux. Mais ses fans sont quelque peu décontenancés. Ayant adulé le personnage de la «petite Mary», ils sont réticents à voir celle-ci “grandir”.
 Elle réussit toutefois à remporter l'Oscar de la meilleure interprétation pour «Coquette» (1929), son premier film parlant, qui est une grande réussite au box-office. On la voit ensuite aux côtés de Douglas Fairbanks dans «The Taming of the Shrew» (1929), qui, tout en remportant un joli succès, a cependant moins d'impact que l'on pouvait s'imaginer.

Le parcours d'actrice de Mary Pickford s'achève avec «Kiki» (1931) et «Secrets» (1933), deux échecs commerciaux.
 Comprenant que les goûts des spectateurs ont évolué et qu'elle n'arrivera plus à retrouver les sommets qu'elle avait atteints à l'époque du muet, elle décide alors de se retirer, à la tête d'une considérable fortune.

On la retrouve encore à quelques reprises au générique de plusieurs films, mais, cette fois, en qualité de productrice.

Marlène Pilaete